VTT MURET les biclous sauvages
VTT MURET

Le Rando Blog

Ceci est un espace dédié principalement aux Biclous Sauvages.
Eux seuls peuvent déposer leur compte-rendu de leur randos.
Par contre tout le monde peut en profiter.

  • Arbas 13 06 2021

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    Certains d’entre nous, comme moi, travaillant la semaine, nous cherchions une destination pour aller rouler ce dimanche. C’est Steven qui s’y colle en premier en proposant le Pic de Nore, proposition que je me dépêche d’accepter, mais Sylvain objecte rapidement que les prévisions météorologiques caniculaires l’inciteraient plutôt aller chercher un peu de fraicheur vers les Pyrénées ariégeoises, idée qu’il s’empresse de battre en brèche, puisqu’il nous dit finalement chercher une trace vers Aspet… idée qui, j’avoue, ne me séduit guère, mais la magie des réseaux sociaux de couleur verte permet à Jérôme de proposer une trace sur Arbas, que nous ne retiendrons d’ailleurs pas vu que GuillaumeF nous en propose d’autres validées par un membre d’Ariège Enduro alors qu’il ne compte même pas rouler avec nous, c’est dire le niveau de l’esprit de cohésion, de partage et d’entraide qui règne au sein de notre magnifique association. Le débat ainsi que la phrase précédente auraient pu continuer encore longtemps, mais soucieux de maîtriser la distance et le D+, je prends les choses en main et propose de faire un mix des traces fournies par GuillaumeF : au programme deux boucles au départ d’Arbas, l’une au sud et l’autre au nord avec des circonvolutions diverses et variées, 30 km et 1300 de D+.

    C’est ainsi que Steven, Sylvain, Jérôme, Christophe (qui n’avait pas proposé de destination mais est venu quand même) et moi-même nous retrouvons à Arbas en ce dimanche qui s’annonce chaud et beau pour reprendre la célèbre contrepèterie dont la légende attribue l’origine à la patrie de Steven.

    La première montée, qui part au sud d’Arbas si vous avez bien suivi, est constituée exclusivement d’une route en pente, comme d’ailleurs la quasi-totalité des montées suivantes. Je précise que les montées se font par des routes en pente afin que Sylvain, qui ne manque  jamais une occasion de me faire remarquer que finalement, je fais beaucoup de route…, ait une occasion supplémentaire de faire des commentaires. Petite caractéristique récurrente des dites montées sur route, outre la présence de goudron, le fort pourcentage des pentes associées… et plus nous avancerons dans la journée, plus les pourcentages avanceront avec nous. Par contre, nous serons presque toujours à l’ombre des arbres, ce qui s’avérera précieux en cette journée de canicule. Donc bref, première montée qui nous fait rapidement prendre 350 m de D+ et rejoindre le hameau de Labaderque (très joli). Je soumets sans réelle conviction une alternative au groupe : faire 350 m de D+ de plus sur la route pour aller chercher la spéciale dite « L’usine » mais, en l’absence de Julien, la raison et la crainte de la chaleur l’emporte et nous décidons de suivre la trace initiale. A voir la prochaine fois car la descente qui nous attend (facteur on the bike) commence et finit sur la route, et la partie centrale en forêt ne nous laissera pas un souvenir impérissable malgré la beauté du lieu. Bizarrement pour un sous bois il y a un peu de caillasse et ça tabasse. La mousse humide est parfois piégeuse mais le tout manque d’engagement et/ou de flow et reste assez court.

