Rides
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Ancizan 10/07/2022
- Par julien31600
- Le 11/07/2022
- Dans Rides 2022

Après cette journée de m...Nous reprenons nos montures direction Ancizan sur les traces de la MTB TRAILS 65. Un spot enduro ouvert dans les Pyrénées en vallée d'Aure depuis pas mal d'années déjà. Je ne connais pas encore ce spot, c'est donc une découverte pour moi mais aussi pour Marc et Fabrice les seuls biclous disponible en ce dimanche 7 juillet 2022. Il y a pas mal de casse vous le savez chez les biclous, notre effectif est réduit. Il y a l'accident de Vince, nous irons lui rendre visite au CH de Bigorre à Tarbes après notre sortie. Baptiste au repos forcé pendant quelques temps. Mais aussi un Covidé c'est d'actualité, et des vacanciers c'est de saison!
Je sens dès les premiers coups de pédale une journée difficile physiquement. Je vois partir Fabrice devant avec Marc à vive allure, à se demander s'ils sont pas tous les 2 en électrique. Et non Julien il va falloir que tu roules au mental et tu vas devoir chercher l'ombre, il fait très chaud pour compliquer la chose. Marc lui est dans une serenitude légendaire je l'ai jamais vu comme çà, le nucléaire le rassure et il fait joujou avec. Il alterne les modes eco, trail, le mode eco+ agréé par Fab, bref il fait mumuse et il a bien raison pendant que moi j'en chie dans cette premiere longueee montée. Fabrice lui rode son vélo en montée c'est sa premiere sortie enduro à la pédale avec un gros set up. Bon cette premiere ascension s'achève au bout d'1h30 soit 10km 770D+ à 7.5 % pour atteindre la Hourquette d'Ancizan. On va croisé beaucoup de monde sur cette route étroite, trop de bagnoles dommage!


On s'équipe et c'est partit pour la premiere spéciale dite "la salamandre". Cette piste est une des dernières traces ouvertes par l'association, empruntée lors du dernier enduro d'Aure. Une merveille ce sera la +belle de la journée avec un shape qualité bike park. L'environnement reste très bien préservé et plusieurs séquences s'enchaînent au milieu des buis avec un tel flow que nous arrivons trop vite en bas au village de Cadéac.
Plutôt que se taper la même montée par la route on decide de remonter par la piste forestière de Cadéac qui s'enchaîne merveilleusement sur la map. Cette montée est plus courte certe : 6,75km et 650D+ mais à 9.7 % de pente moyenne c'est pas pareil ! Fabrice qui commence à m'agacer sérieusement part à balle, et pendant ce temps là...Marc propose de me traxer à plusieurs reprises, je capitule au bout de 1,5 km...nous prenons un certain plaisir tous les 2 avec cette engin ! on envisage même de casser un PEL et de proposer au propriétaire un rachat avec mensualités. Sans le trax j'y serais encore, et Fabrice alias le dromadaire bip bip finit aussi par capituler...ouf je commençais vraiment à me poser des questions. On finit par récupérer la route bien dans le rouge, 10 mn encore de montée pour atteindre la croix de fer et cette arbre au milieu d'une prairie, comme dans un dessin animé! la pause est bien méritée à l'ombre avec une vue pas dégueux...

Dommage la descente qui va suivre à savoir la partie haute croix de fer est peu intéressante et pas propre quand on a bifurqué sur la droite, on a un peu jardiné, impraticable actuellement. Avant d'enchaîner la partie basse, nous allons remonter encore une portion de route pour aller chercher la toute fraîche spéciale Akash ouverte pour le dernier enduro d'Aure. On est completement roti, meme la batterie affiche une seule barre clignotante. On finit par atteindre le Pla de la Serre alt 1357m et le départ de la descente. C'est chouette, c'est joueur, par contre les quelques relances nous ralentissent encore +...des passages en dévers pimentent le tout, on finit par traverser la route et attaquer la partie basse Croix de fer. Un énorme flow dans cette descente sans piège mais je n'arrive pas à suivre Marc. Décidément ce garcon s'adapte très vite quelque soit le bike et visiblement le E-bike lui réussit tout autant. Chapeau Marc tu pilotes bien, je commençais à avoir des doutes...non je déconne Maestro Luquet.
Au final 37km 1860D+
On se jette dans la fontaine d'eau d'Ancizan avant de s'en jeter une houblonnée un peu plus loin à Sarrancolin , elles tombent bien toutes ces rimes.

Bon maintenant nous allons essayer d'aller voir Vince, c'est pas gagné car il a droit qu'à une seule visite en reanimation par jour, un collègue est déjà sur place on part tenter le coups même si on peut rentrer que 5 mn ou qu'une seule personne, on s'en fou on fonce à Tarbes. On va finalement pouvoir rentrer 2 par 2 dans sa chambre. On va te poser les memes questions c'est sûr mais on est content de te voir Vince. Tu as pu t'asseoir aujourd'hui pour la premiere fois et ca c'est bon signe même si cela a du bien piquer! tout comme le fait que tu reparles de remonter le plus vite sur un vélo. Ils nous tardent que tu reviennes sur Toulouse! On pense fort à toi et on te lache pas.
See you Vince
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Bike Park Loudenvielle 07/07/2022 - Journée de m...
- Par marc31600
- Le 09/07/2022
- Dans Rides 2022

