Articles de sylvain
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Sortie du 23 juillet à Caunes Minervois
- Par sylvain
- Le 23/07/2017
- Dans Rides 2017
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Le WE arrivant et les T° devant rester raisonnables je me suis dit que c'était le bon moment pour faire une sortie un peu conséquente surtout que 4 biclous doivent se préparer pour le Raid de la Meije en septembre. Je ne sais pas si c'est un hasard mais c'est justement ces 4 Biclous (Olivier D, Oliver M, Christophe et moi même) qui se présentèrent pour cette rando. Au menu un 50 kms et 1900 m de D+. Olivier D et moi même ayant tenté ce parcours sous la neige on savait a peu près ou l'on mettait les pieds et on savait que ce ne serait pas de tout repos. Partant de Caunes Minervois le parcours sera assez proche de celui de la randuro de Citou, cela ne veut pas dire que le parcours est similaire, excepté pour la fin car tout le reste est diffèrent, mais que le type de terrain est très proche. En fait on sera sur la vallée parallèle à celle de Citou soit celle de Cabrespine. Quasi la même configuration amméne danc quasi le même fonctionnement soit des montées sur des chemins larges et des descentes en single techniques. Le premier single sera plutôt terreux mais étroit et en devers avec pas mal d'arbre à éviter ce qui nous limitera en vitesse. Sur la deuxième montée nous voilà brusquement face à un barrage complèt de la route avec arrêté municipal et tout le cirque. Au début c'est l'étonnement puis l'agacement surtout que le barrage apparaît très dissuasif et se semble pas provenir d'un privé. En lisant l'arrêté il est question déboulement. N'ayant pas de plan B en réserve on se décident à le franchir est c'est après environ 20 m que l'on découvre la vrai raison de la fermeture de la route, un très gros glissement de terrain de minimum 20 m de large et 5 à 6 m de profond sur plusieurs centaines de metres de longueur. Proprement impossible à franchir, nous voila donc en train de grimper dans la forêt pour éviter ce trou béant. Apres l'évitement nous continuerons notre route sans autre pb. Notre route nous mène au pied des éoliennes qui sont pas très loin du pic de Cap de Nore et ensuite notre descente se fait sur un chemin ou la pierre a pris définitivement le pouvoir sur le reste sauf au tout début ou c'est les ronces qui ont pris le pouvoir. Donc au menu "griffage" en règle suivi de cure de cailloux d'abords en petit morceaux bien instables puis ensuite en forme de dalles et marches bien pentues pour finir par un mixte de tout cela. Pour corser le tout il a fallu que je me rétame dans une ornière insignifiante juste avant de plonger pour la descente. Quand je me suis relevé pendant un bref instant j'ai cru que j'avais rien mais une vive douleur à la main m'a ramenée à la dure réalité. L'annulaire et l'auriculaire devenait difficile à utiliser heureusement je gardais l'index et le majeur en a peu près bon état. Impossible de tenir fermement le guidon mais j'arrivais à freiner correctement c'est donc un peu diminué que j'ai poursuivi l'aventure. La cure de cailloux a durée toute la descente sur le village de Cabrespine et l'on est revenu a un revêtement moins torturé pour faire la dernière montée de la journée. A la fin de la remontée on sentait dans le groupe un début de fatigue mais cela fût vite balayé par la descente qui s'ensuivit soit celle de la randuro de Citou. Pour rappel c'est au bord d'un petit ruisseau ou l'on peut envoyer sévère sauf pour moi qui, ayant du mal à tenir le guidon, ai dû énormément ralentir et subir tous les cailloux au lieu de les survoler. Dans cette configuration de terrain le manque de vitesse devient un calvaire qu'il a fallu que je supporte jusqu'aux derniers mètres. J'était content d'arriver au village.