    Nous restons donc sur notre faim et repassons par Arbas pour aller chercher le côté Nord. Deuxième montée par la route (voir la description de la première pour les caractéristiques) et nous nous arrêtons à mi-pente pour « Arbas 3 sans Barrière » si l’on en croit Strava. C’est déjà mieux, on retrouve un single naturel et plus joueur dans la forêt, mais qui reste sans comparaison avec ce que nous pu gouter récemment sur d’autres terrains. Cette deuxième descente nous ramène plus bas sur la route et nous reprenons la même montée par la route exercice que nous renouvellerons plusieurs fois plus loin. Cette fois- ci nous montons jusqu’au point culminant de notre rando à 800 m à savoir le mont Aragnoué et ses antennes (décidément, il y en a partout). Première trace à gauche (sapin première partie), on change de registre. C’est travaillé de frais avec du bois pour les appuis dans les virages, une pente honorable et quelques petites marches et de suite ça devient plus joueur. C’est pas vieux et ça mérite d’être roulé mais c’est clairement sympathique ! Petit bout de chemin et on replonge pour la sapin deuxième partie avec un début à base d’épingles bien serrées et bien dans la pente : de mieux en mieux…

    Remontée par le chemin intermédiaire puis par la route prise précédemment pour rejoindre à nouveau les antennes du mont Aragnoué pour aller chercher cette fois-ci une trace plus naturelle dont le début n’est pas évident à dénicher mais qui nous offrira quelques passages bien techniques dans un décor de sous bois féérique avant d’aller rejoindre la sapin première partie à mi-pente et dont nous referons la moitié inférieure avec grand plaisir.

    Troisième remontée par la même route (c’est la faute à Steven qui m’a avoué ne pas aimer faire deux fois la même montée) mais nous bifurquons sur la droite avant d’atteindre le sommet, nous arrêtons pour manger un bout tout en écoutant Sylvain pérorer sur les spécialités culinaires et la malbouffe avant d’emprunter la dernière descente (Il était une fois dans l’ouest) sur La Ribereuille, qui sera assez rapide et, bien que sympathique, ne nous permettra cependant pas d’atteindre le même niveau de plaisir que sur les précédentes. Retour à Arbas en longeant le cours d’eau du même nom.

    Au final 29 km et 1365 m, 95 % à l’ombre, dans un décor très agréable et avec quelques pistes travaillées qui peuvent devenir très intéressantes. Le tout à une heure de Muret.

    J’allais oublier l’épicerie/bar/restaurant et son sympathique tenancier sur la terrasse ombragée de laquelle nous nous désaltèrerons à grand renfort de bière ariégeoise, sauf le petit bien sûr qui reprendra une glace.

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    Merci à mes complices du jour pour leur gentillesse habituelle et leur patience en montée.

  • Pic du Jer 10/06/2021

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    Site reconnu mondialement grâce à la coupe du monde Mountain Bike et sa piste noire en plein cœur de Lourdes. Fabrice et moi-même avons testé pour vous!

    Tarif 20 euros la journée ou pass vtt + plat du jour 28 euros.
    Montées en funiculaire illimitées toutes les 20mn entre 10h et 17h20(18h20 en période estivale)
    les pistes :
    - DH bleue 4km D-450m
    - DH rouge 3km D-450m
    - DH noire 2km D-450m
    - Enduro rouge 9,5km D-700m D+210m
    - Enduro noire 6km D-700m D+220m