Il y a des jours...
Pourtant ça partait bien, avec 7 biclous prêts à aller « limer » les pistes de Loudenvielle / Peyragudes en semaine (et donc potentiellement sans trop de monde) : Fabrice, Julien, Vincent, GuillaumeF, Baptiste, Jules, et moi qui n’avais jamais encore pu tester le haut de la station et la fameuse Magic Line !!!
Organisation au top avec achat des forfaits par le club pour bénéficier de la réduction fraichement négociée.
Beau temps, même si la pluie de la veille faisait craindre à certains inquiets de la météo (dont je suis un éminent représentant) un terrain un peu humide.
Température juste assez fraiche pour ne pas avoir chaud…
Bref, tout s’annonçait bien !
Donc Skyval puis télésiège direction Magic Line !
La première descente par la Magic se passe sans trop d’encombres malgré mes plaquettes arrières neuves qui nécessiteront un temps d’adaptation au disque et/ou à la montagne ainsi qu’un terrain rendu un peu glissant par les précipitations, me permet de découvrir cette piste déjà légendaire chez les Biclous, et me confirme qu’elle gagne effectivement à être connue.
Nous reprenons ensuite le télésiège avec l’espoir de tester la Candy partie haute mais, déception, la piste n’est pas terminée et est fermée (forcément…). Nous prenons donc la Val d’Aube qui part du même endroit et nous en profitons pour voir que le début de la Candy toute proche semble ouvert. Ce n’est qu’un peu plus bas que nous constatons que ce n’est que le début et la suite de la Candy qui recroise la Val d’Aube est bien fermée.
C’est plus caillasse et le soleil n’a pas eu le temps de sécher les pierres, ce qui vaut un petit dérapage moyennement contrôlé à Fabrice juste devant moi et il s’en faut de peu que je ne lui roule dessus… c’eût été dommage pour son nouveau bike…
A mi piste, nous rencontrons le premier problème. Oh, rien de grave, une crevaison de Vincent qui nécessitera une mèche, une cartouche CO2, et finalement une chambre à air, une autre cartouche CO2… du classique quoi. Au bas de la Val d’Aube nous prenons la direction de la Candy partie basse via la liaison depuis le bas de la station de Peyragudes (Full Green ?)
Là ça commence… tout d’un coup j’ai un bruit de frottement de mon pneu arrière et après m’être arrêté deux fois, je finis par constater que la base droite du triangle arrière de mon cadre est sectionnée… dégoût total que j’ai un peu de mal à gérer là tout de suite. Journée finie très prématurément et surtout combien de temps sans bike même si la garantie devrait fonctionner…

Je laisse passer les autres et je descends la Candy au ralenti, seul, en ruminant mon malheur, même si cela me permet de prendre conscience du travail exceptionnel qui été réalisé sur cette piste et de la beauté de l’environnement naturel (que bizarrement je n’avais pas pris ayant le temps d’apprécier lors de mes précédents passages).
Arrivé sur le parking, pourtant, pas le temps de déprimer : coup de fil de Fabrice qui a appelé le shop en face de la billetterie du Skyval qui a des VTT dispo à la loc. J’y vais et en ressort avec un COMMENCAL META AM avec une Fox 38 en 170 et un amorto à l’avenant : bref, je n’aurais pas totalement perdu ma journée ! J’ai même le temps de reprendre le Skyval et de rejoindre les autres en bas du télésiège avant la fermeture méridienne. Finalement, ça se goupille pas trop mal !

Sauf que Baptiste s’en est pris une sur la descente précédente et dispose dorénavant d’un poignet droit bien douloureux, ce qui n’est pas très indiqué pour faire du VTT en général et du en bike park en particulier… bon, il remonte quand même.
En haut, je vote pour une autre Magic Line pour pouvoir tester le Meta : après trois virages et 4 bosses, je gueule « Je veux le même !!! » dans mon casque, ce qui ne sert à rien puisqu’il n’y a que moi qui l’entends et que d’habitude, je parviens quand même à avoir une bonne idée de ce que je pense sans avoir à gueuler comme un putois (expression qui serait née à la fin du XIXème siècle, qui vient du fait que le putois émet des cris très bruyants lorsqu’il se sent menacé, et qui n’est donc pas du tout adaptée à la situation puisque que je ne me sens pas vraiment menacé et que le VTT au XIX siècle…). Enfin bref, une tuerie en descente ce bike, prise en main immédiate, confort fantastique, un truc avec lequel tu gagnes facilement des secondes et du plaisir quoi… pas sûr du tout que les sensations soient les mêmes en montée par contre…
Ce bref moment d’euphorie cessera malheureusement bien vite puisqu’en bas de la Magic, Guillaume perd la vis de son dérailleur et démonte tout pour finir « chainless » et Baptiste est resté bloqué en haut de la piste avec une crevaison et un poignet décidément trop douloureux. Ça commence à faire beaucoup…
Le télésiège étant fermé pour la pause méridienne, nous décidons quand même de descendre par la Candy pour aller chercher les sandwiches préalablement commandés au Skybar (organisation au top, je vous dis) et remonter ensuite pour récupérer Baptiste.
J’attaque la Candy derrière Julien et parviens même à le suivre (je ne sais pas si c’est l’effet META ou Julien qui fait du tourisme, mais bon, je prends), jusqu’à ce qu’il perde l’avant à faible vitesse dans un demi tour de transition. Nous nous arrêtons donc Fabrice arrive bien vite derrière. Il a ralenti parce qu’il a entendu crier mais pas plus. Pas de trace des autres par contre… c’est pas normal, c’est pas du genre à flâner.
Fabrice reçoit alors un appel de Guillaume et les nouvelles ne sont pas bonnes. Vincent s’en est mis une bonne, il ne peut plus bouger, souffre beaucoup et a du mal à respirer… Etant plus bas, nous prenons la décision de descendre à la billetterie pour prévenir les secours pendant que Guillaume et Jules restent avec Vincent et appellent directement le 112. Nous l’apprendrons plus tard mais c’est cette dernière démarche qui s’avère la bonne puisque l’hélico arrive « assez » vite pour hélitreuiller deux CRS de Secours en Montagne entre les arbres mais repart avec le médecin sur Tarbes car ils viennent directement d’une autre intervention « sérieuse », alors que Julien, Fabrice et moi ne remonterons que bien plus tard sans avoir trouvé mieux à faire en bas à la station.
Nous retrouvons alors Guillaume, Jules et les deux CRS qui assurent la première prise en charge de Vincent là où il est tombé. Cette première prise en charge nous rassure et même si elle a été plutôt rapide vis-à-vis de la difficulté d’accès, je n’imagine même pas à quel point l’attente a dû être longue pour Vincent bien sûr mais aussi pour Guillaume et Jules qui ont assuré la présence auprès de lui depuis le début. Les signes vitaux sont bons mais les anti-douleur que les CRS sont autorisés à lui administrer en attendant l’arrivée du médecin ne semblent pas être d’un grand secours pour Vincent. Il est conscient, bouge tous les membres, mais il souffre beaucoup et a du mal à respirer malgré le masque à oxygène et la douleur s’accentue au moindre mouvement. L’aller retour de l’hélico à Tarbes prendra du temps (même si je ne vois pas comment cela aurait pu être plus rapide) mais il finit par ramener le médecin, toujours au bout du treuil. Il faudra une dose de morphine puis l’injection d’un autre produit dont l’effet semble carabiné pour permettre aux deux CRS et au médecin de basculer Vincent sur le dos et de poser un premier diagnostic : c’est le côté gauche qui a chargé, clavicule très certainement, omoplate, plusieurs cotes et le poumon ce qui explique la difficulté à respirer et le besoin d’oxygène. Vincent peut enfin être transféré sur la civière et hélitreuillé pour être évacué sur l’hôpital de Tarbes.
A l’heure où j’écris ce CR (vendredi soir, 1 jour après), les examens que Vincent a passés ont confirmé les fractures de la clavicule et l’omoplate gauche, de 10 cotes, ainsi qu’une vertèbre et le poumon gauche touchés. Il reste sous surveillance continue à l’hôpital de Tarbes pour la semaine. Et malgré ça ce soir, dès qu’il a récupéré son téléphone, il nous a posté un message vocal sur Whatsapp pour nous donner quelques nouvelles et nous faire un coucou. Son cœur n’est pas touché, il est gros comme ça, et Vincent nous donne une belle leçon de courage.
Oui, c’est vrai, nous pratiquons un sport à risque et Vincent en a malheureusement fait les frais malgré un équipement de protection complet sans lequel les conséquences auraient sans doute été encore plus lourdes: casque intégral, gants, coudières, genouillères et maillot avec dorsale et protections aux épaules. Loin de moi l’idée de minimiser l’épreuve que traverse Vincent, j’en suis tout aussi touché que tous les Biclous. Comme j’ai pu le dire ce n’est pourtant pas une raison pour abandonner notre sport mais bien pour faire preuve d’humilité et de prudence.
Je tiens sincèrement à remercier les secours qui sont intervenus, CRS et médecin, pour leur professionnalisme, leur humanité et leur engagement au service de tous, ainsi que Guillaume et Jules pour avoir assuré la présence auprès de Vincent dans ces premiers moments qui ont sans doute été difficiles à gérer mais tellement importants. Merci aussi à Fabrice et Julien qui sont toujours là et ont géré au mieux l’après et le relais auprès des proches de Vincent.
Quant à toi Vincent, je veux saluer ton courage (tu en as eu besoin), ta gentillesse et ton altruisme (Citation de Vincent DUCOS 07/07/2022 : « Désolé, je vous ai pourri la journée »…) et puis ton sens de l’humour aussi puisque tu as quand même réussi à demander au médecin si tu serais revenu à temps pour faire une derrière descente juste avant d’être hélitreuillé et transporté vers Tarbes... C’est fort les trucs qu’ils filent en intraveineuse, non ?
Je te souhaite bien évidement un rétablissement le plus rapide possible et de nous revenir bien vite, en vélo ou pas, c’est toi qui verras.
Une pensée aussi pour Baptiste, qui récolte un bel hématome au poignet droit (mais rien de cassé heureusement) et va devoir rester tranquille pendant quelques semaines.
On a en a pris pour 30 ans des pépins, là. Les prochaines sorties nous redonneront le sourire.

