Les Randos 2018

Gala de singles à gogo en bords de Garonne, Ariège et Lèze 17/08/2018

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En cette semaine estivale, Julien et moi avions tout d'abord envisagé d'aller tester les singles de Lagrâce-Dieu mais après avoir consulté les Dieujantés, ceux-ci nous l'avaient déconseillé vues les nombreuses chutes d'arbres consécutives à l'orage de dimanche dernier.

Nous voila donc partis ce matin sur les bords de Garonne et avec l'intention pas très affirmée de faire plus ou moins du repérage pour la Cap Noël 2018. Rien de très nouveau jusqu'à Lacroix Falgarde, si ce n'est une petite marchounette sur des rochers en bord de Garonne qu'il faudra bien se décider à descendre sur le vélo un jour ou l'autre. Lacroix Falgarde, donc, où nos ambitions de repérage ont rapidement succombé à l'appel des singles des bords d'Ariège (rive droite) jusqu'à Venerque avec un crochet par Clermont Le Fort puis retour par la rive gauche, toujours jusqu'à Lacroix Falgarde. Très sympa! Seule la transition Pins Justaret / Saubens du retour nous laissera un mauvais souvenir avec des passages totalement dénués d'intérêt au milieu des champs sur des chemins détrempés par l'arrosage des cultures.

Au final 54 km et 620 de D+.

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Dourgne 12/08/2018

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Un come-back sur mon terrain de jeu d'ado en compagnie de Marc et Christophe. Ceux qui me frappe 20 ans après c'est l'évolution de ce sport.

à gauche la série S/3 de Décathlon(mon 1er vélo) 1998
à droite, vous le connaissez déjà bien le Stumpjumper 2019

Et forcément quand je retrouve mes vieux topos, les circuits étaient d'un autre acabit. "La capelette de Saint Ferréol, 8km 432D+ 2h circuit très difficile".
Notre parcours du jour c'est grosso modo 5 fois+ !!! 5 montées sur pistes/routes et 5 descentes pour 47km et 1750D+.

Dès la première montée sur route, Marc adopte une stratégie, il s'économise pour tout donner dans la dernière. Le début de la 1ere spéciale est grignoté par les bûcherons. Dommage elle représente actuellement un faible intérêt malgré son jolie final vers Massaguel. Dans la 2éme liaison on rencontre Florian un jeune rider du coin avec qui on va échanger et rouler ensemble. 2ème spéciale jouissive avec quelques virages relevés et des petits sauts. L'occasion pour Christophe de faire un soleil à sa manière. Impossible à imiter, j'étais juste derrière. 3ème courte liaison direction la capelette et donc déjà la 3ème spéciale bien ravinée depuis 2 décennies. Mais toujours aussi fun, on se tire la bourre avec Florian toujours devant grrr! Il nous quitte arrivé à Dourgne et on attaque la 4ème montée, la plus longue. Marc résiste mais commence à me jeter des regards noirs. "t’inquiètes c'est finit, il reste rien, 2 virages, ça monte très peu, Vamos". La table d'oriention alt 783m annonce la 4ème spéciale qui rejoint Dourgne. 5km 450D- en monotrace, du flow un bonheur cette descente avec un final bien raide négocié à chacun sa manière. je vote pour celle de Christophe, un sanglier ce gars!
Dernière liaison, Marc lâche tout et finit au mental. Bravo une pause méritée à la statue St Stapin. 5ème spéciale la plus technique le long de la falaise. Un décrassage s'impose par la route pour rejoindre le point de départ.

Au final un joli Best of, un terrain moins typé enduro qu'à Labruguière, moins technique mais avec de jolies points de vue.
See you

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Labruguière 29 juillet 2018

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De gauche à droite, Sylvain, Julien et Fred

Une virée sur mes terres : La black Mountain sur une trace de JPR31 et OlivierM.
J'ai longuement hésité ce week end de rouler suite à une tendinite au poignée droit(ces temps ci c'est plutôt bricolage, peinture, béton...un véritable fléau ). Bref je me dope d'anti-inflammatoires, j’appelle Sylvain, Fred un collègue et je propose de revenir à Labruguière. Pourquoi ce choix ? vue les températures proche de 34 degrés, soit je reste à la maison à me lamenter sur mon poignée dans une eau à 30 degrés, soit je recherche du single à l'ombre.
Pari gagné! Une immersion en pleine forêt très agréable, tout le long de la journée à la sombra.