    Les présentations sont faite, 10h nous badgeons et prenons place dans le funiculaire à coté du patrouilleur VTT de l'équipe Bike and Py partenaire du Pic du Jer pour l'exploitation des pistes VTT. Sympa comme boulot non ? nous faisons la connaissance de son équipe et de son jeune stagiaire. Sympa aussi comme stage école non? Quand ton maître de stage te demande si tu veux faire une descente ou prendre un café en premier.
    Bref nous on est venu pour descendre et profiter un max. C'est parti pour la piste bleue : une intimidation s'empare en moi face à cette piste dite "Flow Trail". Elle est d'une surface si lisse et si bien tracée : des virages ultra relevés à nos yeux(Fabrice est en admiration totale), c'est somptueux. Les tables sont sans danger même si tu es trop court, je vais prendre un énorme plaisir de pilotage. J'ai pas le souvenir auparavant d'avoir ressenti autant de flow sur une piste!
    Un deuxième sentiment étrange nous interpelle avec Fabrice dans la montée suivante : les locaux embarquent et on peut le dire on passe pour des touristes. Bienvenu les gars dans le monde de la DH c'est une autre sphère. L'enduro à coté comment vous dire...c'est cheap! Par les montures déjà, là c'est du très lourd, les équipements des pilotes aussi, on ressemble aux Daft Punk face aux Warriors Trash Metal. On vous laisse vous échauffer sur la piste rouge, nous on va prendre quelques photos...
    Cette DH rouge(l'ancienne bleue) on va bien évidemment la tester aussi : la pente est modéré, les sauts sont plus gros. Elle se croise avec la bleue et parfois emprunte les mêmes sections. Du coups tu peux aussi mixer un peu des 2, quelques passages sont plus cassant et plus technique avec un pierrier sur la fin. Une ligne de 3 sauts s'enchainent avec une longueee double, une plus courte qui kick plus et un gros rocher pour finir : Belle démo par un rider tarbais que j'ai décidé de ne pas suivre voyant sa prise d'élan radioactive.
    Bilan matinée 2 bleues 2 rouges. Pause repas magret sauce cèpes au resto du Pic du Jer. On est vraiment privilégié alors on s'empresse de vous faire partager ces beaux moments sur WhatsApp.

     

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    On décide de basculer de l'autre coté du sommet pour tester la piste enduro rouge : une 1er partie tout en single pyrénéen étroit qui défile entre les fougères, j'aime beaucoup. Ensuite une piste 4/4 permet de remonter au col des 3 croix et de descendre la 2éme partie + shapée en sous bois. Bien technique avec des épingles serrées pas facile à négocier encore pour Fabrice. il faut compter une bonne heure pour faire cette boucle de l'envers du Pic du Jer.
    Bon et cette fameuse descente de coupe du monde on y va la chercher maintenant ? On nous déconseille la 1er partie trop engagée alors pour une fois on écoute. On débute par la seconde partie et c'est superbe! Des cassures qu'on peut sauter ou enrouler, 2 ou 3 doubles qu'on se contente de contourner et un road gap qu'on admire...

     

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    la dernière partie est bien technique et engagée mais tout passe à vitesse modérée. il y a pas moyen Fab je veux aller voir aussi la 1ere partie et c'est validé avec un passage en forme de S qui s'enroule bien sur le bike...+ difficile à pied en revanche pour Fabrice et sa monture(pas de vidéo mais quelques éclats de rire). On prendra en suivant la ligne variante noire avec des sauts et doubles + abordable je pense une prochaine fois. Globalement cette DH noire est très engagée si tu y vas fort mais tu prends beaucoup de plaisir aussi avec moins d'engagement. Nous voilà + rassurés, comme quoi l'enduro c'est une bonne école aussi.

    17h00 dernière remontée pour aller chercher la piste enduro noire ce coups ci. La 1ere partie coupe la piste 4/4 à plusieurs reprises, c'est joueur et bien engagé aussi puis passage en sous bois avec quelques sauts bien shapés. Même piste 4/4 pour remonter au col. J'aperçois l'enchainement magique sur la ligne des tables de la DH bleue. Je fais une première demande à Fabrice pour la rouler avant d'enchainer la seconde partie de la piste enduro noire. Je me rate la ligne au niveau d'une passerelle alors je fais une deuxième demande acceptée(on gagne un temps fou dans les remontées avec Fab). Le plaisir est prolongé alors jamais 2 sans 3 ! on est dingue.
    De retour au col pour la xx fois ce coups ci on emprunte la 2ème partie de l'enduro noire très belle aussi mais qui nous ramène très vite non loin du col des 3 croix. On cherche pas trop à batailler et on décide de se finir par la rouge où seul Fab va gouter à la terre battue, période Rolland Garros l'oblige.
    Retour au parking 18h30 on est les deux derniers Riders tout comme on était les 2 premiers le matin sur place !