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Bike Park Vallnord 03/07/2022
- Par fabrice31600
- Le 09/07/2022
- Dans Rides 2022
Ayant ouvert la saison bike park avec Julien et Marc à la Loudenvielle mi-juin le ton était donné !C’est donc sans tarder que je m’empresse de faire une petite programmation montagne avant que les bs ne foncent poncer plages, hamacs, et autres activités moins dynamiques.
Le rdv est donc pris et on choisit pour la suite le spot de Valnord-La Massana, la mecque des bike park pyrénéens.
Nos récits de l’été derniers avaient sucité la curiosité et l’envie pour certains de s’y essayer, mais à condition que ce soit Vallnord.
C’est donc 7 biclous qui sont à l’appel : Baptiste qui ne raterait pour rien au monde celui là, Sylvain qui adore les bike park quels qu’ils soient, Vince qui veut à tout pris participer à cette excitation collective, OlivierD et Christophe qui font l’unique et le seul bike park de l’été … à moins que, et les 2 irréductibles Julien et bibi qui tentent tant bien que mal de rester sur le même volume de sorties que l‘an dernier !
On ne ride pas Vallnord sans faire des efforts et ça commence par le réveil ! Et oui ça pique ! Mais tout se déroule parfaitement et nous arrivons comme prévus sur place avec de la marge pour se mettre en conditions et j’en profite pour faire la surprise à mes compagnons du jour, je leur fais découvrir mon nouveau vélo qui à la surprise générale ne possède pas de moteur ! Les bs ne sont pas prêts pour le monde 2.0, je décide donc de céder …

