VTT MURET
 
  • Cols pyrénéens (route) 03/07/2022

    Img 20220731 wa0004L’expression « les années se suivent et ne se ressemblent pas » est totalement adaptée à ma pratique du vélo. L’année dernière j’étais à fond bike Park et cette année plus du tout. Ma première sortie à Vallnord n’a pas été vraiment satisfaisante, il faut dire que c’est parti super fort et trop vite pour moi alors que je n’étais pas dans le coup, pas assez d’entrainement pour réellement apprécier. Ensuite la chute de Vincent m’a profondément touché (ça aurait pu être moi) et marqué, à cela on ajoute la Covid et je n’étais plus prêt ni psychologiquement ni physiquement pour cette activité . Dans cet état je me tourne généralement vers ce que je sais sans doute faire de mieux soit du vélo de route. Pas vraiment besoin de technique, juste besoin de pousser sur les pédales jusqu’à épuisement du corps et de l’esprit.
    C’est donc dans ce but que je propose à Steven (et éventuellement d’autres biclous) d’aller faire quelques cols ariégeois. Départ de Saint Girons pour faire le col vde la Crouzette par Riverenert. On montera ensemble à petit rythme jusqu’à col sur une route super tranquille (une seule voiture sur 17 bornes) et avec un air frais (16° au col). Du col de la Crouzette on continuera de monter pour joindre le col de Portel et celui de Péguére que l'on atteindra en descendant.

    Img 20220731 wa0003On descendra le célèbre mur de Péguére (il vaut mieux effectivement le descendre que le monter) pour ensuite atteindre le col des Gaougnous nous permettant de filer ensuite vers le col de Port.Img 20220731 wa0002 On atteindra facilement le col de Port car ses pourcentages sont modérés à faibles. Jusque-là tout va bien et il fait encore bien frais. On décide ensuite de descendre sur Tarascon afin de remonter ensuite la vallée vers Auzat/Vicdessos. En bas les températures commencent à bien grimper et la chaleur à se faire ressentir. On enquille la vallée qui est un faux plat montant pas très agréable finalement . Il ne faut pas mollir pour avancer et la route est assez fréquentée en cette période estivale. Arrivée à Auzat on fait le plein d’eau et nous nous engageons vers le port de Lers (un peu plus de 10km de montée pour 800 m de D+). Je connais assez bien ce col et je sais qu’il est plus pentu au départ que sur la fin et surtout il est en plein soleil là où les pentes sont les plus fortes. J’y vais donc peinard car je sais que mes performances sont inversement proportionnelles à la température. De 30° au pied du col on atteint très vite 36°C au soleil et cette valeur est trop forte pour moi, je sens que je vais en chier. Je n’essaye même pas de coller au train de Steven que je laisse gentiment filer pour tenter de me gérer au mieux. En 4 kms je vide une gourde mais cela n’empêche pas la surchauffe d’arriver, ma jauge à énergie se vide à vue d’œil, la défaillance est proche alors je me mets à la recherche de la fraicheur qui arrivera par la présence salvatrice d’un petit ruisseau près de la route. Je m’arrête plus m’y vautrer tel un goret, j’y reste 15 bonnes minutes pour faire refroidir le moteur et ça marche. Peu à peu je me sens ravigoté et je retrouve un peu de jus ce qui me permettra de finir la montée sans trop souffrir. Inutile de préciser qu’après cet épisode mon seul objectif était de renter par la route la plus facile soit descendre sur Massat puis Biert et filer ensuite par la vallée sur Saint Girons ou Steven me servira de locomotive. Au final 117kms pour un petit 2400 m de D+ . Je visais au moins 3000m  D+mais j’ai été victime du réchauffement climatique, je vais aller porter plainte.
    Merci à Steven de m’avoir accompagné et supporté.