    Bilan :
    J'ai toujours entendu des avis partagés sur le Pic du Jer, notamment sur le temps d'attente éventuel du funiculaire et la qualité des pistes. Aujourd'hui j'ai mon avis personnel de juin 2021 c'est superbe! Le site a rien à envier des Bikes Park avoisinants. testé en semaine, hors saison, sur terrain sec avec des nouvelles pistes. tout était réuni! Un ride hors norme avec d'excellentes sensations, le tout dans un paysage de montagne avec vue panoramique et avec un ami rider en osmose parfaite!
    See you Pic du Jer

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  • Citou - Dimanche 6 juin 2021

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    C’est sur une proposition de Fabrice que nous décidons d’aller rouler ce dimanche à Citou dans l’Aude.
    Le mot magique « casque intégral » est donné et on se retrouve vite à 7 pour cette journée typée enduro avec Marc, Julien, Fabrice, Jérôme, Sylvain, Baptiste et moi-même.

    Départ à 7h de chez Marc, nous arrivons à Citou autour de 8H30 avec un beau ciel bleu et un petit vent frais qui vont nous suivre toute la journée… le temps parfait.

    Départ à 9h pour la première montée sur une piste large qui se fera sans difficulté pour aller chercher la première descente :
    La « Nouvelle variante DH Lespinassière » nous fait de l’œil et tout le groupe s’y engage avec bonheur. La première partie est uniquement rocheuse avec des relances qui nous oblige à descendre du vélo mais nous arrivons vite en partie boisée avec sous nos crampons un mélange de terre/tourbe qui fait même sourire nos pneus. Un grip de fou, le terrain n’est ni sec ni gras, du flow, de la vitesse, des épingles que l’on passe en mode glisse… Bref tout y est.

    A l’arrivée, un petit ruisseau piégeur nous attend. Ne surtout pas tomber côté gauche autrement c’est le grand bain. Portage obligatoire puis à chacun sa technique, avec ou sans les chaussures. C’était pas non plus le Mississippi mais tout le monde a réussi sa traversée.

    La seconde montée se fera heureusement par la route (la seule de la journée) car très longue, surtout le dernier kilomètre qui grimpe fort. Content d’arriver enfin au sommet nous prenons une piste sur la droite et devinez quoi ? Surprise, ça monte encore. Heureusement nous savons qu’une nouvelle descente nous attend et ça redonne le smile au groupe, sauf à Jérôme et à Fabrice car ils l’ont aussi dans les montées.

    La journée s’enchaîne et les descentes aussi :
    SP1 (les racines)
    Grip grip grip
    Joséémonidole
    Croix de sous
    Lespi devers + Lespi les dalles
    DH antenne

    Elles sont à peu de chose près les mêmes que la première de la journée (ça m’arrange car je ne m’en souviens pas beaucoup) donc un régal.

    Les montées aussi, le régal en moins sauf pour celle qui a suivi la pause casse-croûte quand Sylvain décida pendant quelques minutes de se poser des questions existentielles sur les animaux à sang froid… pour finir sur les grenouilles qui gèlent en hiver et ressuscitent au printemps. Mais qu’est-ce qu’il y avait dans son sandwich? Cet épisode était quand même instructif et un peu drôle. C’est à partir de là que tout le monde y est allé de sa blague, plus ou moins « grasse ». Donc impossible pour moi d’en révéler les contenus… Forum public oblige.

    Nous arrivons autour de 16h aux voitures après une grosse journée et c’est à ce moment-là, pensant que la bière nous tend les bras que le « Fischer show » commence. En véritable chauffeur de salle il motive le groupe pour aller chercher une dernière descente, la « Descente du château » ce qui veut dire une dernière montée alors que nous sommes déjà autour de 1900 de D+. Tout le monde adhère (quel fédérateur ce Julien) et remonte sur son VTT.
    Sauf Marc, notre vénérable président qui n’était pas dans sa plus grande forme aujourd’hui. Certains diront même qu’il n’y a pas que sur un vélo qu’il est dans le rouge, Olivier D en aurait-il la preuve… affaire à suivre.

