VTT MURET

Rides

  • Citou 06/06/2021

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    C’est sur une proposition de Fabrice que nous décidons d’aller rouler ce dimanche à Citou dans l’Aude.
    Le mot magique « casque intégral » est donné et on se retrouve vite à 7 pour cette journée typée enduro avec Marc, Julien, Fabrice, Jérôme, Sylvain, Baptiste et moi-même.

    Départ à 7h de chez Marc, nous arrivons à Citou autour de 8H30 avec un beau ciel bleu et un petit vent frais qui vont nous suivre toute la journée… le temps parfait.

    Départ à 9h pour la première montée sur une piste large qui se fera sans difficulté pour aller chercher la première descente :
    La « Nouvelle variante DH Lespinassière » nous fait de l’œil et tout le groupe s’y engage avec bonheur. La première partie est uniquement rocheuse avec des relances qui nous oblige à descendre du vélo mais nous arrivons vite en partie boisée avec sous nos crampons un mélange de terre/tourbe qui fait même sourire nos pneus. Un grip de fou, le terrain n’est ni sec ni gras, du flow, de la vitesse, des épingles que l’on passe en mode glisse… Bref tout y est.

    A l’arrivée, un petit ruisseau piégeur nous attend. Ne surtout pas tomber côté gauche autrement c’est le grand bain. Portage obligatoire puis à chacun sa technique, avec ou sans les chaussures. C’était pas non plus le Mississippi mais tout le monde a réussi sa traversée.

    La seconde montée se fera heureusement par la route (la seule de la journée) car très longue, surtout le dernier kilomètre qui grimpe fort. Content d’arriver enfin au sommet nous prenons une piste sur la droite et devinez quoi ? Surprise, ça monte encore. Heureusement nous savons qu’une nouvelle descente nous attend et ça redonne le smile au groupe, sauf à Jérôme et à Fabrice car ils l’ont aussi dans les montées.

    La journée s’enchaîne et les descentes aussi :
    SP1 (les racines)
    Grip grip grip
    Joséémonidole
    Croix de sous
    Lespi devers + Lespi les dalles
    DH antenne

    Elles sont à peu de chose près les mêmes que la première de la journée (ça m’arrange car je ne m’en souviens pas beaucoup) donc un régal.

    Les montées aussi, le régal en moins sauf pour celle qui a suivi la pause casse-croûte quand Sylvain décida pendant quelques minutes de se poser des questions existentielles sur les animaux à sang froid… pour finir sur les grenouilles qui gèlent en hiver et ressuscitent au printemps. Mais qu’est-ce qu’il y avait dans son sandwich? Cet épisode était quand même instructif et un peu drôle. C’est à partir de là que tout le monde y est allé de sa blague, plus ou moins « grasse ». Donc impossible pour moi d’en révéler les contenus… Forum public oblige.

    Nous arrivons autour de 16h aux voitures après une grosse journée et c’est à ce moment-là, pensant que la bière nous tend les bras que le « Fischer show » commence. En véritable chauffeur de salle il motive le groupe pour aller chercher une dernière descente, la « Descente du château » ce qui veut dire une dernière montée alors que nous sommes déjà autour de 1900 de D+. Tout le monde adhère (quel fédérateur ce Julien) et remonte sur son VTT.
    Sauf Marc, notre vénérable président qui n’était pas dans sa plus grande forme aujourd’hui. Certains diront même qu’il n’y a pas que sur un vélo qu’il est dans le rouge, Olivier D en aurait-il la preuve… affaire à suivre.

    C’est donc à 6 que nous attaquons la dernière montée par la première piste du matin sans aller tout en haut et heureusement car ce fut très dur (surtout pour moi). Nous attaquons donc la « descente du château » qui est la plus engagée de la journée avec seulement du cailloux et du rocher. Un pur bonheur au bon souvenir de notre week-end dans le massif du Caroux. La meilleure de la journée à mes yeux.