Nous prenons la première remontée pour une ouverture des pistes sur la partie haute à 10h.
Timing parfait mais c’est sans compter sur les mises à jours non publiées puisque l’ouverture sera finalement à 10h30!
Nous décidons donc de ne pas attendre et d’ouvrir les hostilités en prenant la Commencal inferior pour se mettre doucement en jambes. Le problème avec les bike park, c’est doucement on y arrive pas. Leuphorie prend toujours le dessus. Cette première ne sera pas forcément du gout de tout le monde.
En effet Christophe et Olivier ont l’impression d’être dans une machine à laver qui n’en finit plus de tourner. Le pneu de Vincent ne comprend pas non plus ce qui se passe et se dégonfle dès la première descente … pfff ! Arrivés en bas, nous reprenons la tc pour remonter sur le plateau, et nous partageons nos impressions. Je ne sens pas l’engouement mais je reste confiant sur la suite qui nous attend.
Ca y est tout est ouvert on peut foncer et on décide de rejoindre le ts qui nous montera au 2eme plateau, pour ensuite récupérer le 2ème ts qui nous mènera au sommet. La liaison se passe sans encombre même si le rythme est encore timide.
Arrivés au sommet en survolant les pistes, nous avons pu admirer les installations qui se mettent en place pour la coupe du monde mi juillet: ca va être costaud !
Et c’est parti pour la première descente. Pour avoir ridé plusieurs fois le spot l’an dernier, j’ouvre pour montrer le chemin, j’essaye de mettre du rythme même si je suis en phase de test de vélo, mais je sens très rapidement que ça pousse derrière. Baptiste est intenable dans ma roue, suivi de très par Vince qui semble tout aussi motivé. Julien avec sa maitrise parfaite des bike park arrive à rider avec la tête de course mais également à faire la liaison avec le reste du groupe. Il est facile !!
On arrive à nouveau au ts pour remonter au sommet. C’est pas encore ça pour Olivier et Christophe mais on sent que certaines choses leur donnent le sourire. Alors on insiste !
L’avantage en bike park c’est ne faisant pas l effort pour remonter, vous pouvez refaire sans limite les descentes pour les apprendre, et ainsi s’améliorer en repoussant quelques limites, en accélérant un peu plus dans les virages, en osant lacher un peu les freins, en tentant quelques sauts qu’on ne ferait jamais sur une descente unique, … bref on progresse très vite.
On va donc enchainer plusieurs fois la partie haute et la magie opère. Christophe est dans ma roue et me klaxonne (il adore ça), on entend les youhou d’Olivier dans les bosses en suivant son professeur du jour (mr plus), Sylvain retrouve toute l efficacité des ses suspensions suedoises, … et Baptiste et Vince qui foncent à mach 2.
Le temps passe vite et on décide de faire une descente sur la partie haute pour remonter au Pic del Cubil pour notre picnic. Tout le monde ayant bien repéré et le rythme étant présent, je propose de faire la descente d’une traite jusqu’au ts. Malheureusement arrivés en bas 3 bs manquent à l’appel. Sylvain, Olivier et Christophe. On pense dans un premier temps que le rythme imprimé n’était pas de leur goût et qu’ils ont fait une pause, mais au bout de quelques minutes on réalise qu’il y a certainement eu un problème.
En parlant de problème ! Les téléphones en Andorre ! Quand je vous disais que par moments les bs ne sont pas dans le monde 2.0 ! 7 bs et 4 téléphones qui fonctionnent ! J arrive finalement tant bien que mal à joindre Sylvain qui nous annonce la crevaison de Christophe. Bingo ! Je cherchais depuis le début une excuse pour lui faire faire le cr, je l’avais ….
Sylvain nous dit qu’ils n’arrivent pas à regonfler, on décide donc de remonter et de faire à nouveau la descente pour les rejoindre et les sauver avec la cartouche de co2 de Julien. Et en effet ca fonctionne, … euh enfin presque car on réalise que le pneu n’a plus rien de rond ! Bon finalement Baptiste avait prévu un pneu de secours à la voiture. Passage en chambre à air pour assurer une descente tranquille vers la voiture pour Christophe.
On en profite pour se poser sur le bord de la piste et manger. Nous sommes en contre bas d’une belle double, suivie d’un gros relevé et de 2 bosses à tricks. Et à Vallnord c’est le festival ! On peut donc admirer la technique des andorans, et aussi des andorranes qui passent cette double avec une facilité ! Julien déprime: “on est nuls” …
Allez fin de la pause, Christophe part en direction de la voiture alors que nous prenons la direction du ts. Seule consigne laissée à Christophe, on se retourve au sommet.
Et oui rappelez vous, 4 téléphones sur 7 et bien sûr on n’en laisse pas un à Christophe au cas où (à méditer) … en même temps il n’a pas signé les 10 commandements !
Nous allons enchainer de nombreuses descentes, aller tester la wood park et ses modules de bois, mais seul Julien et Sylvain s’y essayent, les autres préfèrent revenir sur les pistes classiques.
L’heure tourne et toujours pas de news de Christophe !
L’eau commence à manquer, on décide de revenir à la tc pour remplir et on espère enfin retrouver Christophe. Mais Sylvain commence à fatiguer et dans un manque de lucidité il oublie de bifurquer, heureusement Vince l’a vu. Du coup le groupe se sépare. Une partie part remplir les gourdes et l’autre part à la poursuite de Sylvain.
Je fais parti du 2eme avec Vince. Nous retrouvons Sylvain au ts et décidons d’attendre les autres. L’attente est longue, on n’arrive pas à les joindre, quand enfin Baptiste m’appelle et me dit on est là dans 15 min. Je propose donc que nous fassions une montée et une descente et de se retrouver tous au ts. Chose faite mais toujours pas de bs !! On comprendra que plus tard (l’alcool aidant à être honnête) qu’ils ont enchainé quelques descentes aussi, et même apercu Christophe tel un sanglier descendre des pistes noires, sa grande passion. Comme pas de téléphone, ils ont du adopter un moyen de communication antique, mais qui vu la tournure des choses n’a pas semblé efficace, puisque nous reverrons Christophe qu’en fin de journée.
Sylvain décide de nous abandoner, il est rincé, et sans masque la poussière a eu raison de ses yeux.
On enchainera donc encore quelques descentes à bon rythme et décidons de descendre vers 17h car la consigne est de rentrer avant 22h, et on le sait bien les plaisirs andorans sont multiples donc la journée n’est pas terminée.
Le groupe est fatigué, et décide de lever le pied dans la dernière. J’en profite donc pour me mettre en mode spéciale et voir si j’ai fait le bon choix avec ce vélo. J’envoie tout d’une traite et je valide !
Arrivés aux voitures, pas de Christophe, donc pas de clé, il finira par arriver peu de temps après.
Il s’est fait son Vallnord solo, a découvert de belles pistes bien engagées que j’avoue ne même pas connaitre, mais bon dans le fond je le soupconne d’avoir tout bonnement voulu esquiver un cr !
Allez l’esprit bs est vite de retour au shop autour d’une bonne pinthe en excellente compagnie (#mariona).

Le retour est également rodé, un arrêt shopping où on verra l’avantage d’être nombreux pour ces sorties, plus de bs plus de courses :)
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Bike Park Loudenvielle 18/06/2022
- Par julien31600
- Le 20/06/2022
- Dans Rides 2022

La canicule nous incite ce samedi à inaugurer notre 1er bike Park de la saison 2022. Le bureau est naturellement présent en compagnie de GuillaumeF qui se libère à la dernière minute suite à l'annulation d'un tournoi du fiston. Merci la canicule ! Direction Loudenvielle Navettes ou skyvall ou les 2 nous verrons bien!
Quel bonheur de retrouver cette vallée, le parking skyvall est toujours là, quasi vide à notre arrivée. Notre rituel se met en place : dorsale, coudières, masque, intégrale. Sans oublier de mettre genouillères et chaussures (dans l'ordre inverse ça ne marche pas avec les miennes arf je me trompe encore). Café savanne à la fraîche avant de récupérer nos forfaits skyvall tarif réduit svp le samedi 20 balles, what else ?