Traditionnelle montée au départ de Caunan jusqu'au sommet alt 1031m par une piste progressive. cette piste est traversée à maintes reprises par les singles que l'on va emprunter en descente. Du coups le rythme est soutenu, j'ai une telle soif de single(+3l d'eau) que Fred appuie sur le mode turbo de sa batterie pour parvenir à me suivre hihi. Au total, 3 descentes du sommet, la première étant la plus costaud, bien raide, bien ravinée. Soit disant qui secoue trop d'après mes compagnons. Perso, j'ai rien ressenti du tout hihi. Est-ce dû à mon application "suspension calculator" ou à mon arrogance? I dont know...pour info j'ai commandé de nouvelles plaquettes de frein à force de vous attendre dans les montées et les descentes! j’arrête là je sens qu'un modérateur va me bannir du site.
Une 4ème descente se mérite par quelques lacets mais toujours à l'ombre. Ce final q'on connait déjà bien est une pure merveille. Enfin Sylvain y laissa une genouillère tout de même.

Une 5ème descente? beh non c'est déjà finit! 42km 1700D+ Merci Sylvain et Fred pour cette excellente journée, je me suis vraiment régalé dans ce terrain de jeu. J'y songe déjà à revenir c'est bon signe.
Black Mountain, See you

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Les montures en attentes. Cherchez l'erreur

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Le demi tour du pech de Bugarach du 22 juillet 2018

20180722 133047Le projet vendu par les commerciaux: un grand tour du pech de Bugarach fascinant avec single de rêves à gogo, des paysages extraordinaires, une nature sauvage mais bienveillante et une bande de rider ayant la maitrise totale de leur art. Des pompom girls débridées, une mer turquoise du sable blanc, du homard tous les jours. Ah là je me trompe, ca c'est ce qu'on m'a vendu pour mes vacances.

Dans la pratique: Sur le terrain les choses ne sont pas déroulées exactement comme vendues. A la la mais que c'est-il passé qu'est ce qui a buggé? Au départ 5 biclous + 2 externes, ça partait plutôt bien car ces derniers temps les sorties c'était plutôt 2 voir 3 les bons jours. Départ du très joli village de Rennes les bains avec attaque quasi directe dans la pente, rien d'anormal me direz vous. Effectivement jusque là tout va bien. Vint ensuite un single descendant dans une forêt des plus agréable (fraiche et odorante). Jusque là tout va bien. S'ensuit une remontée par un autre single et là j'entend un crac franc, signe auditif qui ne trompe pas et indique un incident mécanique important. Non ce n'est pas Laurent qui a de nouveau fracassée son cadre mais ma selle télescopique qui vient de lâcher. Une toute neuve pas finie de roder. Donc démontage, recherche du pb + changement du cable en 45 mn et tout ça pour rien car le selle reste en mode pompe (la selle télescopique Race face je déconseille fortement). Je repars en la bloquant avec une butée de chez Rock shock sur la partie coulissante. Pendant ce temps les autres biclous avaient attaqué la sieste et contrairement à ce que je pensais je ne me suis pas trop fait pourrir, bizarre car il y avait matière à cela. Ensuite vient une longue descente et miracle ma selle se remet en fonction sans que j'y comprenne rien. Au passage on en a profité pour tester le franchissement de toiles de chenilles bouffeuses de buis. C'est pas dangereux mais se retrouver avec des dizaines de chenilles sur soit c'est pas de plus agréable. Ensuite vint une partie assez ennuyeuse sur route et sur des pistes plus ou moins herbeuses. Le vélo tondeuse un nouveau concept. Se présente enfin une descente qui se fera malheureusement sur piste et sans presenter le moindre intérêt. Soudain la trace semble partir sur le coté vers un single prometteur, On j'y jette tous comme des morts de faim mais c'est raté car le terrain n'est plus fréquenté que par des ronces. Laurent ouvre la route et expose sans méfiance ses tibias aux épines qui n'attendaient que cette occasion. C'est bizarre mais personne ne s'est proposé pour passer devant. Arrivé sur une route un certain agacement se fait sentir. Vu l'heure tardive et le peu de kilometre fait on decide d'abréger pour tirer au plus court vers le retour. Arrivée à un petit col routier on en profite pour enfin découvrir le pech de Bugarach que Julien veut ou voulait faire à vélo. Ca c'est egalement une autre aventure qui je pense ne sera pas sans galères vu la configuration du terrain (type très haute montagne). Le retour se fera sans trop de pb avec quelques passages intéressants mais qui ne permettront pas de générer un enthousiasme débordant, tout au plus quelques commentaires. T'as vu comment j'ai été bon, enfin vous voyez le genre.
Au final: un quart de demi tour de Bugarach soit 37 kms et 1200 m de D+. Je me vengerai bien contre le commercial et ses promesses bidons mais je peux pas lui faire ça car je le connais trop bien et le fréquente tous les jours.