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  • Ancizan 10/07/2022

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    Après cette journée de m...Nous reprenons nos montures direction Ancizan sur les traces de la MTB TRAILS 65. Un spot enduro ouvert dans les Pyrénées en vallée d'Aure depuis pas mal d'années déjà. Je ne connais pas encore ce spot, c'est donc une découverte pour moi mais aussi pour Marc et Fabrice les seuls biclous disponible en ce dimanche 7 juillet 2022. Il y a pas mal de casse vous le savez chez les biclous, notre effectif est réduit. Il y a l'accident de Vince, nous irons lui rendre visite au CH de Bigorre à Tarbes après notre sortie. Baptiste au repos forcé pendant quelques temps. Mais aussi un Covidé c'est d'actualité, et des vacanciers c'est de saison!

    Je sens dès les premiers coups de pédale une journée difficile physiquement. Je vois partir Fabrice devant avec Marc à vive allure, à se demander s'ils sont pas tous les 2 en électrique. Et non Julien il va falloir que tu roules au mental et tu vas devoir chercher l'ombre, il fait très chaud pour compliquer la chose. Marc lui est dans une serenitude légendaire je l'ai jamais vu comme çà, le nucléaire le rassure et il fait joujou avec. Il alterne les modes eco, trail, le mode eco+ agréé par Fab, bref il fait mumuse et il a bien raison pendant que moi j'en chie dans cette premiere longueee montée. Fabrice lui rode son vélo en montée c'est sa premiere sortie enduro à la pédale avec un gros set up. Bon cette premiere ascension s'achève au bout d'1h30 soit 10km 770D+ à 7.5 % pour atteindre la Hourquette d'Ancizan. On va croisé beaucoup de monde sur cette route étroite, trop de bagnoles dommage!

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    On s'équipe et c'est partit pour la premiere spéciale dite "la salamandre". Cette piste est une des dernières traces ouvertes par l'association, empruntée lors du dernier enduro d'Aure. Une merveille ce sera la +belle de la journée avec un shape qualité bike park. L'environnement reste très bien préservé et plusieurs séquences s'enchaînent au milieu des buis avec un tel flow que nous arrivons trop vite en bas au village de Cadéac. 

    Plutôt que se taper la même montée par la route on decide de remonter par la piste forestière de Cadéac qui s'enchaîne merveilleusement sur la map. Cette montée est plus courte certe : 6,75km et 650D+ mais à 9.7 % de pente moyenne c'est pas pareil ! Fabrice qui commence à m'agacer sérieusement part à balle, et pendant ce temps là...Marc propose de me traxer à plusieurs reprises, je capitule au bout de 1,5 km...nous prenons un certain plaisir tous les 2 avec cette engin ! on envisage même de casser un PEL et de proposer au propriétaire un rachat avec mensualités. Sans le trax j'y serais encore, et Fabrice alias le dromadaire bip bip finit aussi par capituler...ouf je commençais vraiment à me poser des questions. On finit par récupérer la route bien dans le rouge, 10 mn encore de montée pour atteindre la croix de fer et cette arbre au milieu d'une prairie, comme dans un dessin animé! la pause est bien méritée à l'ombre avec une vue pas dégueux...

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    Dommage la descente qui va suivre à savoir la partie haute croix de fer est peu intéressante et pas propre quand on a bifurqué sur la droite, on a un peu jardiné, impraticable actuellement. Avant d'enchaîner la partie basse, nous allons remonter encore une portion de route pour aller chercher la toute fraîche spéciale Akash ouverte pour le dernier enduro d'Aure. On est completement roti, meme la batterie affiche une seule barre clignotante. On finit par atteindre le Pla de la Serre alt 1357m et le départ de la descente. C'est chouette, c'est joueur, par contre les quelques relances nous ralentissent encore +...des passages en dévers pimentent le tout, on finit par traverser la route et attaquer la partie basse Croix de fer. Un énorme flow dans cette descente sans piège mais je n'arrive pas à suivre Marc. Décidément ce garcon s'adapte très vite quelque soit le bike et visiblement le E-bike lui réussit tout autant. Chapeau Marc tu pilotes bien, je commençais à avoir des doutes...non je déconne Maestro Luquet.

     

    Au final 37km 1860D+

    On se jette dans la fontaine d'eau d'Ancizan avant de s'en jeter une houblonnée un peu plus loin à Sarrancolin , elles tombent bien toutes ces rimes.