    Retour aux voitures à 17h pour de bon cette fois-ci avec 50 Km dans les pattes et 2250 de D+.
    Le moment de déguster une bière bien fraîche est arrivé et ça fait du bien.

    Aucune crevaison à déclarer, juste un levier de frein tordu pour Julien et un galet tendeur cassé pour Sylvain.
    Pas de bobos non plus mais une belle frayeur pour Baptiste qui a fait un OTB dans une épingle et n’a pu éviter de tomber avec le vélo plusieurs mètres plus bas dans le ravin. Par chance, le pilote et sa monture s’en tirent indemne. L’odeur du houblon frais dans la voiture de Fabrice lui a-t-il donné l’envie de couper tout droit ?

    Merci aux biclous pour cette super journée avec descentes, paysage et météo au rendez-vous.
    Merci à Julien pour ta motivation qui nous a amené sur cette dernière descente et à Fabrice pour ton aide dans cette dernière montée.

    A bientôt
    Guillaume P

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  • Albine 30/05/2021

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    Le village d'Albine dans le Tarn (terre de Julien) n'est plus inconnu puisque nous y déjeunons régulièrement lors des sorties au départ de Pradelle. Vu le potentiel du lieu je me suis dis qu'il serait intéressant d'en faire un point de départ afin de rester sur le coté nord de ce massif qui relie le Tarn à l'Aude donc de rester du coté terreux . Mon idée était d'aller se faire une descente sur Labastide Rouairoux puis de remonter (2 fois) au Roc de Peyremaux pour descendre une fois à droite (la descente connue) et une fois aàgauche (descente a découvrir)
    Départ de 07h20 de chez Steven pour atteindre Albine vers 09h00 ou nous commençons la journée par un petit dénivelle d'environ 600 m de D+ qui commence par un chemin bucolique au bord d'un ruisseau puis par un enchainement de pistes qui nous mènent en haut de Rouairoux. De là un single descend quasi sans relâche jusqu'au village. Si le départ et la fin du single sont sans grand intérêt une bonne majorité et un vrai régal avec des virages relevés et quelques sauts le tout bien intégré dans le parcours naturel. Les sauts ne sont pas monstrueux et à mon avis parfaitement gérables pour peu que l'on soit un peu habitué à l'exercice (en tout cas abordable par les plus affuté d'entre nous sur ce sujet, la bande des 5 ou 6, je vous laisse deviner).
    Un fois en bas il faut remonter ce que nous ferons en contournant le massif par l'est puis le sud / sud ouest. La remontée est assez longue et avec quelques ondulations sur des pistes quand nous bifurquons sur un single pour fut pour moi simplement magique par l'ambiance et la beauté des lieux . Nous voila sur un single principalement en devers suivant les courbures de la foret , tantôt verdoyante, tantôt couverte de feuille avec des ruisseaux, tantôt sombre au milieu des résineux. On a roulé plusieurs km dans un lieux féerique d'un calme étonnant propice à toutes les rêveries. Peut être faut il avoir des prédisposition sur le sujet pour apprécié mais ce fut un grand moment pour moi tellement j'ai aimé. Rien que pour ces quelques kms la sortie valait déjà le déplacement.
    Ensuite on est arrivé aux éoliennes pour atteindre rapidement le pied du Roc Peyremaux . Là on était déjà à 1500 de D+ et 41 km. Descente par la piste connue toujours aussi sympa avec son flow permanent. Une fois en bas on ne se pose pas trop de questions pour remonter directement et Steven ayant les bonnes jambes en profite pour appuyer un peu, derrière je sens que je ne peux pas répondre et qu'il va falloir que je gère. Mon corps m'envoi une première sommation en réduisant mes capacité d'au moins 30 % , je continue sous le soleil qui commence à bien chauffer, arrive alors la deuxième sommation par une attaque du moral. Je perd en motivation mais je continue, même si je suis plus proche de la tortue que du lièvre et comme apparemment je n'ai pas encore compris le message mon corps m'envoi sa dernière sommation soit des crampes aux 2 jambes en même temps et là forcément je cale. Cela ne m'est jamais arrivé sur les 2 jambes à l'unisson et bien tu ne peux plus rien faire du tout, me voilà planté sur le chemin à attendre que ça passe et ça passera (il m'a fallu marcher un peu quand même). Bizarrement ce coup de mou assez intense ne durera pas et je retrouverai vigueur pour la descente. Ce coup ci on part à gauche du rocher sur un single un peu travaillé et plutôt agréable mais rapidement on se retrouve sur des pistes sans intérêt avant de récupérer le trace (piste rouge) qui chemine dans une sorte de goulet gavé de feuille sur plusieurs dizaines de centimètres nous obligeant à rouler à l'aveugle ce qui est plutôt pénible (J'ai failli m'en mettre une). Heureusement cet épisode feuillu prendra fin et la suite est sympa mais sans être exceptionnelle car un peut trop linéaire (peu de virage) et de variété de terrain. Cette piste nous mènera quasi direct sur le village.
    Au final environ 60 kms pour un peu plus de 2300 de D+