 

 

 

 

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Port d'Aula 24 juin 2018

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Port aula

La montagne, ça vous gagne !

Certes, elles sont pleines de promesses ces paroles de Pierre de Coubertin, mais comme on n'est jamais sûr de rien sans avoir vérifié soi-même, Christophe propose dès vendredi d’aller rouler dans les Pyrénées ariégeoises pour voir si ça gagne effectivement à être connu. Après quelques échanges, Sylvain propose le Port d’Aula vallée d'Estours (une grosse montée suivie d'une grosse descente 1800 de D+). Christophe acquiesce. Effectivement, le profil de la rando est assez simple à suivre, une montée de 28 km et 1800de D+ et une descente de 12km pour rejoindre le point de départ.

Pour ma part, étant dans un état de forme générale plus que passable et sortant d’une grosse crève, j’avais timidement évoqué mon intérêt pour une balade familiale en Ariège pour peu qu’il y ait des possibilités de raccourcis tous les 3 kilomètres. La perspective me taper 1800 de D+ me poussa donc tout d’abord à envisager la sortie locale, mais c’était sans compter le pouvoir de persuasion de notre président : ça monte tranquille ça passe tout seul…

Nous voila donc partis, Sylvain (et sa famille) d’un côté et Christophe, son fils Tom et bibi de l’autre.

Le départ de la rando est au Moulin de Lauga (alt 550 m). Le début se fait au sur la route, d’abord par un faux plat montant jusqu’à Couflens, puis on attaque l’ascension à proprement parler par la route puis par la piste… Et là, pas de miracle, ma forme médiocre se rappelle très rapidement à mes bons souvenirs et je commence à piocher sévère. Christophe m’attend et m’encourage et après de multiples pauses sous des prétextes divers (réglage de selle, etc), je finis par arriver tant bien que mal au col de Pause à 1500 m d’altitude, pendant que Tom fait des aller retour pour s’entrainer… (j’aime pas les jeunes).

Au moment de repartir, j’ai beau clamer mon innocence, rien n’y fait, la sanction tombe : je continue avec les autres.

Je n’ai déjà plus de jambes et me demande vraiment comment je vais arriver au bout, mais c’est sans compter une fois de plus sur Sylvain qui entreprend de me coacher version rapprochée, en me faisant ralentir le rythme de pédalage au minimum possible. Cela donne une vitesse de progression ridicule mais au final, j’avale un à un les lacets jusqu’à l’étang d’Areau à 1900 m. Comme le disait Lucky Luke : qui veut aller loi, ménage sa monture.

Après une pause déjeuner nous reprenons notre ascension pour croiser la trace du retour environ 100 m plus haut. J’avais d’abord envisagé de m’arrêter là et d’attendre que les autres repassent dans l’autre sens mais un sursaut d’orgueil me pousse finalement à continuer jusqu’au Port d’Aula à 2260 m.

Maintenant la descente ! Tout le monde s’équipe, sauf Christophe, qui en bon père de famille n’a prévu qu’un seul jeu de protections mais privilégie celle de son fils. Sylvain a même pris son casque intégral !

Le début de la descente côté Cabane d’Aula présente rapidement des difficultés qui nous font mettre pied à terre, et ce sera le cas sur une grosse première moitié de la descente : Tom est devant et fait du trial dans les épingles (voir mon appréciation  sur les jeunes plus haut). Au final c’est peu roulant et peu adapté au VTT, en tout cas à notre niveau. Le sentier disparait régulièrement sous les glissements de terrain de l’hiver. On se console avec les paysages, puis on finit par atteindre une zone boisée et un sentier en lacets dont on a plus l’habitude, mais où la vigilance reste de mise tant les pièges sont fréquents. Le reste de la descente se fait en suivant le ruisseau de l’Artigue avec des passages excellents bien que toujours piégeux. Comme en montée, Tom est toujours devant (voir mon appréciation sur les jeunes plus haut).