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    Bon maintenant nous allons essayer d'aller voir Vince, c'est pas gagné car il a droit qu'à une seule visite en reanimation par jour, un collègue est déjà sur place on part tenter le coups même si on peut rentrer que 5 mn ou qu'une seule personne, on s'en fou on fonce à Tarbes. On va finalement pouvoir rentrer 2 par 2 dans sa chambre. On va te poser les memes questions c'est sûr mais on est content de te voir Vince. Tu as pu t'asseoir aujourd'hui pour la premiere fois et ca c'est bon signe même si cela a du bien piquer! tout comme le fait que tu reparles de remonter le plus vite sur un vélo. Ils nous tardent que tu reviennes sur Toulouse! On pense fort à toi et on te lache pas.

    See you Vince

  • Bike Park Loudenvielle / Peyragudes 07/07/2022 - Journée de m...

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    Il y a des jours...

    Pourtant ça partait bien, avec 7 biclous prêts à aller « limer » les pistes de Loudenvielle / Peyragudes en semaine (et donc potentiellement sans trop de monde) : Fabrice, Julien, Vincent, GuillaumeF, Baptiste, Jules, et moi qui n’avais jamais encore pu tester le haut de la station et la fameuse Magic Line !!!

    Organisation au top avec achat des forfaits par le club pour bénéficier de la réduction fraichement négociée.

    Beau temps, même si la pluie de la veille faisait craindre à certains inquiets de la météo (dont je suis un éminent représentant) un terrain un peu humide.

    Température juste assez fraiche pour ne pas avoir chaud…

    Bref, tout s’annonçait bien !

    Donc Skyval puis télésiège direction Magic Line !

    La première descente par la Magic se passe sans trop d’encombres malgré mes plaquettes arrières neuves qui nécessiteront un temps d’adaptation au disque et/ou à la montagne ainsi qu’un terrain rendu un peu glissant par les précipitations, me permet de découvrir cette piste déjà légendaire chez les Biclous, et me confirme qu’elle gagne effectivement à être connue.

    Nous reprenons ensuite le télésiège avec l’espoir de tester la Candy partie haute mais, déception, la piste n’est pas terminée et est fermée (forcément…). Nous prenons donc la Val d’Aube qui part du même endroit et nous en profitons pour voir que le début de la Candy toute proche semble ouvert. Ce n’est qu’un peu plus bas que nous constatons que ce n’est que le début et la suite de la Candy qui recroise la Val d’Aube est bien fermée.

    C’est plus caillasse et le soleil n’a pas eu le temps de sécher les pierres, ce qui vaut un petit dérapage moyennement contrôlé à Fabrice juste devant moi et il s’en faut de peu que je ne lui roule dessus… c’eût été dommage pour son nouveau bike…

    A mi piste, nous rencontrons le premier problème. Oh, rien de grave, une crevaison de Vincent qui  nécessitera une mèche, une cartouche CO2, et finalement une chambre à air, une autre cartouche CO2… du classique quoi. Au bas de la Val d’Aube nous prenons la direction de la Candy partie basse via la liaison depuis le bas de la station de Peyragudes (Full Green ?)

    Là ça commence… tout d’un coup j’ai un bruit de frottement de mon pneu arrière et après m’être arrêté deux fois, je finis par constater que la base droite du triangle arrière de mon cadre est sectionnée… dégoût total que j’ai un peu de mal à gérer là tout de suite. Journée finie très prématurément et surtout combien de temps sans bike même si la garantie devrait fonctionner…

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    Je laisse passer les autres et je descends la Candy au ralenti, seul, en ruminant mon malheur, même si cela me permet de prendre conscience du travail exceptionnel qui été réalisé sur cette piste et de la beauté de l’environnement naturel (que bizarrement je n’avais pas pris ayant le temps d’apprécier lors de mes précédents passages).