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  • Brassac 28/05/2021

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    Découverte d'un nouveau spot pour nous, encore un! Je dis pour nous car le vtt y est déjà bien implanté depuis quelques années : l'enduro de Brassac. Alors pourquoi n'y avoir jamais planté nos pneus auparavant ? c'est une énigme...

    Initialement on devait partir à 4 mais GuillaumeF déclarant forfait à la dernière minute, après avoir passé une mauvaise nuit et des douleurs au dos. Ce sera finalement une sortie bureau, encore une journée boulot à pédaler.
    Nous allons suivre le tracé de l'enduro édition 2021 encore fraichement fléché du week-end dernier avec 1 ou 2 spéciales en sus au cas où. La 1ere montée révèle 3 spéciales toutes proches entre elles et on constate d'entrée un énorme taf du Brassac Lacaune vtt club sur ces pistes : mes chéris c'est shappé comme jamais. L'une d'entre elles est prénommé "Bike Park" sur Strava c'est pour dire. C'est la 3ème que l'on aurait pu squeezer à cause de Marc en revenant sur ce secteur mais une victoire de plus! Oui car on est allé tester 2 autres spéciales avant secteur nord : la Margot édition 2020 et la croix St Julien édition 2021. L'une étant plus propre que l'autre, c'est l'avantage d'y passer juste après l'épreuve enduro. Il n'y a pas de secret, c'est le genre de pistes qu'il faut bichonner et celle de la croix St Julien l'était à souhait.
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    Pour ceux qui arrivent à me suivre on comptabilise 5 descentes déjà dans ces 2 secteurs et en se dirigeant direction Brassac, on se retrouve très vite en haut du Pioch face à 3 nouvelles spéciales. On prendra celle de droite où on va valider tous les 3 un bel enchainement enroulé + envolé, encore du caviar cette ligne sculptée dans le granit.
    De retour à Brassac fort sympathique village réanimé, on réserve notre place au café mais pas pour tout de suite, seulement de l'eau fraiche pour grimper la route au sud a travers pâturage. Le départ de notre 7ème spéciale est un peu velu, il plonge rapidement vers l'Agout : un bijoux, adrénaline garantie descente bien engagée juste ceux qu'il faut pour que Fabrice et Marc puissent y gouter de + prêt.
    Dernière montée à chacun son rythme, on est bon rythmicien ou pas parait il, hein Marc? Je m'interroge où cela nous mène mais cette dernière descente sera le même topo que les autres.

    Pour résumé, cette sortie "c'est super c'est tout" d'après Marc! Un terrain perso que j'affectionne particulièrement. C'est à dire des montées pas trop longues et des descentes techniques, travaillées avec des virages relevés, beaucoup de sauts dans les 8 spéciales. On en oublie tous ces enchainements sur 40km et environ 1800 de D+. C'est presque trop! difficile de se rappeler de tout. Et bien enchainer c'est encore une autre histoire, il faut vraiment bien les connaitre mais pas que...un bon bagage technique et de l'engagement pour en profiter un max! inutile de dire qu'on a tricher à quelques endroits.

