Les Randos 2020

  • Pic de Nore 23/02/2020

    Pic de nore 23 02 2020 9

    Pour profiter de ce beau temps exceptionnel pour un mois de février, et afin que le réchauffement climatique ne soit pas perdu pour tout le monde, Julien nous propose dès vendredi de localiser notre sortie dominicale au Pic de Nore et ses alentours : programme annoncé, 60 km et 1800 de D+. Vous connaissez mon enthousiasme débordant quand il s’agit de monter et vous imaginez donc sans peine celle que m’a justement inspirée la proposition de Julien. Julien revoit donc sa copie pour nous proposer 3 traces dont il nous envoie les gpx par mail, accompagnés d’une explication sibylline destinée à m’embrouiller pour je dise oui sans réfléchir. Stratégie puérile me direz-vous, d’autant que les traces transmises font plus de 1700 de D+ et que, malgré ma sénilité précoce, je réussis quand même à comprendre que je vais souffrir… Oui, mais bon, faut être indulgent avec les jeunes et j’accepte donc d’accompagner Julien, et OlivierD, qui n’est pas jeune du tout mais qui s’entraine pour le Raid des Chapelles. Au fait, les traces sont aimablement fournies par un certain Pat local qui semble connaître et maitriser parfaitement le coin.

    Sur le trajet de l’aller en ce beau dimanche matin, Julien nous annonce que la quasi-totalité des montées de la journée se feront sur route, ce qui ne me rassure même pas et qui plonge Olivier dans un profond désarroi. Mais nous avons aussi l’occasion de contempler un Pic de Nore parfaitement dégagé, ce qui n’est pas toujours le cas, et nous nous frottons donc les mains d’avance, ce qui à aussi l’avantage de nous préparer à affronter les températures matinales de saison, c’est-à-dire un poil fraîches.

    Le départ se fait de Roquefère, charmant petit village en contre bas du Pic de Nore. Comme il fait effectivement un peu froid au départ et qu’il faut s’échauffer avant de monter au Pic, on attaque par une petite montée de chauffe de 500 de D+ pour rallier Cubserviès. Nous commençons bien évidemment à avoir trop chaud environ 12 mn après le départ, mais la belle cascade de Cubserviès et surtout la descente qui vient après nous font vite oublier toute envie de nous plaindre. Cette première descente peuplée par des ardoises joueuses est effectivement un pur régal. Nous venons à peine de l’entamer qu’un VTTiste nous rattrape et se présente ; il s’agit de PAT (le pourvoyeur de traces précédemment cité). Comme, nous allons rapidement le constater, l’homme est fort sympathique et semble effectivement connaître et surtout maîtriser parfaitement le coin et  le terrain. Il nous donne quelques indications sur la trace pour ne pas rater les meilleurs passages puis part devant et nous essayons de le suivre… Etrangement, nous le rattrapons assez facilement. Bon, c’est parce qu’une ardoise facétieuse lui a cisaillé son pneu arrière mais quand même… Nous en profitons bien sûr pour l’abandonner et essayer de prendre de l’avance. La fin de la descente sera comme le début, c’est-à-dire excellente : les ardoises ne posant pas de difficulté technique majeure mais apportant  un flou ludique dans le pilotage. Cette superbe descente nous amène directement sur le parking du départ et  nous en profitons pour abandonner le surplus de fringues que nous nous trimballons, toute trace de la fraicheur matinale ayant définitivement disparu.

    Nous attaquons ensuite la montée du Pic de Nore, toujours par la route et toujours au grand désarroi d’Olivier. Et nous retrouvons à nouveau Pat qui fera un bout de la montée avec nous. Enfin avec Olivier et Julien surtout, parce que pour ma part, à cause d’une timidité excessive sans doute, je reste quelque peu en arrière. Comme mes camarades du jour ont la gentillesse de m’attendre et que Pat est pressé de rentrer, il finira par nous laisser derrière.

    14 km et un peu moins de 900 m de D+ plus tard, nous voila en haut du pic. Le temps est superbe, la vue dégagée et magnifique et seul le vent un peu frais nous rappelle que nous ne sommes pas en été.  

