Le demi tour du pech de Bugarach du 22 juillet 2018

20180722 133047Le projet vendu par les commerciaux: un grand tour du pech de Bugarach fascinant avec single de rêves à gogo, des paysages extraordinaires, une nature sauvage mais bienveillante et une bande de rider ayant la maitrise totale de leur art. Des pompom girls débridées, une mer turquoise du sable blanc, du homard tous les jours. Ah là je me trompe, ca c'est ce qu'on m'a vendu pour mes vacances.

Dans la pratique: Sur le terrain les choses ne sont pas déroulées exactement comme vendues. A la la mais que c'est-il passé qu'est ce qui a buggé? Au départ 5 biclous + 2 externes, ça partait plutôt bien car ces derniers temps les sorties c'était plutôt 2 voir 3 les bons jours. Départ du très joli village de Rennes les bains avec attaque quasi directe dans la pente, rien d'anormal me direz vous. Effectivement jusque là tout va bien. Vint ensuite un single descendant dans une forêt des plus agréable (fraiche et odorante). Jusque là tout va bien. S'ensuit une remontée par un autre single et là j'entend un crac franc, signe auditif qui ne trompe pas et indique un incident mécanique important. Non ce n'est pas Laurent qui a de nouveau fracassée son cadre mais ma selle télescopique qui vient de lâcher. Une toute neuve pas finie de roder. Donc démontage, recherche du pb + changement du cable en 45 mn et tout ça pour rien car le selle reste en mode pompe (la selle télescopique Race face je déconseille fortement). Je repars en la bloquant avec une butée de chez Rock shock sur la partie coulissante. Pendant ce temps les autres biclous avaient attaqué la sieste et contrairement à ce que je pensais je ne me suis pas trop fait pourrir, bizarre car il y avait matière à cela. Ensuite vient une longue descente et miracle ma selle se remet en fonction sans que j'y comprenne rien. Au passage on en a profité pour tester le franchissement de toiles de chenilles bouffeuses de buis. C'est pas dangereux mais se retrouver avec des dizaines de chenilles sur soit c'est pas de plus agréable. Ensuite vint une partie assez ennuyeuse sur route et sur des pistes plus ou moins herbeuses. Le vélo tondeuse un nouveau concept. Se présente enfin une descente qui se fera malheureusement sur piste et sans presenter le moindre intérêt. Soudain la trace semble partir sur le coté vers un single prometteur, On j'y jette tous comme des morts de faim mais c'est raté car le terrain n'est plus fréquenté que par des ronces. Laurent ouvre la route et expose sans méfiance ses tibias aux épines qui n'attendaient que cette occasion. C'est bizarre mais personne ne s'est proposé pour passer devant. Arrivé sur une route un certain agacement se fait sentir. Vu l'heure tardive et le peu de kilometre fait on decide d'abréger pour tirer au plus court vers le retour. Arrivée à un petit col routier on en profite pour enfin découvrir le pech de Bugarach que Julien veut ou voulait faire à vélo. Ca c'est egalement une autre aventure qui je pense ne sera pas sans galères vu la configuration du terrain (type très haute montagne). Le retour se fera sans trop de pb avec quelques passages intéressants mais qui ne permettront pas de générer un enthousiasme débordant, tout au plus quelques commentaires. T'as vu comment j'ai été bon, enfin vous voyez le genre.
Au final: un quart de demi tour de Bugarach soit 37 kms et 1200 m de D+. Je me vengerai bien contre le commercial et ses promesses bidons mais je peux pas lui faire ça car je le connais trop bien et le fréquente tous les jours.

 

 

 

 

Bugarach

Commentaires (1)

1. Marc 24/07/2018

C'est vrai que la différence entre la brochure et la réalité était assez sensible... On a bien rigolé quand même!

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