Au final, une montée dure pour moi (mais comme le dit la publicité bien connue : l’important, c’est de participer !), des biclous au top pour m’aider et me motiver, une première partie de descente pas très exploitable, mais une deuxième partie très sympa bien que piègeuse, des paysages somptueux, 42 km et 1800 de D+.

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Cap Nore 2018 85km

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Je voulais prendre ma revanche sur la Cap Nore ! Je vous invite donc tout d'abord à relire mon compte rendu de l'édition 2016 : http://vtt-muret.e-monsite.com/blog/cap-nore-2016.html

2 ans après je me retrouve inscrit ce coups ci sous mon influence avec Pierre, la même équipe de 2. Mon objectif est simple, faire moins de 11h. Le parcours est similaire mais avec de meilleures conditions climatiques. Les 20 premiers kilomètres sont jouissifs. On allume avec inconscience, le rythme est soutenu mais je tiens bon! Et c'est génial on est seul, aucun bouchon, on se demande où sont passé les 1200 cyclistes mais c'est tant mieux! Du 100 % single en montagne russe.
Km 16 1er ravito 5 mn de pause pour manger de la saucisse et on repart à nouveau avec appétit! On va remonter le lit d'un ruisseau + sec contrairement il y a 2 ans. Et avec le stumpjumper c'est un bonheur, je m'éclate à arpenter ces dalles rocheuses " On est pas bien là?" La remontée se poursuit en sous bois tjrs sur single à fort % avant de redescendre à flanc de montagne :très belle longue séquence. Liaison route + piste avant d'atteindre le ravito 2 au k32.
Les hostilités commencent : Le roc du Tonnerre, le pic de Rey, le mont Péril, le pic de San Marti, le col de la Croix de Sous. On perd du rythme et de l’énergie par rapport au début. km 45, ravito 3 il fait froid, humide et brumeux. j'apprend qu'il reste environ 7km et 400 de D+ pour atteindre le Pic de Nore. On débute par une descente entre les sapins bien grasse mais mon bike ne bronche pas. On récupère une large piste qui va me mettre très vite dans le rouge. Je dit à Pierre de m'attendre au sommet, j'ai habitude de cette situation il faut juste gérer son effort. C'est une souffrance, je pousse régulièrement le vélo pour étirer mes jambes et je suis pas le seul, un gros coup de mou!
La piste finit par atteindre la route que je veux emprunter car je connais bien la partie finale sans grand intérêt. Mais impossible, au même moment se déroule le tour d’Occitanie. les coureurs défilent à toute vitesse ainsi que les voitures qui les accompagnent ! c'est un beau spectacle. il faut être prudent pour traverser la route et donc pas le choix de continuer le parcours classique. Mais quelque part ils m'ont donné un coup de boost, et j'y suis enfin altitude 1211 m. Je comprends que Pierre n'a pas dû m'attendre sous ce vent glacial, j'ai perdu au moins 30mn. Maintenant place à la deval nore que je commence à bien connaitre. 30km de descente avec 2 remontées et 2 ravitos. Je suis seul, pas de Pierre en vue, que de la caillasse hihi. Aucun bouchon je prends une fois de + beaucoup de plaisir dans cette descente marathon sans grande difficulté technique. Il reste encore 10km de fractionné que je vais faire à fond, j'adore ce final et je ferais même bien 20km en sus sur la fin...

L'organisation scanne ma plaque à l'arrivée et m'annonce "bravo Julien, 8h20". je n'en reviens pas et forcement et je ressens un sentiment de fierté. Un grand plaisir cette rando malgré cette zone rouge un peu avant le sommet. Mon collègue arrivera peu de temps après moi, on s'est loupé il m'a attendu 45mn au ravito 4, dommage. C'est surement mon seul regret de pas avoir dévaler le pic de Nore en sa compagnie. Cela reste pour moi une rando organisée hors norme par son profil du terrain et ce malgré son prix élevé. Une belle occasion de se tester sur une longue distance comparable à un marathon de course à pied.

Au final ça donne 80km 2600D+ 7h30 de roulage et un peu moins d'une heure de pause...une belle revanche
See you

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