    En attendant d'y retourner sur ces pistes on a bien profité de la 9ème descente, 3 pintes blondes en terrasse comme promises.

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    See you

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  • Pic De Nore / Albine 23/05/21

    Img 20210523 wa0001 1We de pentecôte de 3 jours pour la plupart donc encore plus de possibilités de sorties.

    Mais après sondage les biclous choisissent majoritairement les retrouvailles familiales pour ce déconfinement, quoi de plus normal !

    Notre irréductible Sylvain, toujours partant, sonde ça et là à la recherche de quelques motivés. Et c’est après quelques changements d’organisation dont je vous fais grâce, que Julien, retapé par ces 2 jours méditerranéens et ses multiples restos, pointe le bout de son nez, annonce sa présence et propose une trace du côté d’Albine (idée initiale de Sylvain) en partance de Pradelles via Pic de Nore.

    Il n’en suffit pas moins à Baptiste, qui vient de récupérer son vélo fraîchement réparé par un artisan de Cahors (hauban carbone fissuré) et ma pomme pour se joindre à la sortie.

    Le souvenir de notre sortie du 01 avril sur ce spot est encore marqué dans notre mémoire.

    Je ne voulais pas spécialement résumer le départ, mais je voudrais quand même m’attarder sur le chargement des vélos chez notre ami Sylvain, spécialiste en la matière, ayant par ailleurs déposé une thèse sur le sujet …. bref tout ça pour dire que 3 enduros dont un spé c’est pas facile à charger au réveil et après la bière !

    Je profite du trajet pour expliquer à Sylvain comment réduire ses temps de parcours grâce à waze et aux stages de récupération de points, mais ma thèse ne l’a point convaincu.

    Nous voilà garés à Pradelles-Cabardès au bord du lac. Nous étions concentrés sur la météo pour s’assurer qu’il n’y ait pas de pluie qu’on a oublié de regarder les températures. Et ça caille !!!

    Changement express, un café chaud et c’est parti pour l'ascension du Pic de Nore par la route si chère à notre président, qui je vous rappelle l’a gravi par deux fois dont une de Roquefère lors de notre précédente sortie.

    Finalement cette montée nous réchauffe et nous arrivons en moins de 45 min au sommet.

    Et à partir de là le spectacle commence ….

    Julien a confié la trace à Sylvain pour suivre sur son gps mais il connaît tellement bien les lieux qu’avec Baptiste on se demande pourquoi un gps !

    On démarre donc la descente par la DH Clamoux (1ere partie), superbe piste en sous-bois, un décor magique, un tracé naturel, une tourbe moelleuse à souhait, des virages enchaînés, … si bien qu’arrivés en bas on se retrouve tous avec le même sourire béat tellement c’était bon !

    Julien a repéré tous les singles du coin, et on ne fait que rentrer dans les sous-bois à la découverte de ces pistes incroyables, c’est tellement roulant qu’on ne sent même pas les relances. On prend le single de la niche au pas de loup puis direction le Roc de Peyremaux, que nous avions escaladé lors de notre sortie Cabesprine-Albine fin mars.

    De là nous enchainons la DH Peyremaux Flow trail, que je ne vais pas vous décrire car toutes nos descentes ont la même description … de la magie ! Même Sylvain ne trouve plus ses mots tellement il semble prendre son pied.

    Et c’est partie direction Albine pour la longue DH du Plo de la croix, qu’on enchaînera d’un trait tant tout le groupe est dans le rythme. Un bijou cette descente !

    On se pose au pied de l’église pour un pique nique bien mérité et un local vient nous rejoindre pour parler vtt et spots environnants. Beau moment de partage.