    Arrivé sur le parking, pourtant, pas le temps de déprimer : coup de fil de Fabrice qui a appelé le shop en face de la billetterie du Skyval qui a des VTT dispo à la loc. J’y vais et en ressort avec un COMMENCAL META AM avec une Fox 38  en 170 et un amorto à l’avenant : bref, je n’aurais pas totalement  perdu ma journée ! J’ai même le temps de reprendre le Skyval et de rejoindre les autres en bas du télésiège avant la fermeture méridienne. Finalement, ça se goupille pas trop mal !

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    Sauf que Baptiste s’en est pris une sur la descente précédente et dispose dorénavant d’un poignet droit bien douloureux, ce qui n’est pas très indiqué pour faire du VTT en général et du en bike park en particulier… bon, il remonte quand même.

    En haut, je vote pour une autre Magic Line pour pouvoir tester le Meta : après trois virages et 4 bosses, je gueule « Je veux le même !!! » dans mon casque, ce qui ne sert à rien puisqu’il n’y a que moi qui l’entends et que d’habitude, je parviens quand même à avoir une bonne idée de ce que je pense sans avoir à gueuler comme un putois (expression qui serait née à la fin du XIXème siècle, qui vient du fait que le putois émet des cris très bruyants lorsqu’il se sent menacé, et qui n’est donc pas du tout adaptée à la situation puisque que je ne me sens pas vraiment menacé et que le VTT au XIX siècle…). Enfin bref, une tuerie en descente ce bike, prise en main immédiate, confort fantastique, un truc avec lequel tu gagnes facilement des secondes et du plaisir quoi… pas sûr du tout que les sensations soient les mêmes en montée par contre…

    Ce bref moment d’euphorie cessera malheureusement bien vite puisqu’en bas de la Magic, Guillaume perd la vis de son dérailleur et démonte tout pour finir « chainless » et Baptiste est resté bloqué en haut de la piste avec une crevaison et un poignet décidément trop douloureux. Ça commence à faire beaucoup…

    Le télésiège étant fermé pour la pause méridienne, nous décidons quand même de descendre par la Candy pour aller chercher les sandwiches préalablement commandés au Skybar (organisation au top, je vous dis) et remonter ensuite pour récupérer Baptiste.

    J’attaque la Candy derrière Julien et parviens même à le suivre (je ne sais pas si c’est l’effet META ou Julien qui fait du tourisme, mais bon, je prends), jusqu’à ce qu’il perde l’avant à faible vitesse dans un demi tour de transition. Nous nous arrêtons donc Fabrice arrive bien vite derrière. Il a ralenti parce qu’il a entendu crier mais pas plus. Pas de trace des autres par contre… c’est pas normal, c’est pas du genre à flâner.

    Fabrice reçoit alors un appel de Guillaume et les nouvelles ne sont pas bonnes. Vincent s’en est mis une bonne, il ne peut plus bouger, souffre beaucoup et a du mal à respirer… Etant plus bas, nous prenons la décision de descendre à la billetterie pour prévenir les secours pendant que Guillaume et Jules restent avec Vincent et appellent directement le 112. Nous l’apprendrons plus tard mais c’est cette dernière démarche qui s’avère la bonne puisque l’hélico arrive « assez » vite pour hélitreuiller deux CRS de Secours en Montagne entre les arbres mais repart avec le médecin sur Tarbes car ils viennent directement d’une autre intervention « sérieuse », alors que Julien, Fabrice et moi ne remonterons que bien plus tard sans avoir trouvé mieux à faire en bas à la station.

    Nous retrouvons alors Guillaume, Jules et les deux CRS qui assurent la première prise en charge de Vincent là où il est tombé. Cette première prise en charge nous rassure et même si elle a été plutôt rapide vis-à-vis de la difficulté d’accès, je n’imagine même pas à quel point l’attente a dû  être longue pour Vincent bien sûr mais aussi pour Guillaume et Jules qui ont assuré la présence auprès de lui depuis le début. Les signes vitaux sont bons mais les anti-douleur que les CRS sont autorisés à lui administrer en attendant l’arrivée du médecin ne semblent pas être d’un grand secours pour Vincent. Il est conscient, bouge tous les membres, mais il souffre beaucoup et a du mal à respirer malgré le masque à oxygène et la douleur s’accentue au moindre mouvement. L’aller retour de l’hélico à Tarbes prendra du temps (même si je ne vois pas comment cela aurait pu être plus rapide) mais il finit par ramener le médecin, toujours au bout du treuil. Il faudra une dose de morphine puis l’injection d’un autre produit dont l’effet semble carabiné pour permettre aux deux CRS et au médecin de basculer Vincent sur le dos et de poser un premier diagnostic : c’est le côté gauche qui a chargé, clavicule très certainement, omoplate, plusieurs cotes et le poumon ce qui explique la difficulté à respirer et le besoin d’oxygène. Vincent peut enfin être transféré sur la civière et hélitreuillé pour être évacué sur l’hôpital de Tarbes.