Vince a déjà fait l'ouverture du skyvall la veille de notre sortie à Ens le mois dernier si vous suivez nos reportages. Il nous avait parlé d'une rencontre avec une certaine " Candy" lors de sa journée. Ce fût pour lui littéralement un coup de foudre et on doit dire qu'en regardant les images, Candy nous a également éblouis ce jour là !
Ma chère Candy nous voilà enfin, impatients de faire ta connaissance, comment dit on déjà "enchanté" Candy.
Présentation et mensurations :12 km D+ 70 m D-1260 m Altitude min. 999 m Altitude max. 2186 m
Cette piste ludique est une vraie petite gourmandise. Reliant le sommet de Peyragudes à Loudenvielle, virages relevés et whoops s'enchaînent sur 13km de terrains variés.
Nous n'emprunterons donc aujourd'hui que la partie basse depuis la station Peyragude. Cette partie basse est scindée en 2, la 1ere partie est en réalité une piste verte déjà existante. Elle sert de liaison et de récupération malgré ses quelques relances. La 2ème partie est la nouvelle Candy Line, une piste verte typée bike Park et Mama Mia...

On ne peut qu'être en admiration devant elle. Une création et signature Mountain Lines, on reconnaît de suite leur shape réalisé. Le genre de piste plébiscitée même par nos amis espagnols. Dès que tu rentres dedans, tu prends une vitesse folle et tu t'engages dans une spirale infernale de virages relevés xxl. Le smile est 100% garanti, quoique tu aimes dans le vélo même si c'est pas ta came, avec ce côté pycho ludique dans toutes ces trajectoires tu peux pas le nier c'est du très lourd ! Je m'abstiendrai de faire une comparaison avec la Magic Line pour le moment. J'ai pris en tous cas autant de plaisir et en présence de la même équipe ! Voyons un peu les autres pistes, la skyvall s'est élargie dans sa partie centrale. Du coups tu passes d'un sentier étroit pyrénéen à une piste bike Park avant de serpenter sous la télécabine sur un terrain déjà bien défoncé. Pas trop de cohérence sur cette piste mais ne la blamons pas, c'est une des + anciennes et reste une classique dans le secteur. Nouveauté 2022 aussi, la Urge Line une variante de la Pourticou après le village Germ: une enduro noire bien raide comme Fabrice les apprécie tant.
Déjà bientôt la pause déjeuner quand GuillaumeF casse 4 ou 5 rayons sur sa roue arrière, nous arrivons à reprendre le skyvall. Le staff propose gentiment de le déposer en pick-up au shop Papy Bikes pendant son temps de pause, énorme ! Et c'est pas finit, après diagnostic des réparations il propose de le redescendre à nouveau mais jusqu'à Loudenvielle pour qu'on puisse déjeuner en attendant. De notre côté avec Marc et Fabrice on emprunte la sixpack rouge puis à nouveau la skyvall pour rejoindre GuillaumeF au Skybar.
Pause généreuse : Sandwich jambon crudités, wraps, frites maison et 4 pintes.
La Sieste va être dévastatrice à la remontée et le temps d'attente au shop aussi pour moi. Je suis déjà bien rincé et la température augmente encore et encore...pendant la "répapapotage" Papy nous annonce une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne c'est que la Candy partie haute du télésiège privilège est en préparation active nuit et jour. Et tenez vous bien je le cite ca va être une véritable tuerie, Candy n'a pas finit de nous surprendre. Et la mauvaise nouvelle c'est ta roue GuillaumeF c'est réparé mais tes autres rayons vont lâcher les uns après les autres prochainement.Bon nous pouvons repartir et devinez où ? Sur la Candy evidemment. Et devinez quoi ? C'en est déjà finit pour GuillaumeF malheureusement...des rayons cassent. La Candy mania va continuer en trio. Fabrice trouve la bonne idée de crever dans la Candy Line mais le bougre va se rattraper sans le savoir encore sur la prochaine. On prévoyait une navette pour occuper GuillaumeF en mode chauffeur. Mais Fabrice opte judicieusement après pas mal de temps perdu finalement de reprendre le skyvall. On prévient guillaumeF par tel qui a eu le temps d'analyser ses performances sur Strava. Il va tout faire basculer quand il annonce la coupe: 3ème sur la Candy Line. Mes 2 acolytes se mettent en mode maxi avalanche, Marc relance comme un dingue dans la 1ere partie, Fabrice devant a déclenché le mode sport...et moi derrière asphyxié je temporise. J'ai aucune inquiètude je les rattraperai dans la Candy Line je le sais très bien mais eux non. Arrivés tous en bas groupir et tous en vie après ce run en mode chrono (c'est plaisant quand tu te prêtes au jeu je dois avouer), je propose une petite dernière Candy avant la fermeture et nul besoin de les convaincre nous reprenons la même.
Au final 7 Candy Lines, 2 Skyvall, 1 urge Line et une Sixpack pour environ 7000D- c'est pas mal pour une première. Bon mais maintenant que nous sommes assis au skybar avec nos pintes à la main, nous allons trinquer aux résultats :
je vous jure des gosses ! La full green est attribué à.... Fabrice ! Un Kom sur 110 personnes pour le moment et en deuxième position Marc qui conteste un tant soit peu le chrono de Fab. Bon moi je suis hors classement donc je ne dirai rien étant donné que mes segments sont privés et pas pris en compte. J'ai juste envie de vous dire tant mieux pour vous car sur la Candy Line, mon écran me dit...mais tout cela reste éphémère.
Une putain de belle journée pardonnez moi l'expression, on est des sacrés veinards de pouvoir profiter de tout ça. Une passion qui demande de l'investissement financier pas forcément accessible à tous...du temps également alors merci à nos épouses qui nous supportent encore et merci à vous encore les biclous. C'est le moment de chialer normalement, musique triste svp.
See you -
Brassac 04/06/2022
- Par marc31600
- Le 18/06/2022
- Dans Rides 2022