    Bon alors là, nous prenons la DH secrète (mais chut, faut pas le dire). A mon avis la meilleure descente de la journée. Le terrain à dominante terre est très travaillé avec du flow en veux-tu en voilà, des virages relevés en veux-tu en voilà, des bosses naturelles ou non en veux-tu en voila, des gaps velus en veux-tu en voilà (on n’en prendra aucun d’ailleurs). Bref plein de super trucs en veux-tu en voilà et toujours une échappatoire pour ceux qui ne se le sentent pas. A refaire plusieurs fois, parce que vu la concentration des trucs précédemment cités, il faut bien la connaître bien avant d’en profiter pleinement. La DH secrète nous ramène sur Pradelles-Cabardès et nous remontons une centaine de m de D+ pour aller chercher la suite de la descente dans le parc éolien du Haut Cabardès. Là aussi une descente très sympa où nous retrouvons les ardoises et qui tabasse bien. C’est bien mais ça  souffre quand même un peu de la comparaison avec la précédente. Quand je vous dis que nous devenons difficiles… Nous nous arrêtons un peu avant les vestiges de la voie romaine, et nous rejoignons la piste qui nous fait remonter 100 m supplémentaires avant de replonger vers le village de Labastide-Esparbairenque (quel joli nom !) par une nouvelle descente tout en flow.

    Là, j’hésite entre le bonheur extatique et l’épuisement total : malheureusement c’est mon physique qui finira par choisir pour moi. Il reste 50 de D+ à faire avant d’aller chercher la dernière descente et je suis tellement cuit que je n’en profite même pas. J’arrive même en bas bien après Julien et Olivier, c’est pour dire… Conclusion, je vais être obligé de refaire la sortie.

    Heureusement, Julien a tout prévu et une bière bien fraiche nous attend dans sa glacière à la voiture. De quoi me requinquer un peu avant de remettre les voiles vers MURET.

    Au final, 1740 de D+ pour 44 km, une super ambiance, un temps splendide et un spot d’enfer que je découvrais pour ma part (et merci à Pat pour ses traces et ses conseils).

    Pic de nore 23 02 2020 6Pic de nore 23 02 2020 7

  • Eaunes 09/02/2020

    Img 20200209 120052

    Allez go ! je me lance dans la rédaction de mon premier CR au sein des Biclous Sauvages !
    Samedi message de Julien "on roule oû demain ? pas de pluie ! foret d'Eaunes ? " Seuls Marc et moi -mème répondons à cette proposition alléchante !
    Rdv à 9 h00 devant les jets allée Niel . Nous hésitons à prendre les bords de Garonne qui doivent être gras à cause des quelques pluies tombées ces jours dernier .
    Je confirme à mes comparses du jour que la foret est praticable sur la partie haute et grasse sur le bas . Nous décidons donc de nous y rendre par la route d'Estantens puis la côte menant à St Amans . En guide d'échauffement nous échangeons nos impressions à propos de notre fameuse sortie dans le LOT à Mercuès le week-end précédent .
    Après avoir laché mes compagnons dans la montée nous arrivons ensemble à l'entrée de la foret. .Nous nous engouffrons sur le single de droite direction le centre équestre et surprise les singles sont sec ! C'est parti pour une matinée de ride sur les bons singles ! Montée crache boyaux ,lazbenshapée , boucle XC 3 ,Eaunes DH3 ,DH Skwal, la Grange et la DH entre les arbres sont aux programmes ! La hiérarchie est respectée Marc et Julien sont devant et s'amusent à sauter les bosses , je les bousculent quand la pente s'inverse ! je n'ai pas encore assez d'aisance et d'assurance pour pouvoir les défier ! Il est déjà l'heure de prendre le chemin du retour qui se fera par la route d'Eaunes direction Muret pour déguster une bonne chez Julien !
    Bonne sortie de 31 km et 553 M D+ sous le soleil et bonne compagnie !
    Kénavo !
    Jérôme



     

    Lire la suite

  • Bruniquel 16/02/2020

    Img 20200217 wa0000 1

    Ce dimanche la sortie locale s'est délocalisée à Bruniquel sur une proposition de GuillaumeF. Oui l'idée est de rentrer pas trop tard en début d'après midi comme dimanche dernier à Eaunes. Des impératifs pour certains(moi), c'est aussi la sortie reprise pour d'autres. 5 candidats, GuillaumeF donc qui se charge de récupérer son collègue Jérôme sur Toulouse. GuillaumeP qui me récupère à 7h chez moi où on va mettre 20mn pour mettre 2 vélos sur un porte vélo 3 places! je commence à m’inquiéter sur l'heure de retour. On passe prendre ensuite OlivierD en express et son bike dans le coffre.