    A l’heure où j’écris ce CR (vendredi soir, 1 jour après), les examens que Vincent a passés ont confirmé les fractures de la clavicule et l’omoplate gauche, de 10 cotes, ainsi qu’une vertèbre et le poumon gauche touchés. Il reste sous surveillance continue à l’hôpital de Tarbes pour la semaine. Et malgré ça ce soir, dès qu’il a récupéré son téléphone, il nous a posté un message vocal sur Whatsapp pour nous donner quelques nouvelles et nous faire un coucou. Son cœur n’est pas touché, il est gros comme ça, et Vincent nous donne une belle leçon de courage.

    Oui, c’est vrai, nous pratiquons un sport à risque et Vincent en a malheureusement fait les frais malgré un équipement de protection complet sans lequel les conséquences auraient sans doute été encore plus lourdes: casque intégral, gants, coudières, genouillères et maillot avec dorsale et protections aux épaules. Loin de moi l’idée de minimiser l’épreuve que traverse Vincent, j’en suis tout aussi touché que tous les Biclous. Comme j’ai pu le dire ce n’est pourtant pas une raison pour abandonner notre sport mais bien pour faire preuve d’humilité et de prudence.

    Je tiens sincèrement à remercier les secours qui sont intervenus, CRS et médecin, pour leur professionnalisme, leur humanité et leur engagement au service de tous, ainsi que Guillaume et Jules pour avoir assuré la présence auprès de Vincent dans ces premiers moments qui ont sans doute été difficiles à gérer mais tellement importants. Merci aussi à Fabrice et Julien qui sont toujours là et ont géré au mieux l’après et le relais auprès des proches de Vincent.

    Quant à toi Vincent, je veux saluer ton courage (tu en as eu besoin), ta gentillesse et ton altruisme (Citation de Vincent DUCOS 07/07/2022 : « Désolé, je vous ai pourri la journée »…) et puis ton sens de l’humour aussi puisque tu as quand même réussi à demander au médecin si tu serais revenu à temps pour faire une derrière descente juste avant d’être hélitreuillé et transporté vers Tarbes... C’est fort les trucs qu’ils filent en intraveineuse, non ?

    Je te souhaite bien évidement un rétablissement le plus rapide possible et de nous revenir bien vite, en vélo ou pas, c’est toi qui verras.

    Une pensée aussi pour Baptiste, qui récolte un bel hématome au poignet droit (mais rien de cassé heureusement) et va devoir rester tranquille pendant quelques semaines.

    On a en a pris pour 30 ans des pépins, là. Les prochaines sorties nous redonneront le sourire.

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  • Bike Park Vallnord 03/07/2022

    Img 20220703 wa0000Ayant ouvert la saison bike park avec Julien et Marc à la Loudenvielle mi-juin le ton était donné !

    C’est donc sans tarder que je m’empresse de faire une petite programmation montagne avant que les bs ne foncent poncer plages, hamacs, et autres activités moins dynamiques.

    Le rdv est donc pris et on choisit pour la suite le spot de Valnord-La Massana, la mecque des bike park pyrénéens.

    Nos récits de l’été derniers avaient sucité la curiosité et l’envie pour certains de s’y essayer, mais à condition que ce soit Vallnord.