Aujourd'hui, les Biclous ont décidé de jouer en terrain connu : direction Brassac et ses spéciales de la coupe de France. 4 biclous sont présents : Fabrice, Marc, Julien et moi.
Service taxi devant la maison (pour une fois qu'on part vers le Nord) et je peux enfin voir cette remorque si pratique : beau boulot les gars !
Un peu de route et on arrive enfin sur la place du marché, qui est libre en ce samedi. On s'équipe et direction le premier secteur de la journée, c'est Julien qui guide avec strava, il connait les spéciales et nous conseille de faire cette première montée de bon matin, le soleil tapera trop sur ce versant ensuite !
Désolé, le nom des segments ne sera pas mentionné pour cause de confidentialité (mais aussi d'oubli).
Première montée avalée, on attaque sur une trace empierrée, courte mais fun. Arrivés sur la route, Julien propose d'en tester une qui a l'air sympa, on la rejoint et effectivement vu le départ ça promet. De la terre très meuble, quelques marches, du dévers, beaucoup de pente (notez le bien) et le tout parfaitement shapé. On se régale dans cette pente, qui aboutit sur la rivière, tout en bas.

Aucun souci, à l'enduro ils passent de l'autre côté pour continuer vers la suivante. Cherchons donc un passage à gué...
Après de multiples reconnaissances, l'évidence nous apparait : impossible de traverser cette rivière, il va falloir remonter à pied ce travers, très très pentu rappelons le. Alors c'est parti, on y laisse un peu de jus et Fabrice démontre l'utilité de l'assistance à la marche d'un élec.
Enfin en haut, Julien nous fait récupérer le départ d'une trace cette fois moins pentue, beaucoup plus joueuse mais piégeuse avec quelques rochers dans l'ombre. Mais quelle trace !
Allez, on enchaine avec le segment suivant, on traverse le village et on attaque la remontée par la route. Avec Marc on se cale dans un rythme lent mais efficace, mais Julien et Fabrice décident qu'on montera par le chemin. Soit, allons y.
Enfin en haut, vous avez compris le principe : on redescend (je cale ça parce que je me souviens plus de celle ci). La 2ème remontée sur ce secteur se fera cette fois par la route, mais il faut quand même terminer par un long sentier. On croise des jeunes en DH, qui roulent avec leur bouteille à la main (??) et qui s'en plaignent.
Il est décidé de faire la pause au départ de la spéciale DH.
Spéciale qui propose pas mal de sauts shapés, dont un qui me fait manger la terre (tu sais pas sauter, arrête d'essayer...). Sympa quand même
Direction le 3ème secteur, avec une longue liaison (au soleil !!), on attaque jusqu'à mi pente puis on remonte tout en haut, les locaux ont préparé un nouveau départ avec des grosses doubles.Ce sera la dernière pour moi, je cale complètement dans les derniers mètres.
Cette spéciale là est longue, mais très belle, engagée et rapide, ça valait le coup de grimper !On arrive en bas et Julien m'indique le retour au village, eux en ont encore sous la pédale (évidemment) alors ils vont s'en faire 2 de plus. Il me sera conté que le TRAX a été utilisé pour le président...
On se retrouve au café sous les platanes, une fontaine fraiche, une bière, un gérant très sympa et tout va bien... Il est 17h et on rentre à la maison, les dames de ces messieurs sont pressées d'attaquer les mojitos !
Bilan (pour ceux qui ont tout fait) : 34 km et 1780 D+
Merci les gars pour cette reprise, à la prochaine !

Par Jules
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Lac D'ayes 12/06/2022
- Par sylvain
- Le 12/06/2022
- Dans Rides 2022

Que faire ce dimanche, j’hésite entre aller me baffrer des cols pyrénéens (attention il paraît que ce n’est pas bien de faire du vélo de route enfin c’est surtout ceux qui n’en n’ont jamais fait qui le disent) et faire un tour de VTT avec les biclous. Ne voyant rien de compréhensible venir (je ne sais pas si c’est un début d’Alzheimer ou les mots utilisés ou le style pour rédiger les posts mais il m’arrive de plus en plus souvent de n’absolument rien comprendre à la discussion) je lance alors une proposition de sortie toujours vers les Pyrénées et oh miracle 2 volontaires se présentent (Olivier et Jérôme) il va donc me falloir trouver un objectif où mettre nos roues cramponnées. Après une rapide prospection je jette mon dévolu sur les lacs D’ayes et D’eychelle en partant de bordes/lez parce que cela ne fait que 30kms et que j’aimerais rentrer avant 18h00 pour aller faire mon devoir de citoyen ou au minimum ne pas empêcher ceux qui aimeraient le faire (mes accompagnateurs). En plus cette sortie est majoritairement en forêt, donc ombre donc moins chaud et elle finit aux bords de lacs où l’on pourra faire trempette. Allez vendu il faut bien aller quelque part. Arrivés sur place vers 08h30 nous nous préparons dans la bonne humeur autour d’un café et de petits beurres (habitude Fabricienne). On attaque par un petit bout de route et très vite nous voilà dans la forêt à monter sur des pentes plutôt raides ou en devers. Très vite les pourcentages nous obligent à poser le pied pour pousser sur de longues distances. Les possibilités de rouler sont presque inexistantes. Assez soudainement on débouche sur un replat avec quelques maisons et à cet endroit les traces de montée et descente se croisent. Sans vraiment réfléchir je pars sur la trace qui semble la plus abordable et qui commence par un très sympathique chemin à flanc de montagne pour ensuite suivre une sorte de petit canal. Il y fait frais et c’est très roulant donc très agréable. Arrivé au bout du canal changement de ton car la pente recommence ses pourcentages infernaux nous obligeant à pousser quasi tout du long pour arriver au lac de Bethmale où l’on voit que les vélos sont interdits. Vu la fréquentation du lieu on va sagement prendre une piste parallèle au GR10 pour continuer le parcours. En fait cette piste sera un peu de répit avant de reprendre notre montée infernale. Cela fait déjà 2 heures que l’on est parti et l’on a à peine fait 8 kms pour moins de 700 de D+ mais le plus dur est à venir. La piste sera de courte durée car lorsque la trace récupère le GR 10 c’est pleine pente dans la caillasse nous obligeant a un portage en règle sur un bon 300 voire plus de D+ .