    Arrivée au parking de Bruniquel à 8h45, perfect!(un peu plus d'1h de route). On va jouer au chat et à la souris pour retrouver Guillaume et Jérôme garés un peu plus loin. les présentations sont faites, GuillaumeF va nous guider et nous proposer 3 montées par la même route des Abriols(ce n'est pas ce que préfère OlivierD et regrette de ne pas avoir pris son vélo de route). Mais aussi donc 3 descentes et même en gravel OlivierD abandonne vite l'idée. Chaque montée fait 2km pour 250 de D+ environ. Ce qui donne un ratio identique pour les descentes, c'est tout a fait raisonnable, de quoi réconcilier Marc avec Bruniquel. Ma deuxième inquiétude porte sur l'état du terrain, j'ai dû chopper le virus par Marc ou Sylvain, Bruniquel c'est bien connu c'est un enfer quand c'est gras.
    SP 1 "les Gorets" pour s’échauffer. Le terrain va s'avérer juste parfait, terre + cailloux au sec! pas de piège sur cette SP, quelques relances et du flow, de quoi travailler ses trajectoires et les virages.
    SP 2 "Les Abriols" un classique à Bruniquel déjà faite une fois avec une variante sur la gauche à tester une prochaine. Contrat rempli j'améliore mon temps, en 29 pouces je confirme ça va plus vite qu'en 26 pouces.
    SP 3 "La Devers" plus technique et plus variée. Je vais suivre GuillaumeF à la roue et vous connaissez tous mon élan d'enthousiasme, je vais lui tirer la bourre. Mais 200 mètres avant l'arrivée j'assiste devant moi à une énorme chute de GuillaumF : il perd l'avant, il arrive à redresser mais sa roue part de l'autre coté. Il bascule par dessus le vélo et tombe lourdement sur le coté droit de la la hanche. l'impact est violent, il hurle de douleur. Bon rien de casser visiblement, un gros hématome. Jérôme a chuté un peu + haut également devant OlivierD. GuillaumeP arrive derrière et nous fait part aussi qu'il est tombé au même endroit. D'après Ryan Leech la chute fait partie d'un bon apprentissage, donc ils apprennent vite! Je culpabilise pour GuillaumeF encore un peu sonné et je parviens à le rassurer en mode rigolade. Il est solide et se remet à pédaler c'est plutôt bon signe. Il est peu + de midi on se quitte avec le sourire et quelques bleus pour certains.

    Au final 23km et 900D+ un parcours condensé qui évite des liaisons longues et ennuyeuses dans ce secteur(et il y a largement de quoi faire à la journée). Une rando XC était organisée le même jour à Bruniquel, on a croisé personne c'est qu'on est donc sur le bon parcours !!!
    PS : Retour à la maison à 13h30, largement jouable à la demi- journée si chacun y met du sien, c'est a dire transporter des vélos rapidement et ne pas tomber comme des mouches.
    See you

    Img 20200217 wa0001

    Lire la suite

  • Alaric 02/02/2020

    Img 20200202 103108

    Un petit compte rendu de notre dernier ride dans la montagne d'Alaric. 3 riders dont 2 biclous Marc et moi même + Fred un collègue. Mais diable où êtes vous les biclous? Réveillez vous !
    Bon en tout cas sur place on a croisé pas mal de monde en vtt, en trail, à pied, en moto (grrrr) mais pas de chasseurs !

