Trausse 11/11/2018

Vtt muret

C'est à Trausse que 3 Biclous Sauvages se retrouvent pour un bon ride. Sylvain, Marc et Mézigue, nous nous élançons sur les terres salutaires du sud. C'est vrai que les jours précédents ont été arrosés. Et aucun endroit n'a pu echapper au déluge du mois dernier. Nous pensons trouver la plupart des sentiers assez secs mais il doit y avoir ça et là des dégats. Et effectivement, lors de la traversée du village de Villalier, nous voyons bien que la chaussée de la route que nous empruntons a été complètement refaite. Le tumulte des eaux avait certainement dû tout emporter. Il est difficile d'imaginer sa force considérable. Aujourd'hui, c'est juste une petite rivière qui coule sous le pont. Le village de Trausse, situé plus en amont, a evité ce genre de problème. Au départ, les chemins sont humides mais dès qu'on tape dans la garrigue tout est sec. Juste ce qu'il faut pour coucher la poussiere. Le soleil joue a cache cache avec les nuages et la température a du mal a grimper. Puis après quelques cotes, nous profitons de l'arrêt gros popo de Sylvain pour nous dessaper un peu. Sylvain et la nature, c'est une grande histoire d'amour. Il ne peuvent s'empêcher de communier ensemble. Lorsque la messe fut dite nous pûmes enfin repartir. Bon, le coin on le connait un peu. C'est le top. On se régale. Ca tourne dans tous les sens. En traversant des oliveraies, Sylvain nous fait part de son nouveau dévolu pour les Luques. Et oui, des Luques, dans les Vosges, y en a pas. Finalement nous arrivons à une saignée fraîchement creusée au bord d'un chemin. Sylvain, toujours lui, décide que ce serait un excellent endroit pour faire une photo. Et de suite, il a l'idée d'une mise en scène pour commémorer, à notre façon et n'y voyez là aucune désinvolture, le sacrifice de millions soldats et civils qui ont péri durant la première guerre mondiale. Cela peut vous apparaitre comme un comportement un peu léger par rapport à ce qu'il s'est passé mais il n'en est rien. Pendant plusieurs kilomètres, suite à cette halte, ce fut un long débat sur ce carnage. Ce que les gens ont dû subir. On pédale mais on discute aussi. Tellement parfois que le souffle vient à nous manquer. Mais au pied de la cote de la carrière de marbre, qui date de l'époque romaine, c'est les jambes qui viennent à me manquer. J'ai fait toute la cote à pieds. Je voulais me préserver pour la suite parce qu'il en reste encore un bon bout. Il faut dire que cette cote, elle fait mal. De la grosse caillasse, en veux-tu, en voilà. Difficile même de rester sur le vélo. Sylvain et Marc font le grand tour et moi je prends un raccourci pour ne pas trop les ralentir. Puis j'arrive avant eux, et au bout d'un moment, je les contacte pour leur dire que je continue sans eux. Ce qu'il reste à parcourir c'est le caviar du coin. J'attaque d'abord par une descente en balcon large avec une magnifique vue. Ca remonte un peu et on enfile dans une superbe descente toute en flow comme les adore Sylvain. D'ailleurs, il ne jure plus que par le flow depuis. C'est d'enfer. C'est roulant et fun. C'est le pied. Et on finit en beauté, sur des corniches qui dominent le village de Trausse. C'est le top. De temps en temps, nous avons traversé des zones qui ont brulé récemment. C'est étrange ce sentiment que l'on ressent. Ces paysages lunaires sont suréalistes. Et on ne peut pas s'empêcher de penser aux dégats que cela a causés. 46km - D+1250m.

Trausse

Commentaires (3)

1. Marc 14/11/2018

C'est là que l'expression "faire le zouave" prend tout son sens.

2. sylvain 14/11/2018

Comme dirai Julien l'avant dernière descente (la plus longue) est vraiment miam miam. Un super flow avec compressions, bosses, petits sauts et virages bien arrondis tout ce que j aime. Je l'ai pris à fond et ça fait un putain de bien de pouvoir lâcher les freins et d’envoyer tout ce que tu peux. Un moment magique.

3. Marc 14/11/2018

Je confirme l'excellente forme de Sylvain en descente. J'étais derrière lui et il a fallu que je m'emploie pour le suivre. C'était vraiment excellent!
Sinon Laurent n'aura raté qu'une dizaine de km et une centaine de D+ sur une piste sans grand intérêt si ce n'est celui de donner accès à un faux plat descendant très, mais alors vraiment très caillouteux et propice au test des suspensions avant d'attaquer la descente proprement dite.

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