    C’est donc à 6 que nous attaquons la dernière montée par la première piste du matin sans aller tout en haut et heureusement car ce fut très dur (surtout pour moi). Nous attaquons donc la « descente du château » qui est la plus engagée de la journée avec seulement du cailloux et du rocher. Un pur bonheur au bon souvenir de notre week-end dans le massif du Caroux. La meilleure de la journée à mes yeux.

    Retour aux voitures à 17h pour de bon cette fois-ci avec 50 Km dans les pattes et 2250 de D+.
    Le moment de déguster une bière bien fraîche est arrivé et ça fait du bien.

    Aucune crevaison à déclarer, juste un levier de frein tordu pour Julien et un galet tendeur cassé pour Sylvain.
    Pas de bobos non plus mais une belle frayeur pour Baptiste qui a fait un OTB dans une épingle et n’a pu éviter de tomber avec le vélo plusieurs mètres plus bas dans le ravin. Par chance, le pilote et sa monture s’en tirent indemne. L’odeur du houblon frais dans la voiture de Fabrice lui a-t-il donné l’envie de couper tout droit ?

    Merci aux biclous pour cette super journée avec descentes, paysage et météo au rendez-vous.
    Merci à Julien pour ta motivation qui nous a amené sur cette dernière descente et à Fabrice pour ton aide dans cette dernière montée.

    A bientôt
    Guillaume P

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  • Sortie Albine du 30 Mai 2021

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    Le village d'Albine dans le Tarn (terre de Julien) n'est plus inconnu puisque nous y déjeunons régulièrement lors des sorties au départ de Pradelle. Vu le potentiel du lieu je me suis dis qu'il serait intéressant d'en faire un point de départ afin de rester sur le coté nord de ce massif qui relie le Tarn à l'Aude donc de rester du coté terreux . Mon idée était d'aller se faire une descente sur Labastide Rouairoux puis de remonter (2 fois) au Roc de Peyremaux pour descendre une fois à droite (la descente connue) et une fois aàgauche (descente a découvrir)
    Départ de 07h20 de chez Steven pour atteindre Albine vers 09h00 ou nous commençons la journée par un petit dénivelle d'environ 600 m de D+ qui commence par un chemin bucolique au bord d'un ruisseau puis par un enchainement de pistes qui nous mènent en haut de Rouairoux. De là un single descend quasi sans relâche jusqu'au village. Si le départ et la fin du single sont sans grand intérêt une bonne majorité et un vrai régal avec des virages relevés et quelques sauts le tout bien intégré dans le parcours naturel. Les sauts ne sont pas monstrueux et à mon avis parfaitement gérables pour peu que l'on soit un peu habitué à l'exercice (en tout cas abordable par les plus affuté d'entre nous sur ce sujet, la bande des 5 ou 6, je vous laisse deviner).
    Un fois en bas il faut remonter ce que nous ferons en contournant le massif par l'est puis le sud / sud ouest. La remontée est assez longue et avec quelques ondulations sur des pistes quand nous bifurquons sur un single pour fut pour moi simplement magique par l'ambiance et la beauté des lieux . Nous voila sur un single principalement en devers suivant les courbures de la foret , tantôt verdoyante, tantôt couverte de feuille avec des ruisseaux, tantôt sombre au milieu des résineux. On a roulé plusieurs km dans un lieux féerique d'un calme étonnant propice à toutes les rêveries. Peut être faut il avoir des prédisposition sur le sujet pour apprécié mais ce fut un grand moment pour moi tellement j'ai aimé. Rien que pour ces quelques kms la sortie valait déjà le déplacement.
    Ensuite on est arrivé aux éoliennes pour atteindre rapidement le pied du Roc Peyremaux . Là on était déjà à 1500 de D+ et 41 km. Descente par la piste connue toujours aussi sympa avec son flow permanent. Une fois en bas on ne se pose pas trop de questions pour remonter directement et Steven ayant les bonnes jambes en profite pour appuyer un peu, derrière je sens que je ne peux pas répondre et qu'il va falloir que je gère. Mon corps m'envoi une première sommation en réduisant mes capacité d'au moins 30 % , je continue sous le soleil qui commence à bien chauffer, arrive alors la deuxième sommation par une attaque du moral. Je perd en motivation mais je continue, même si je suis plus proche de la tortue que du lièvre et comme apparemment je n'ai pas encore compris le message mon corps m'envoi sa dernière sommation soit des crampes aux 2 jambes en même temps et là forcément je cale. Cela ne m'est jamais arrivé sur les 2 jambes à l'unisson et bien tu ne peux plus rien faire du tout, me voilà planté sur le chemin à attendre que ça passe et ça passera (il m'a fallu marcher un peu quand même). Bizarrement ce coup de mou assez intense ne durera pas et je retrouverai vigueur pour la descente. Ce coup ci on part à gauche du rocher sur un single un peu travaillé et plutôt agréable mais rapidement on se retrouve sur des pistes sans intérêt avant de récupérer le trace (piste rouge) qui chemine dans une sorte de goulet gavé de feuille sur plusieurs dizaines de centimètres nous obligeant à rouler à l'aveugle ce qui est plutôt pénible (J'ai failli m'en mettre une). Heureusement cet épisode feuillu prendra fin et la suite est sympa mais sans être exceptionnelle car un peut trop linéaire (peu de virage) et de variété de terrain. Cette piste nous mènera quasi direct sur le village.
    Au final environ 60 kms pour un peu plus de 2300 de D+