    Nous prenons le temps car nous savons ce qui nous attend. Une longue remontée jusqu’au sommet par la piste. Nous restons ensemble, ce qui permet de maintenir un bon rythme. Ça papote et on arrive aux éoliennes sans avoir trop souffert.

    Pour éviter de suivre encore la piste, on décide de prendre quelques singles histoire de profiter un maximum de ces sensations, et on se refait un petit détour vers le Roc de Peyremaux pour tester un single que nous a indiqué le local d’Albine.

    Tellement tout s ‘enchaine que je ne fais pas attention à mon niveau de batterie et quand Julien annonce qu’il nous 200 de D+ pour rejoindre le Pic de Nore, je réalise que je vais finir à la pédale. Ce qui ajoute un smile supplémentaire à mes copains qui n’en avaient pas besoin.

    Mais en prenant la deuxième partie des singles que nous avions fait à l’aller, Julien propose une nouvelle découverte. Je sais que je vais le payer mais tant pis on fonce.

    Que dire de ce décor ! Incroyable ! On arrive jusqu’en bas au bord d’un ruisseau que nous longeons :

     

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    Mais au bout d’un moment on doit se résoudre à remonter à la poussette à travers le bois. En temps normal on aurait eu droit à quelques râlages mais là non tout le monde a quand même le sourire dans l’effort.


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    Il faut maintenant attaquer la remontée vers le pic. Donc ma fierté prend le dessus, je décide de leur montrer que je peux monter même sans batterie. je baisse la tête et j’appuie sur les pédales. Au bout d’un moment, n’entendant aucun chambrage, ni voyant personne me doubler, je décide de me retourner. Et là incroyable personne en vue ! Donc je peux faire une pause. Étant habitué à ces longues phases d’attente, je suis stupéfait de voir qu'ils n’arriveront pas forcément plus rapidement à ma hauteur, prétextant la découverte d’une cascade bucolique valant le détour.

     

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    Bref je comprends qu’il faut que je lève le pied et c’est tranquillement qu’on rejoint le sommet en pleine forme pour attaquer la mythique DH Nore 2020, la fameuse DH Secrète !

    Toujours aussi magique, on enchaîne si bien qu’elle nous paraît plus courte que nos derniers runs. Arrivés en bas, même pas 10 secondes nous séparent tant tout s’est enchaîné et chacun a pris un plaisir incroyable.

    Retour au lac de Pradelles, et à nouveau nous tergiversons pour le chargement des vélos !!

    Bref une bière bien méritée, nous reprenons la route car l’arrivée s’annonce tardive.

    Je pourrai finir ce CR sur ces mots, mais je dois vous faire part de la longue discussion du retour sur les évolutions du vtt, comment de la notion d’effort ultime nous évoluons vers une recherche permanente de fun dans les descentes. Du non intérêt de passer du temps à souffrir dans les remontées, que nous en venons naturellement au débat des vttae.

    C’est ainsi que nous faisons découvrir à Sylvain qu’il existe des vttae à mi chemin entre un vélo musculaire et un pur électrique … Je laisserai volontairement le suspens planer sur la suite de cette conversation, mais je suis convaincu que les Biclous Sauvages est un club qui vit avec son temps et qui évolue en permanence :)

    Fabrice

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  • Alaric 20/05/2021

    alaric 20/05/2021On ne change pas une formule quand elle fonctionne bien !

    C’est ainsi qu’au lieu de rester sur nos terres locales eaunoises, nous avons opté avec Julien pour une évasion vers la montagne d’Alaric, que je souhaite découvrir depuis quelque temps déjà. Mais les conditions devant être favorables pour apprécier ce spot, je n’avais pas pû encore m’y rendre.

    GuillaumeF cherchant des volontaires pour pédaler en local, a finalement décidé de poser sa journée et de se joindre à nous.

    On jette la marmaille à l’école et nous voilà partis.

    Arrivés sur place, les températures sont déjà bien hautes, ce qui annonce une journée prometteuse.