    Une météo printanière en ce début février, mais le sol est encore bien inondé et il a plu la veille pour ne rien arranger. Donc l'alaric mouillé on connaît c'est très risqué, mais bon par ma faute on y est, let's go...1ère montée au signal par la piste, Fred prend des raccourcis pentus alors que nous nous economisons. Notre première spéciale favorite d'échauffement sera "l'os du jambon" que je divise en 3 parties : La partie haute caillouteuse avec la marchounette, ouf c'est sensiblement sec. La deuxième partie en terre argileuse qui va s'avérer + que dégueulasse, aucun plaisir, j'en prends plein la gueule derrière par Marc et pas que de la boue...et la troisième partie mouelleuse dans la tourbe, du velours !miam miam. Remontée au signal via le single reverse, dur dur en montée mais certainement familial dans l'autre sens en descente. Notre deuxième spéciale la Fischer Man de plus en plus savoureuse depuis qu'on la côtoie...aucun os cassé encore répertorié ni Sylvain, ni Marc qui va tomber au tapis juste avant les éboulis... dommage ça aurait été plus drôle un peu plus bas. S'en suit un léger ravito au roc gris pour ma part un pâté gersois de caille aux raisins, divin avant de tester une nouvelle variante sous le roc un peu trop sauvage à notre goût. Tout en bas au désespoir de l'ami Marc il faut se remonter à nouveau la piste tandis que Fred se permet la liaison du GR en dilettante. On s'équipe à nouveau au départ de la combe du gravier, un rituel toujours fort agréable avant d'attaquer cette descente hantée...une première partie sombre dans les buis très jouissive mais il faut rester prudent (pas trop quand-même). On rentre ensuite dans la combe humide nous obligeant parfois à poser pied a terre. Notamment sur cette double marche encore bien mystérieuse à notre regard. La fin est une enfilade, une grosse régalade dans ces graviers qui vont nous donner le sourire et la banane à tous encore pour quelques jours! On en finira là ce coup-ci dans le juste plaisir sans oublier l'épilogue de Trèbes dans un troquet pour résumer cette journée encore pleinement réussie. Merci les amis.
    See you

    Img 20200202 120423

    Lire la suite

  • Mercuès 19 janvier 2020

    Img 20200119 wa0001

    C’est sur une proposition de Julien que, Julien donc, Jérôme et moi-même décollons de Muret direction Mercuès dans le lot à bord de la voiture de Jérôme. Décollage laborieux puisque nous mettrons presque ½ heure à installer les vélos sur le porte vélo, mais bon. Nous mettrons cela sur le compte de Julien, qui a le cou bloqué depuis quelques jours, ce qui l’empêche non seulement de tourner la tête à droite mais également d’avoir une vision d’ensemble du chargement.

    Malgré son handicap, Julien nous propose une trace de JPR31 (encore lui, on ne le remerciera jamais assez) intitulée Magic Hill. Tout un programme, d’autant que Julien a également pris contact avec Vincent, un local qui se propose de nous accompagner à partir de midi pour nous guider sur les traces, locales elles-aussi.

    Le trajet se passe tellement bien que Jérôme décide de se tromper de route en arrivant à Cahors pour le prolonger un peu. Nous arrivons donc sur place vers 9h10 et nous venons à peine de descendre de la voiture que nous voyons arriver un autochtone qui s’avère non seulement être au courant de notre venue, mais également se prénommer Yvon et être tout à fait sympathique. Yvon,  vététiste de son état, nous explique que c’est Vincent qui l’a briefé sur notre venue et nous commençons à discuter des sentiers que nous avons prévu de prendre. Il semble connaître le coin par cœur et nous indique qu’il a lui-même ouvert plusieurs traces. Ça commence donc très bien, même si Yvon ne peut se joindre à nous pour cause d’un bris de cadre fâcheux… Dommage, pour son cadre d’abord, mais aussi pour nous car, comme nous le verrons un peu plus loin, nous aurions avantageusement profité des services d’un guide local dès le matin.

    Nous partons donc assez tardivement mais pleins d’entrain quand même. La température est plutôt fraichouillette d’autant que le vent est relativement présent, mais la première montée vers le château nous aide à nous réchauffer. Nous empruntons le chemin en corniche sous le château qui surplombe le lot. Le paysage en contrebas est magnifique mais il ne faut pas le regarder trop longtemps sous peine d’aller de le voir de plus près avec une vitesse d’approche peu compatible avec la survie de l’être humain moyen. En clair mieux vaut garder un œil vigilant sur la trace car elle est belle mais étroite par endroit et il est interdit de partir à la faute sur la droite. Je me dis d’ailleurs que ce n’aura pas été un problème pour Julien puisqu’il ne peut pas regarder à droite à cause de son cou bloqué mais il me détrompe bien vite : il semble malheureusement souffrir copieusement et son humeur, de coutume si enjouée, s’en ressentira une bonne partie de la matinée. Il serre pourtant les dents et continue en tenant courageusement le cou… le coup, pardon.