    C’est donc 7 biclous qui sont à l’appel : Baptiste qui ne raterait pour rien au monde celui là, Sylvain qui adore les bike park quels qu’ils soient, Vince qui veut à tout pris participer à cette excitation collective, OlivierD et Christophe qui font l’unique et le seul bike park de l’été … à moins que, et les 2 irréductibles Julien et bibi qui tentent tant bien que mal de rester sur le même volume de sorties que l‘an dernier !

    On ne ride pas Vallnord sans faire des efforts et ça commence par le réveil ! Et oui ça pique ! Mais tout se déroule parfaitement et nous arrivons comme prévus sur place avec de la marge pour se mettre en conditions et j’en profite pour faire la surprise à mes compagnons du jour, je leur fais découvrir mon nouveau vélo qui à la surprise générale ne possède pas de moteur ! Les bs ne sont pas prêts pour le monde 2.0, je décide donc de céder …

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    Nous prenons la première remontée pour une ouverture des pistes sur la partie haute à 10h.

    Timing parfait mais c’est sans compter sur les mises à jours non publiées puisque l’ouverture sera finalement à 10h30!

    Nous décidons donc de ne pas attendre et d’ouvrir les hostilités en prenant la Commencal inferior pour se mettre doucement en jambes. Le problème avec les bike park, c’est doucement on y arrive pas. Leuphorie prend toujours le dessus. Cette première ne sera pas forcément du gout de tout le monde.

    En effet Christophe et Olivier ont l’impression d’être dans une machine à laver qui n’en finit plus de tourner. Le pneu de Vincent ne comprend pas non plus ce qui se passe et se dégonfle dès la première descente … pfff ! Arrivés en bas, nous reprenons la tc pour remonter sur le plateau, et nous partageons nos impressions. Je ne sens pas l’engouement mais je reste confiant sur la suite qui nous attend.

    Ca y est tout est ouvert on peut foncer et on décide de rejoindre le ts qui nous montera au 2eme plateau, pour ensuite récupérer le 2ème ts qui nous mènera au sommet. La liaison se passe sans encombre même si le rythme est encore timide.

    Arrivés au sommet en survolant les pistes, nous avons pu admirer les installations qui se mettent en place pour la coupe du monde mi juillet: ca va être costaud !

    Et c’est parti pour la première descente. Pour avoir ridé plusieurs fois le spot l’an dernier, j’ouvre pour montrer le chemin, j’essaye de mettre du rythme même si je suis en phase de test de vélo, mais je sens très rapidement que ça pousse derrière. Baptiste est intenable dans ma roue, suivi de très par Vince qui semble tout aussi motivé. Julien avec sa maitrise parfaite des bike park arrive à rider avec la tête de course mais également à faire la liaison avec le reste du groupe. Il est facile !!

    On arrive à nouveau au ts pour remonter au sommet. C’est pas encore ça pour Olivier et Christophe mais on sent que certaines choses leur donnent le sourire. Alors on insiste !

    L’avantage en bike park c’est ne faisant pas l effort pour remonter, vous pouvez refaire sans limite les descentes pour les apprendre, et ainsi s’améliorer en repoussant quelques limites, en accélérant un peu plus dans les virages, en osant lacher un peu les freins, en tentant quelques sauts qu’on ne ferait jamais sur une descente unique, … bref on progresse très vite.

    On va donc enchainer plusieurs fois la partie haute et la magie opère. Christophe est dans ma roue et me klaxonne (il adore ça), on entend les youhou d’Olivier dans les bosses en suivant son professeur du jour (mr plus), Sylvain retrouve toute l efficacité des ses suspensions suedoises, … et Baptiste et Vince qui foncent à mach 2.

    Le temps passe vite et on décide de faire une descente sur la partie haute pour remonter au Pic del Cubil pour notre picnic. Tout le monde ayant bien repéré et le rythme étant présent, je propose de faire la descente d’une traite jusqu’au ts. Malheureusement arrivés en bas 3 bs manquent à l’appel. Sylvain, Olivier et Christophe. On pense dans un premier temps que le rythme imprimé n’était pas de leur goût et qu’ils ont fait une pause, mais au bout de quelques minutes on réalise qu’il y a certainement eu un problème.