Apres ce portage on débouche enfin sur un zone plate nous permettant de faire une pause. Cet effort particulier nous a rincé, nous sommes dégoulinants de sueur et nos maillots sont des vrais serpillères. J’ai un peu de mal à comprendre où l’on est vraiment et j’en profite pour faire le point sur le GPS et après une rapide analyse il s’avère que l’on a pris une bonne partie de la trace à l’envers. Vu la difficulté pour monter et les obstacles techniques rencontrés je me dis que finalement ca n’est pas une si mauvaise chose car je ne me voyais pas vraiment descendre par cet endroit trop engagé pour moi. Il est déjà quasi 13h donc on décide de ne faire qu’un seul lac (Celui d’Ayes) et de redescendre ensuite par la montée mais nous verrons que des surprises sont toujours possibles. Au lac D’ayes nous profitons pour nous refroidir les pieds et les mollets qui ont bien chauffés. L’endroit est vraiment agréable avec un petit parfum de haute montagne.
Ensuite on attaque la descente par un chemin finalement hors circuit parce on avait envie et qu’il avait bonne allure. Si le départ était faisable (j’ai failli quand même me prendre un joli OTB) très vite celui-ci se montre nettement moins cordial avec nous car les virages sont très très serrés et plein de pierres instables. Plus on descend et plus le terrain se dégrade à carrément devenir un champs de cailloux, la capitulation générale s’impose sans condition et c’est à pieds (tiens cela me rappelle quelque chose) que nous finirons par aboutir dans une sorte de cirque en pleine fête de la transhumance (un peu surréaliste). A partir de là on va enfin enchainer une descente correcte c’est à dire sans difficulté notables mais sans réel fun non plus, du roulant assez facile.
Au final un petit 30 kms pour 1300 m de D+ qui nous ont carrément rincé. Vu comme cela peut paraitre décevant mais on est unanime sur le fait d’avoir passé un belle journée à la montagne et d’en avoir bien chié ce qui était peut être indirectement le vrai but de cette sortie. En plus on est tous arrive avant 18h pour aller voter.
Il est également clair que si d’autres membres du club avaient été avec nous aurions eu droit aux trompettes de Jéricho pour minimum une semaine. Pour ma prochaine proposition de sortie dans les Pyrénées je vous conseille la méfiance.
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Ens 22/05/2022
- Par marc31600
- Le 06/06/2022
- Dans Rides 2022
Voila un petit moment que, trop occupé à les infliger à nos nouvelles recrues, je n’avais pas fait de compte rendu. Et je n’étais pas parti pour en faire, mais voila, je manque parfois de force de persuasion et laisser une sortie enduro sans CR c’est comme faire de la route quand on peut faire du VTT, ça ne se fait pas. Donc, retour 15 jours en arrière et plus particulièrement sur le dimanche 22 mai, où les perspectives de beau temps nous poussent à aller chercher un peu de fraicheur à la montagne, et pourquoi pas sur le spot de Ens au départ de Saint Lary. Comme si nous n’avions pas compris lors de notre précédente venue sur ce spot il y a deux ans qu’on allait prendre un bon coup de chaud…Pour ceux qui ne connaissent pas Ens, c’est trois spéciales, la O’Brot, la Schistaule et la Classique et une seule et même montée d’un peu moins de 500 m de D+, essentiellement par la route, et en plein soleil… Rajoutons à cela les insatiables Julien (Monsieur Plus) et Fabrice qui nous promettent une 4ème montée de 700 de D+ sur l’autre versant (côté Pla d’Adet/Espiaube) pour aller chercher les granges et les crêtes et une descente (noire parait-il) sur Guchan.
Les protagonistes donc : Julien (M. Plus), Fabrice (M. Aller encore un peu), Sylvain (M. il faut faire plus de D+ que de D- sinon c’est pas drôle), Vincent (Vince… M. je vous raconte même pas, qui est déjà sur place avec un pote et a déjà poncé le bas de Loudenvielle la veille) et moi, qui sais que je vais souffrir…
Nous nous retrouvons sur place en ce beau dimanche matin et entamons bien vite notre première montée en pérorant à qui mieux mieux sur la température exceptionnellement élevée en cette fin mai, à cette heure matinale, à cette altitude et les conséquences fâcheuses que cela pourrait très éventuellement entraîner sur notre niveau de performance en montée…
Effectivement, je ne me rappelais pas que le pourcentage de pente était aussi élevé sur cette p… de… cette fieffée route, pardon, et je me dis qu’il fait effectivement (aussi) chaud et que, vu que ce n’est que la première montée, je vais effectivement (encore) en… baver un tantinet.
Enfin bon, nous voila enfin en haut et nous allons chercher notre première spéciale, la plus éloignée et la plus engagée d’après nos souvenirs, j’ai nommé la O’Brot.
Voyant que je peine en montée, mes camarades ont la gentillesse de me laisser passer devant pour cette première descente que j’aurais le plaisir de redécouvrir, avec une trace toujours aussi propre et effectivement (toujours) quelques passages un poil techniques à l’abord desquels je sentirai monter l’adrénaline : bref, un bonheur !
Deuxième montée… mon Saint Bernard personnel prend pitié et vient me traxer à mi pente. Donc je monte beaucoup plus vite et nous rejoignons le départ de la Schistaule (j’avoue que j’ai une tendresse particulière pour le nom de cette descente, ça me rappelle ma jeunesse… et la suite aussi).
Peut-être un peu moins engagée que la première mais bien dans la pente quand même : du bonheur aussi donc.Troisième montée : ayant perdu toute forme d’amour propre, j’accepte la proposition de traxage encore plus tôt. Et donc, je monte encore plus vite pour aller chercher la dernière spéciale d’Ens, La Classique. Moins de technique mais beaucoup plus de flow et de vitesse et des doubles que je ne passerai pas par manque de vitesse (je m’auto excuserai en me disant que c’est parce que je ne connais pas assez bien la piste) mais au final encore une spéciale qui donne la banane.
Oui mais voilà, qu’est-ce qu’on fait après ? Moi, comme d’habitude, je suis cuit, Vince qui a déjà roulé la veille, veut s’arrêter là, l’orage menace et Messieurs Plus et Aller encore un peu... ben ils en veulent plus c’te blague ! Sylvain ? Je sais plus, il avait chaud le Vosgien, mais le connaissant il aurait roulé encore pendant deux jours.
Après de nombreuses et bouillonnantes tergiversations, nous finissons par prendre une décision : nous montons tous en voiture (grâce à notre belle remorque) sur la route du col de Portet pour aller chercher le départ (initialement annoncé à la pédale) de la descente des crêtes sur Guchan (ne m’en veuillez pas, je ne sais pas comment elle s’appelle). Vince, qui arrête-là, nous proposant gentiment de redescendre la voiture.
Parfait ! Sauf que le col de Portet est fermé à la circulation automobile… Julien essaye bien de me vendre une fin de montée à la pédale, mais c’est sans compter que je travaille dans le bâtiment et que j’ai une petite expérience des gens qui essayent de me vendre l’inverse de ce que je veux. Sylvain, qui a parfois de bonnes idées quand il ne fait pas de la route, propose alors d’aller chercher la descente enduro du Pla d’Adet que nous avons empruntée lors de notre dernière virée au Bike Park.
Nous redécouvrons une trace peu empruntée et donc pas entretenue (dommage parce qu’il y a un vrai potentiel). Mais cela nous donne l’occasion de frayer avec la faune locale. Oh le chevreuil ! Oh le sanglier ! Jusqu’à ce que Julien s’arrête net (tel le chien de chasse qu’il affectionne tant) et nous montre un petit faon blotti dans les hautes herbes et certainement terrifié à 20 cm de la trace que nous suivons. Nous le laissons vite en espérant ne pas l’avoir trop effrayé. Après cette séquence Bambi qui ne manquera pas d’émouvoir les plus sensibles d’entre nous, nous terminons notre descente sans autre évènement marquant.
Nous retrouvons Vince et son pote (dont j’ai omis le prénom désolé...) en terrasse d’un bar où nous pourrons déguster une bière bien méritée (voire un Perrier, pour les plus vosgiens d’entre nous).
En résumé : c’était bien. Au final un petit 1400 m de D+ pour 32 km mais une sortie bien physique quand même.
Merci à mes camarades du jour, c’est toujours un plaisir d’apprécier leur gentillesse et leurs particularités si attachantes.