    Nos premières descentes, la Malhic et la Pénitence, sont fort sympathiques et les montées qui vont avec (rien n’est gratuit en ce bas monde) sont comme le terrain : fidèles à leur réputation, c’est-à-dire bien énergivores. La navigation GPS, dont j’ai la lourde tâche, s’avère ardue et rendue encore plus difficile par le manque de précision du GPS et la multiplicité des singles, d’autant que nous passons plusieurs fois au même endroit ou pas loin. Vous rajoutez à ça un bon tapis de feuilles qui rend les débuts de traces difficiles à repérer et vous obtenez un Julien qui râle et m’engueule copieusement en me qualifiant de «mauvais » et de "nul" toutes les 5 minutes. Mon stoïcisme reste cependant intact malgré ce flot d’invectives et ma grande mansuétude m’aide à voir le bon côté des choses : au moins, pendant ce temps là, il ne pense pas à son mal au cou.

    Nous enchainons par le 5 à 7, un single dont l’inclinaison n’est globalement pas dans le bon sens, mais qui nous permet d’aller chercher la montée à l’église de Saint Henry (c’est raide !) mais la récompense vient après avec la descente de la Combel Nègre.

    Nous reprenons le 5 à 7 à l’envers (avec la pente dans le bon sens cette fois-ci) puis revenons vers Mercuès où Vincent nous attend. Jérôme insiste cependant pour aller d’abord visiter l’ancienne gare de Mercuès ce qui nous vaudra un petit détour.

    De retour au parking nous en profitons pour nous débarrasser de nos protections que nous avons trimballées toute la matinée pour pas grand chose et faisons enfin la connaissance de Vincent, fort sympathique lui aussi, qui nous ouvre bientôt la voie sur son Santa Cruz Tall boy (ça rappellera des souvenir à notre Bien Aimé Président). Après une petite liaison sur la route pour changer de secteur (direction Espère), Vincent nous donne le choix entre une montée physique et technique et une autre  plus progressive. Vous me connaissez, rien ne me fait peur et c’est pour cela que je m’empresse de voter pour la deuxième solution avant que mes camarades n’aient eu le temps de se prononcer.  

    Bien m’en prendra, puisque l’appréciation du côté progressif me laissera quelque peu perplexe. Mais bon, comme disait Einstein, tout est question de référentiel (il n’avait pas dû faire beaucoup de VTT quand même, celui-là). Bref, j’ai déjà mal aux jambes et je pioche copieusement après seulement 700 m de D+. Vincent et Jérôme prennent quelques mètres d’avance alors que Julien reste avec moi par pure charité et nous finissons par arriver en haut de la première montée (Climb à l’homme des bois).

    Par contre niveau guidage, ça n’a plus rien à voir : d’abord, mes camarades ont enfin la sensation de suivre quelqu’un qui sait où il va et Vincent, en plus d’être sympathique, est un pédagogue né : il nous présente toutes les éventuelles difficultés ou particularités du terrain et de la trace à l’avance avec force de conseils. D’autant qu’il suffit de le voir rouler et d’essayer de le suivre pour se convaincre que les dits conseils doivent être bons à suivre. Pour ne rien gâter, Vincent nous avoue qu’il passe autant de temps à ouvrir des traces qu’à les rider : quel saint homme !

    La suite se passe sur les crêtes de Lalio et le Travers de la Cocote, qui malgré son profil globalement descendant et comme tous les travers du coin, est bourré de relances bien casse-pattes. Une spécialité du coin semble être la reconversion des anciens murets que l’on trouve un peu partout dans la nature : deux options possibles, comme bosse dans le sens de la largeur ou comme single dans le sens de la longueur. Cette deuxième option donne des passages parfois techniques mais aussi très joueurs et ce VTT Muret me séduit particulièrement.

    Notons que Julien manquera de se faire percuter par un chevreuil lancé à pleine vitesse et qui passera juste devant sa roue avant. Pourtant, il arrivait de la gauche, il aurait pu le voir venir…

    Puis la descente de l’Ogre et le toboggan où je retrouve des couleurs avant de pâlir à nouveau puisque nous entamons une nouvelle montée qui emprunte pas mal de traces en cours d’ouverture par Vincent, ainsi que le peu d’énergie qui reste dans mes jambes.