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  • Brassac 28/05/2021

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    Découverte d'un nouveau spot pour nous, encore un! Je dis pour nous car le vtt y est déjà bien implanté depuis quelques années : l'enduro de Brassac. Alors pourquoi n'y avoir jamais planté nos pneus auparavant ? c'est une énigme...

    Initialement on devait partir à 4 mais GuillaumeF déclarant forfait à la dernière minute, après avoir passé une mauvaise nuit et des douleurs au dos. Ce sera finalement une sortie bureau, encore une journée boulot à pédaler.
    Nous allons suivre le tracé de l'enduro édition 2021 encore fraichement fléché du week-end dernier avec 1 ou 2 spéciales en sus au cas où. La 1ere montée révèle 3 spéciales toutes proches entre elles et on constate d'entrée un énorme taf du Brassac Lacaune vtt club sur ces pistes : mes chéris c'est shappé comme jamais. L'une d'entre elles est prénommé "Bike Park" sur Strava c'est pour dire. C'est la 3ème que l'on aurait pu squeezer à cause de Marc en revenant sur ce secteur mais une victoire de plus! Oui car on est allé tester 2 autres spéciales avant secteur nord : la Margot édition 2020 et la croix St Julien édition 2021. L'une étant plus propre que l'autre, c'est l'avantage d'y passer juste après l'épreuve enduro. Il n'y a pas de secret, c'est le genre de pistes qu'il faut bichonner et celle de la croix St Julien l'était à souhait.
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    Pour ceux qui arrivent à me suivre on comptabilise 5 descentes déjà dans ces 2 secteurs et en se dirigeant direction Brassac, on se retrouve très vite en haut du Pioch face à 3 nouvelles spéciales. On prendra celle de droite où on va valider tous les 3 un bel enchainement enroulé + envolé, encore du caviar cette ligne sculptée dans le granit.
    De retour à Brassac fort sympathique village réanimé, on réserve notre place au café mais pas pour tout de suite, seulement de l'eau fraiche pour grimper la route au sud a travers pâturage. Le départ de notre 7ème spéciale est un peu velu, il plonge rapidement vers l'Agout : un bijoux, adrénaline garantie descente bien engagée juste ceux qu'il faut pour que Fabrice et Marc puissent y gouter de + prêt.
    Dernière montée à chacun son rythme, on est bon rythmicien ou pas parait il, hein Marc? Je m'interroge où cela nous mène mais cette dernière descente sera le même topo que les autres.