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Randuro Labruguière 15/05/2022
- Par fabrice31600
- Le 19/05/2022
- Dans Rides 2022

C'est l'histoire de 9 biclous qui partent dans la montagne noire, dont un qui n'avait pas le maillot manche courte du club. Pour avoir préféré rouler avec mon maillot MBF trop classe, je me retrouve à faire le résumé de cette randuro des BMR dans la magnifique forêt de Montaud.
Après un réveil très (trop ?) matinal, et un départ aux aurores (5h45), on retrouve à 7h30 Sylvain, Jérôme et Olivier partis la veille en fourgon. On enchaine avec le débrief à 8h et nous voilà prêts à attaquer les 1500 de D+ et les 30km au programme.
La montée se fait au train par la piste, les portes horaires données par l'organisation mettent la pression. L’ascension se fait par une portion avec option portage qui permet de raccourcir le trajet sur la piste (Lors de notre 3eme passage sur ce passage, Marc réussi à passer l'intégralité sur le bike, la classe, surtout au milieu de tous ces assistés électriques).
La première spéciale est un classique, départ rapide, avec du flow, des appuis bien tassés le top pour prendre de la vitesse. Le groupe suit, et on enchaîne l'intégralité de la spéciale d'un trait.
La seconde, le goulet, un peu plus dans la pente mais toujours de bonnes sensations, et à l'approche de l’arrivée, l'organisation nous met l'ambiance sur le bord de la piste façon EWS. Petit passage au ravito, bien fourni avec ce qu'il faut pour repartir.
La troisième (spe du therme aux siouzes) que je découvre pour la 1ere fois, moins dans la pente que les 2 précédentes, mais toujours de quoi mettre du rythme. Ça passe trop vite faut déjà remonter, direction la spe Black.
La porte horaire de midi est vite oubliée, on attaque le single à 10h30. La ligne fraîchement tracée est meuble, les appuis sont plus fuyant aux précédentes spéciales. Au milieu du segment, il y a un passage engagé au milieu des pierres, presque tous les biclous optent pour la solution engagée, Fabrice optant pour la chicken line :p , mais ça paie, il fait 2ème meilleurs temps sur strava
La quatrième spéciale, dite de la salamandre. Ma préférée, tout en devers, on joue avec les mouvements du terrain, ça monte ça descend, ça tournicote entre les arbres faut essayer de garder un max de gaz dans les descentes pour remonter sans forcer. Comme toujours ça s'arrête trop tôt.
On remonte sous un soleil qui commence à bien taper en direction de la spe du tertre de CO David. Plus courte que les autres elle met à mal les organismes, avec du rythme, des appels permettant de doubler à plein d'endroit, un régal.
Après une courte liaison nous permet de récupérer la dernière les siouzes. En retrait du peloton avec Christophe, on suit bêtement le balisage mais le reste du groupe part à l'opposé... fin du ride en groupe.
On se retrouve en tête à tête en haut de la descente, je vais enfin pouvoir ouvrir, la fatigue m'oblige à me concentrer à tenir le cintre plutôt que les freins, ce n’est pas propre mais c'est efficace. Dans le bout de relance j'entends Christophe dans ma roue, à me pousser pour attaquer, j'essaie mais les cuisses brulent. La pente s'inverse, et c'est reparti full gaz, l'odeur des grillades et du houblon approchent, on est presque arrivé.
Arrivés à la cabane de Laurent, on retrouve le reste des biclous pour partager le repas.
Un grand merci à l'organisation pour le travail effectué. Les spéciales ont bien été travaillées et les ravitos au top. Un bon groupe des biclous aussi, un groupe homogène en montée et comme en descente, et pas de casse matérielle ni corporelle à déplorer.
Vivement la prochaine randuro!
GuillaumeF