    Il est déjà tard, et nous attaquons la dernière descente, à mon avis la meilleure du jour, avec du flow  et pas mal de passage sur les murets : excellente.

    De retour à la voiture, nous débriefons avec Vincent (et quelques bières aimablement fournies par Jérôme) puis le remercions vivement avant de prendre congés.

    Dernière péripétie au moment de mettre les voiles, la voiture de Jérôme ne veut pas démarrer : batterie trop faible. Heureusement un voisin sympathique (ce doit être une autre spécialité locale) qui avait perçu notre détresse nous dépannera instantanément grâce à un outil magique, le booster de démarrage, dont il nous fera l’article et dont nous prendrons tous les références.

    Au final 43 Km et 1057 m de D+ et un grand merci à Vincent pour son guidage, ses traces et sa gentillesse.

  • Black Mountain 12/01/2020

    Img 20200113 wa0001

    Je m'en serais mordu les c....de pas sortir mon bike ce week-end avec un temps pareil. Marc nous propose un retour dans la Black Mountain. GuillaumeF devait nous suivre sauf qu'il a trop mangé de terre à Lacroix Falgarde milieu de semaine. Il a voulu sauter une triple sous les encouragements sans réussite. On te souhaite un prompt rétablissement tout comme Sylvain qui se remet difficilement avec encore de la rééducation pour son bras.
    Marc me récupère à Toulouse après ma soirée anniversaires direction Labruguière. Les températures sont négatives mais on fur et à mesure qu'on monte en altitude, Le thermomètre avoisine les 3 degrés. Arrivés au parking de la cabane à Laurent, les chasseurs nous dirigent expressément vers un parking 800 mètres plus haut. 100 de D+ que je monte pour ma part à la pédale et qui a le don de me mettre de mauvaise humeur. Je rejoins donc Marc et 2 autres véhicules vttistes je précise. Car des véhicules on va en croiser de toutes sortes mais pas pour les mêmes raisons : Une Rave Party était organisée dans la nuit et tous ces jeunes ont encore le sang bien chaud. Ceux qui n'est pas notre cas, nos extrémités sont respectivement congelées. Mais nous avons droit aux encouragements de ces personnes aux yeux globuleux, dont un mémorable "salut les dopés". Je ne dirai rien! 5km plus loin au sommet du Therme l'ambiance est différente...c'est parti pour la 1ère SP, "le goulet" qui va faire l’unanimité sauf pour la batterie de ma Gopro qui résiste mal au froid. Dommage pas d'images sur cette descente. Elle est toujours top et variée, ça jump dans tous les sens en milieu naturel. Yes qu'on a bien fait de venir. Liaison/portage et 2ème SP " la Montaud", bien cassante dans cette forêt du même nom. Le terrain est parfait avec un très bon grip sur de la tourbe moelleuse. On décide ensuite de basculer au col de la croix de fer comme lors de la Randuro du mois de juin via la SP "les Souches". L’appellation est respectée, des sauts de souches qu'on peine un peu parfois à anticiper. On prend un casse dalle express car malgré le soleil, il fait vite froid. On cherche le départ de "la Carbo" nouvelle SP qu'on avait ratée en juin. On a pas mal jardiné, les feuilles dissimulent la trace qui à mon avis est à refaire cette été après un shape. La liaison "les Siouses" nous permet de rejoindre le même col sauf que pour gagner du temps on décide de la quitter pour rejoindre le haut des Siouses. C'est intéressant on analyse le terrain et les difficultés avant de la redescendre mais ça grimpe sec! Cette SP fait aussi l’unanimité(actuellement en chantier sur les 100 premiers mètres). Arrivés à la cabane de Laurent, les chiens sont toujours là, un décrassage de 100 D+ s'impose grâce à nos amis chasseurs nous permettant de rejoindre la voiture. C'est un très bon choix stratégique comme départ(habitué des locaux) qui permet de quadriller la partie haute de la forêt de Montaud sans pour autant se priver éventuellement des SP du bas qui sont "la Locale", "la Resse" ou la fin "des Siouses".

    On trinque une Leffe en cette journée encore de pure plaisir. Marc s'accorde ce droit malgré sa nouvelle résolution de l'année...Au final 5 spéciales pour 31km et 1371 D+. Pour ceux qui connaissent pas encore mes terres, allez-y foncez!
    See you

    Img 20200112 wa0000

    Lire la suite