    Pour résumé, cette sortie "c'est super c'est tout" d'après Marc! Un terrain perso que j'affectionne particulièrement. C'est à dire des montées pas trop longues et des descentes techniques, travaillées avec des virages relevés, beaucoup de sauts dans les 8 spéciales. On en oublie tous ces enchainements sur 40km et environ 1800 de D+. C'est presque trop! difficile de se rappeler de tout. Et bien enchainer c'est encore une autre histoire, il faut vraiment bien les connaitre mais pas que...un bon bagage technique et de l'engagement pour en profiter un max! inutile de dire qu'on a tricher à quelques endroits.

    En attendant d'y retourner sur ces pistes on a bien profité de la 9ème descente, 3 pintes blondes en terrasse comme promises.

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    See you

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  • Pic De Nore / Albine - 23/05/21 - L’Extase !

    Img 20210523 wa0001 1We de pentecôte de 3 jours pour la plupart donc encore plus de possibilités de sorties.

    Mais après sondage les biclous choisissent majoritairement les retrouvailles familiales pour ce déconfinement, quoi de plus normal !

    Notre irréductible Sylvain, toujours partant, sonde ça et là à la recherche de quelques motivés. Et c’est après quelques changements d’organisation dont je vous fais grâce, que Julien, retapé par ces 2 jours méditerranéens et ses multiples restos, pointe le bout de son nez, annonce sa présence et propose une trace du côté d’Albine (idée initiale de Sylvain) en partance de Pradelles via Pic de Nore.

    Il n’en suffit pas moins à Baptiste, qui vient de récupérer son vélo fraîchement réparé par un artisan de Cahors (hauban carbone fissuré) et ma pomme pour se joindre à la sortie.

    Le souvenir de notre sortie du 01 avril sur ce spot est encore marqué dans notre mémoire.

    Je ne voulais pas spécialement résumer le départ, mais je voudrais quand même m’attarder sur le chargement des vélos chez notre ami Sylvain, spécialiste en la matière, ayant par ailleurs déposé une thèse sur le sujet …. bref tout ça pour dire que 3 enduros dont un spé c’est pas facile à charger au réveil et après la bière !

    Je profite du trajet pour expliquer à Sylvain comment réduire ses temps de parcours grâce à waze et aux stages de récupération de points, mais ma thèse ne l’a point convaincu.

    Nous voilà garés à Pradelles-Cabardès au bord du lac. Nous étions concentrés sur la météo pour s’assurer qu’il n’y ait pas de pluie qu’on a oublié de regarder les températures. Et ça caille !!!

    Changement express, un café chaud et c’est parti pour l'ascension du Pic de Nore par la route si chère à notre président, qui je vous rappelle l’a gravi par deux fois dont une de Roquefère lors de notre précédente sortie.

    Finalement cette montée nous réchauffe et nous arrivons en moins de 45 min au sommet.

    Et à partir de là le spectacle commence ….

    Julien a confié la trace à Sylvain pour suivre sur son gps mais il connaît tellement bien les lieux qu’avec Baptiste on se demande pourquoi un gps !

    On démarre donc la descente par la DH Clamoux (1ere partie), superbe piste en sous-bois, un décor magique, un tracé naturel, une tourbe moelleuse à souhait, des virages enchaînés, … si bien qu’arrivés en bas on se retrouve tous avec le même sourire béat tellement c’était bon !

    Julien a repéré tous les singles du coin, et on ne fait que rentrer dans les sous-bois à la découverte de ces pistes incroyables, c’est tellement roulant qu’on ne sent même pas les relances. On prend le single de la niche au pas de loup puis direction le Roc de Peyremaux, que nous avions escaladé lors de notre sortie Cabesprine-Albine fin mars.