Au final 52 kms et 1900 m de D+ en un peu plus de 6 heures. -
Sortie Lagrâce-Dieu du 16 juillet 2017
- Par sylvain
- Le 16/07/2017
- Dans Rides 2017
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Il a fallu quelques tergiversations pour que l'on se mette au point sur l'heure et le lieu de la sortie. Ce sera Lagrâce-Dieu vers 08h00 pour pouvoir être revenu avant 12h30. Pari tenu puisque c'est à 12h10 que nous avons envahi la terrasse de Marc pour un apéro improvisé. Non seulement Marc doit nous, enfin me supporter à vélo mais il a dû aussi nous payer le coup. Inutile de préciser que la majorité des Biclous se sont précipités, telle la vérole sur le bas clergé, sur une bonne bière soit disant réparatrice (on trouve les excuses que l'on peut) alors que 2 biclous bien plus raisonnables prenaient un jus. Incroyable je n'étais plus seul à éviter l'alcool, j'ai fait un adepte, ou alors la veille avait été si arrosé qui valait mieux éviter de remettre la chaudière en route, j'hésite.Au départ 6 Biclounours (Marc, Frank, Christophe, Laurent, Olivier D et moi même) pour un parcours de 40 km et environ 1000 m de D+. C'est donc à cette occasion qu'Oliver nous sort son nouveau joujou. Attention pas de sous entendu mal placé il faut comprendre vélo pour joujou, on a une réputation à tenir.
Son nouveau joujou est donc un (attention il faut le dire vite) "Fat à fourche" soit un engin équipé de 2 très grosses ...... roues et suspendu de l' avant. Olivier en avait marre de son petit engin il lui fallait du très gros pour mieux se sentir, être plus à l'aise. Certain font dans la sophistication d'autres c'est la taille.
Alors le Fat c'est comme un bulldozer ça lisse tout ce qui se présente mais c'est énergivore, très énergivore et à un moment l'équation fatidique arrive "énergie dépensée / parcours réalisé" et c'est généralement très mauvais pour celui qui tient les comptes. Olivier a failli faire faillite avant même d'avoir fini son premier chantier. En plus clair il a eu un gros coup de mou vers la fin, il a fallu qu'il ai recours aux bonbons magiques dont je possède le secrêt pour qu'il reparte.
Sinon le parcours était plutôt sympa avec pas mal de passages en forêt et plusieurs raidillons à se coltiner
Au final 39km et 925m de D+. -
Ariègioise XXL du 24 Juin 2017
- Par sylvain
- Le 24/06/2017
- Dans Rides 2017
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La vague de chaleur des derniers jours n'avait donné une excuse parfaite pour ne pas aller faire l'Ariègeoise 2017. David lui en avait une en Béton, une tendinite. Et voilà que patatras vendredi les T° chutent pour revenir à quelque chose de normal, vite il faut que je trouve autre chose, une douleur quelconque, un rendez vous à la piscine mais non rien de cela en vue, il va falloir y aller. Me voilà donc parti le moral dans les chaussettes et vu ma forme je cherche déjà un prétexte pour abandonner en cours de parcours, un incident technique, une crevaison une intoxication alimentaire mais rien de cela non plus. A 07h50 dans le sas de départ je suis finalement plutôt serein, il fait frais 18°C, le temps est maussade mais pour pédaler des heures cela ne va bien. A 08h00 nous voila parti et la route prends très vite du dénivelé donc l'éparpillement commence très tôt et plutôt que de tenter de suivre des groupes d'acharnés je prends très vite mon rythme que je trouve pas si mal que cela. J'arrive au sommet du col de Port dans de très bonnes disposition et à ce moment je sais c'est gagné pour l'Ariégeoise version normale car mes jambes tournent bien et je sens de la réserve. Pour la version XXL je verrai au sommet de port de l'Hers qui est le dernier col avant la montée sur Goulier. Cette année le parcours me convient bien car après le col de Port il y a la descente sur Saint Girons puis la remontée vers Bethmale donc on fait toutes les vallées au départ et ensuite plus que du col. La stratégie est simple, je me planque dans un groupe pour affronter le plat (montant ou descendant) et ensuite je gère dans les cols. Eh bien cela a parfaitement fonctionné je me suis fait "tracté" tant que j'ai pu et ensuite j'ai pris mon rythme sans à-coups comme sur du velours, je me suis enquillé le col de la Core et le Saraillé sans souci particulier. Vient ensuit le Port de L'Hers qui n'est pas si simple à franchir. Ainsi j'ai réduit le rythme d'un cran et c'est passé à l'aise. Une fois en bas il me faudrait choisir si XXL ou pas et j'avoue que l'Ariègeoise classique me suffirait amplement mais il n'est venu une pensée. Si j'y vais pas je pourrais pas dire Ariègeoise XXL Sylvain: 2, David: tête à toto et bien vous savez quoi cela m'a motivé à poursuivre l'aventure comme quoi il faut peu de chose. La montée à Goulier est une inconnue pour moi, raison de plus d'aller voir. Eh bien j'ai pas été déçu car dés le départ le ton est donné ça monte fort, trés fort. Après 4 cols bizarement mon rythme baisse tout seul, plus de régulateur. Vers le milieu j'ai eu un gros coup de bambou, j'étais devenu un Bicloumou mais quand j'ai compris qu'il me restait plus que 5 kms j'ai repris espoir et force pour terminer dignement c'est à dire sans poser pied à terre qui est quand même la honte ultime en route. La magie de l'Ariègeoise a encore opérée, parti pour galérer j'ai finalement passé une bonne journée, j'ai pu jauger ma forme qui n'est pas si déplorable que cela. Le secret s'écouter et se caler à un rythme regulier sans faire le yoyo. Je sais cela ne parle pas trop au Biclounours qui accelerent tant qu'il y a du jus pour pouvoir mieux s'effrondrer ensuite.