    En parlant de problème ! Les téléphones en Andorre ! Quand je vous disais que par moments les bs ne sont pas dans le monde 2.0 ! 7 bs et 4 téléphones qui fonctionnent ! J arrive finalement tant bien que mal à joindre Sylvain qui nous annonce la crevaison de Christophe. Bingo ! Je cherchais depuis le début une excuse pour lui faire faire le cr, je l’avais ….

    Sylvain nous dit qu’ils n’arrivent pas à regonfler, on décide donc de remonter et de faire à nouveau la descente pour les rejoindre et les sauver avec la cartouche de co2 de Julien. Et en effet ca fonctionne, … euh enfin presque car on réalise que le pneu n’a plus rien de rond ! Bon finalement Baptiste avait prévu un pneu de secours à la voiture. Passage en chambre à air pour assurer une descente tranquille vers la voiture pour Christophe.

    On en profite pour se poser sur le bord de la piste et manger. Nous sommes en contre bas d’une belle double, suivie d’un gros relevé et de 2 bosses à tricks. Et à Vallnord c’est le festival ! On peut donc admirer la technique des andorans, et aussi des andorranes qui passent cette double avec une facilité ! Julien déprime: “on est nuls” …

    Allez fin de la pause, Christophe part en direction de la voiture alors que nous prenons la direction du ts. Seule consigne laissée à Christophe, on se retourve au sommet.

    Et oui rappelez vous, 4 téléphones sur 7 et bien sûr on n’en laisse pas un à Christophe au cas où (à méditer) … en même temps il n’a pas signé les 10 commandements !

    Nous allons enchainer de nombreuses descentes, aller tester la wood park et ses modules de bois, mais seul Julien et Sylvain s’y essayent, les autres préfèrent revenir sur les pistes classiques.

    L’heure tourne et toujours pas de news de Christophe !

    L’eau commence à manquer, on décide de revenir à la tc pour remplir et on espère enfin retrouver Christophe. Mais Sylvain commence à fatiguer et dans un manque de lucidité il oublie de bifurquer, heureusement Vince l’a vu. Du coup le groupe se sépare. Une partie part remplir les gourdes et l’autre part à la poursuite de Sylvain.

    Je fais parti du 2eme avec Vince. Nous retrouvons Sylvain au ts et décidons d’attendre les autres. L’attente est longue, on n’arrive pas à les joindre, quand enfin Baptiste m’appelle et me dit on est là dans 15 min. Je propose donc que nous fassions une montée et une descente et de se retrouver tous au ts. Chose faite mais toujours pas de bs !! On comprendra que plus tard (l’alcool aidant à être honnête) qu’ils ont enchainé quelques descentes aussi, et même apercu Christophe tel un sanglier descendre des pistes noires, sa grande passion. Comme pas de téléphone, ils ont du adopter un moyen de communication antique, mais qui vu la tournure des choses n’a pas semblé efficace, puisque nous reverrons Christophe qu’en fin de journée.

    Sylvain décide de nous abandoner, il est rincé, et sans masque la poussière a eu raison de ses yeux.

    On enchainera donc encore quelques descentes à bon rythme et décidons de descendre vers 17h car la consigne est de rentrer avant 22h, et on le sait bien les plaisirs andorans sont multiples donc la journée n’est pas terminée.

    Le groupe est fatigué, et décide de lever le pied dans la dernière. J’en profite donc pour me mettre en mode spéciale et voir si j’ai fait le bon choix avec ce vélo. J’envoie tout d’une traite et je valide !

    Arrivés aux voitures, pas de Christophe, donc pas de clé, il finira par arriver peu de temps après.

    Il s’est fait son Vallnord solo, a découvert de belles pistes bien engagées que j’avoue ne même pas connaitre, mais bon dans le fond je le soupconne d’avoir tout bonnement voulu esquiver un cr !

    Allez l’esprit bs est vite de retour au shop autour d’une bonne pinthe en excellente compagnie (#mariona).

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    Le retour est également rodé, un arrêt shopping où on verra l’avantage d’être nombreux pour ces sorties, plus de bs plus de courses :)

 

Date de dernière mise à jour : 12/04/2022