    De là nous enchainons la DH Peyremaux Flow trail, que je ne vais pas vous décrire car toutes nos descentes ont la même description … de la magie ! Même Sylvain ne trouve plus ses mots tellement il semble prendre son pied.

    Et c’est partie direction Albine pour la longue DH du Plo de la croix, qu’on enchaînera d’un trait tant tout le groupe est dans le rythme. Un bijou cette descente !

    On se pose au pied de l’église pour un pique nique bien mérité et un local vient nous rejoindre pour parler vtt et spots environnants. Beau moment de partage.

    Nous prenons le temps car nous savons ce qui nous attend. Une longue remontée jusqu’au sommet par la piste. Nous restons ensemble, ce qui permet de maintenir un bon rythme. Ça papote et on arrive aux éoliennes sans avoir trop souffert.

    Pour éviter de suivre encore la piste, on décide de prendre quelques singles histoire de profiter un maximum de ces sensations, et on se refait un petit détour vers le Roc de Peyremaux pour tester un single que nous a indiqué le local d’Albine.

    Tellement tout s ‘enchaine que je ne fais pas attention à mon niveau de batterie et quand Julien annonce qu’il nous 200 de D+ pour rejoindre le Pic de Nore, je réalise que je vais finir à la pédale. Ce qui ajoute un smile supplémentaire à mes copains qui n’en avaient pas besoin.

    Mais en prenant la deuxième partie des singles que nous avions fait à l’aller, Julien propose une nouvelle découverte. Je sais que je vais le payer mais tant pis on fonce.

    Que dire de ce décor ! Incroyable ! On arrive jusqu’en bas au bord d’un ruisseau que nous longeons :

     

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    Mais au bout d’un moment on doit se résoudre à remonter à la poussette à travers le bois. En temps normal on aurait eu droit à quelques râlages mais là non tout le monde a quand même le sourire dans l’effort.


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    Il faut maintenant attaquer la remontée vers le pic. Donc ma fierté prend le dessus, je décide de leur montrer que je peux monter même sans batterie. je baisse la tête et j’appuie sur les pédales. Au bout d’un moment, n’entendant aucun chambrage, ni voyant personne me doubler, je décide de me retourner. Et là incroyable personne en vue ! Donc je peux faire une pause. Étant habitué à ces longues phases d’attente, je suis stupéfait de voir qu'ils n’arriveront pas forcément plus rapidement à ma hauteur, prétextant la découverte d’une cascade bucolique valant le détour.

     

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    Bref je comprends qu’il faut que je lève le pied et c’est tranquillement qu’on rejoint le sommet en pleine forme pour attaquer la mythique DH Nore 2020, la fameuse DH Secrète !

    Toujours aussi magique, on enchaîne si bien qu’elle nous paraît plus courte que nos derniers runs. Arrivés en bas, même pas 10 secondes nous séparent tant tout s’est enchaîné et chacun a pris un plaisir incroyable.

    Retour au lac de Pradelles, et à nouveau nous tergiversons pour le chargement des vélos !!

    Bref une bière bien méritée, nous reprenons la route car l’arrivée s’annonce tardive.

    Je pourrai finir ce CR sur ces mots, mais je dois vous faire part de la longue discussion du retour sur les évolutions du vtt, comment de la notion d’effort ultime nous évoluons vers une recherche permanente de fun dans les descentes. Du non intérêt de passer du temps à souffrir dans les remontées, que nous en venons naturellement au débat des vttae.

    C’est ainsi que nous faisons découvrir à Sylvain qu’il existe des vttae à mi chemin entre un vélo musculaire et un pur électrique … Je laisserai volontairement le suspens planer sur la suite de cette conversation, mais je suis convaincu que les Biclous Sauvages est un club qui vit avec son temps et qui évolue en permanence :)

    Fabrice

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