Au final 168 kms (+ 26km pour rejoindre le voiture) et environ 4000 m de D+. -
Sortie Eaunes du 18 Juin 2017
- Par sylvain
- Le 20/06/2017
- Dans Rides 2017
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4 Biclounours au départ dimanche du parking, Marc, Olivier D, Hervé et Sylvain. La sortie du 18 juin a été une des plus cool que j'ai faite depuis longtemps déjà par l'horaire car partir en local à 09h00 cela fait un lever à 08h00, si tard un dimanche j'ai pas l'habitude. Ensuite on a dégagé un arbre, scié un autre et papoté chiffons et enfin tenue. Et on a fini notre petite balade par le nettoyage final du sentier qui est maintenant tout à fait praticable. Quand j'ai sorti mes sécateurs Fisherprice j'ai cru qu'Olivier D allait faire une syncope, lui qui à l'habitude d'utiliser des engins thermiques très puissants se servir d'un outil aussi basique lui a paru pour le moins inadapté voir inefficace . Eh oui ce nettoyage a été fait de manière artisanale sans émettre un gramme de CO2 du nettoyage Bio en quelque sorte et le tout dans la délicatesse et un silence monacal.
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La trace du sanglier du 11 juin 2017
- Par sylvain
- Le 11/06/2017
- Dans Rides 2017
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Deux Biclounours (Christophe et Sylvain) au point culminant de la rando
Groin, groin groiiiiiin on a eu beau être sur la trace du sanglier on en a pas vu un seul mais on a mangé leurs cousins domestiques aux ravitos sous des formes multiples et variées notamment du très bon jambon. Il faut reconnaître que le sanglier et bien plus malin que le Vététiste et lui ne se cuit pas la couenne au soleil brulant de l'après midi et cet après midi je peux vous dire que le soleil a cogné mais cogné sans doute un peu trop pour moi.
Au départ 3 Biclounours.
Petit aparté: depuis plusieurs années je cherche ce qu'il y a de sauvage en nous? notre eau de toilette? Pour certains peut être. Notre cri de ralliement? Putain, merde, fait chié c'est pas un cri. Notre façon de manger? Manger des barres n'a rien de sauvage. Notre odeur après un ride sous le soleil? Peut être. Finalement très peu de choses en fait je dirai que même que l'on très bien domestiqués donc il y a publicité mensongère. Mais on est tous gentils, serviables, avenants, empathiques donc le terme de Biclounours me semble plus adapté.
Je disais donc au départ 3 Biclounours (Frank, Christophe et moi même) parti sur le 55 kms. Et pourquoi le 55? Parce comme dirai Christophe peut être que sur le 55 il y a le sentier de l'année se serait con de passer à coté. Devant tant de bon sens difficile de résister. 08h20 nous voilà parti et très rapidement Frank quitte ses petits camarades ou plutôt met un rythme que nous préférons ne pas suivre. Les 25 premiers km se passent sans soucis car il fait encore relativement frais (moins de 28°C) puis petit à petit la T° monte monte monte pour attendre des niveaux digne d'un moi d'aout. Sur les 20 derniers km elle oscillera entre 34 et 38 °C. Perso je gère très mal la chaleur surtout quand elle arrive aussi brutalement. Ma forme baisse aussi vite que la T° monte et arrivé au dernier ravito je touche le fond. Je demande même une chaise pour m'assoir et reprendre mes esprits. Il fait très chaud mais j'ai des frissons et je connais bien ce phénomène, c'est signe que j'ai atteint le thermostat 7 et que je suis cuit à point et je sais que la suite va être compliquée. Les 10 derniers kms je les ai fait en décomptant chaque 100 m et comme beaucoup de randos la fin n'arrête pas de finir c'est à dire que derrière la soit disant dernière montée finalement il s'en cache encore plein d'autres. Finalement on a pas trouvé le sentier de l'année et les 44 kms aurait très bien pu nous suffire.
Au final 56 kms et 1500 m de D+ dont 300 à l'agonie c'est long.
palaja-2017.gpx (4.06 Mo) -
La Randuro de Citou du 04 juin 2017
- Par sylvain
- Le 04/06/2017
- Dans Rides 2017
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Lors de notre première séance de débroussaillage de vendredi (6 personnes et le nettoyage d'un nouveau chemin presque terminé=>on va en programmer d'autres) ) je tâte le terrain pour savoir qui fera quoi ce WE. Il ressort que quelques Biclous iront à la Randuro de Citou. J'avoue ne pas être particulièrement intéressé mais la météo s'améliorant je me dis que c'est l'occasion de tester une sortie un peu atypique. Au rendez vous Julien (l'initiateur de cette idée), Marc toujours prêt pour un mauvais coup, Christophe avec le vélo d'Olivier D le sien étant en arrêt par excès d'entretien, Olivier M avec sa nouvelle monture (YT 29 pouces, 140 mm) tout juste sorti du carton et fred un ami de Julien en VTTAE.
Mais au fait une Randuro qu'est que c'est finalement à part la contraction de Rando et enduro encore un truc marketing pour attirer le chaland? Bref le mieux est aller se rendre compte par soit même ce que cette Randuro va nous promettre. Sur place, à l'inscription, la première chose que nous constatons c'est qu'il y a que des "gros vélo" et que leurs propriétaires sont équipés de protection multiples et variées. Whou les gars on va faire du vélo on va pas sur la lune.
Enfin bref nous voila parti et tous sur le 35 kms plus personnes ne se sent pour le 50 je ne sais pas pourquoi, la valeur du dénivelé annoncé sans doute. La première montée se fait sur une piste large et sans difficulté mais pendant on moins une bonne heure, en fait on grimpe en haut de la montagne. Tout à coup une flèche vers un single, là tout le monde s'équipent et on comprend que ça va envoyer. il y a notamment 3 petits jeunes qui se préparent (casques intégral et ce qui va avec) et je me posent des questions sur la suite à venir. Allo maman bobo pourquoi je suis pas bon à vélo? Devant le temps qu'ils mettent à se préparer on engage finalement avant eux sur un chemin assez simple au début mais après une petite remonté voilà que les hostilités commencent par une petite série de marches pleine pente en schiste puis le chemin plonge ensuite dans la foret et là c'est Beyrouth, des cailloux, des grosses marches, de la terre, des virages qui s'enchainent enfin bref tout ce qui nécessite de la maitrise a vélo. Mes camarades filent à fond en criant "Banzai " ou quelque chose du genre. J'essaye de suivre en me concentrant au maximum et ça passe, pas de manière très propre mais l'essentiel est là, j'arrive à rester sur le vélo et même à me faire plaisir. Cette première descente ne fait pas dans la dentelle et prend 500 m de D- direct. C'est seulement un fois en bas que je peux me décontracter car je suis tétanisé de m'être agrippé au guidon. Alors c'est donc ça la Randuro, une montée longue et facile sur des pistes et une descente de dingues qui n'en fini pas. C'est dur mais que c'est bon, validé je suis preneur et manifestement pas le seul au club. La suite sera du même acabit, montées faciles et longues puis descentes en single plus ou moins engagées mais sans jamais être vraiment faciles. Devant l'enthousiasme de la troupe on fera finalement un boucle de 5 km de plus par rapport au programme. A noter la dernière grosse descente au bord d'un ruisseau à sec qui fût pour moi simplement magique, avec la vitesse prise j'avais l'impression de survoler les cailloux. Enfin vous l'aurez compris un vrai régal. Je suis désolé mais j'ai encore kiffé un max cette sortie. Il parait qu'à trop profiter de ma passion je risque de retrouver un jour un vélo dans mon lit, l'important c'est qu'il soit au moins en carbone et mono plateau.
Au final 40 km pour 1450 m de D+ et - et une vrai joie d'avoir partagé cette sortie mémorable avec d'autres Biclous