    On s’équipe et nous voilà partis pour la première ascension vers le sommet.

    Julien nous fait découvrir les lieux tel un guide professionnel et passionné. Rien ne nous échappe ! Et lui non plus d’ailleurs car il a repéré en montant une nouvelle trace à découvrir.

    On la garde pour plus tard.

    La montée piste est un peu longue donc sur les recommandations de notre guide, je tente la montée par un single. Top pour parfaire ma technique en montée, et petit challenge quand Julien me dit que Banzai arrive à la grimper :)

    Arrivés au sommet, vue imprenable à 360°. Les Pyrénées, les Albères, La Clape, Sète, toute la montagne noire, le Pic de Nore, ….

    Et c’est parti pour la DH Os du jambon. On est tout de suite dans l’ambiance. Du caillou, des passages techniques, des retraités râleurs, ... , on rentre dans les sous-bois, le terrain devient plus roulant, on lâche les manettes et nous voilà déjà en bas.

    Les casques intégraux enlevés, je vois le big smile sur les visages, et ce smile ne va bizarrement plus disparaître jusqu’au dimanche … autre CR à venir

    On reprend la montée vers le Roc gris, mais Julien est toujours tenté par la découverte de cette nouvelle DH, La Secret Story. Petit check à pied pour voir le terrain, et on fonce. Et on valide. C’est shapé, après un début un peu technique, la suite est roulante et toujours dans un décor en sous-bois magnifique.

    Direction le Roc gris, pour un petit resto en terrasse. Une pensée pour tous nos copains Biclous qui n’ont pas la chance d’avoir notre niveau d’organisation d’emploi du temps, et on enchaîne la DH du Roc gris. Toujours aussi jouissif.

    Pour la remontée Julien nous propose de prendre le GR pour changer de la piste. Bonne option car la chaleur très présente commence à user les machines. Un peu d’ombre qui fait du bien, mais la pente devient de plus en plus raide donc le répit reste de courte durée. On croise à nouveau un groupe de randonneurs retraités et on se dit que la vie n’est pas bien faite, on devrait commencer par la retraite avant de travailler.

    Pour la prochaine descente, on opte pour la DH Fisher Man, qui porte parfaitement son nom car il semblerait que seul Mister Fisher semble l’apprécier à sa juste valeur. Le début ressemble à la DH Os du jambon, mais ensuite la pente s’accentue dans des éboulis de pierres. Julien nous a parfaitement expliqué comment aborder cette descente, le but étant de se prendre pour des surfeurs et laisser aller nos vélos tout en glisse comme sur une vague. Julien plonge, crie de joie, … c’est vraiment sa piste. Pour Guillaume et moi, que dire, il va falloir qu' on s'entraîne encore un peu au surf ! Je suis content de ne pas avoir de vidéo de celle-la. Heureusement le ridicule ne tue pas !

    Dernière montée enfin pour aller chercher la DH Combe du gravier. Descente incontournable de l’Alaric. En effet tout est réuni en une seule et même descente. On retrouve les cailloux, les marches, les sous-bois, les éboulis, … un bijou.

    Voilà, un peu de pédalage pour revenir au parking, et une journée avec quasi 40 bornes et 1500 de D+, et des coups de soleil !

    Une bonne bière fraîche à l’ombre des arbres, on papote qu’on en oublierait de rentrer, oups … Rappel à l’ordre des maîtresses de maison et on décolle.

    Julien ne manque pas de nous annoncer la suite du programme, à savoir 2 jours à Gruissan avec la famille, et au programme pas moins de 3 restos !! Vive le déconfinement !

    Fabrice

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  • Clape 16/05/2021

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    Peu de motivé(e)s, malgré les 4 jours de weekend dont le péquin moyen disposait, pour cette virée vers le « soleil », enfin il ne faisait pas le temps habituel là-bas non plus, disons plutôt terrain sec assuré et température parfaite pour faire du vélo, mais pas pour bronzer.

    C’est vrai que c’était aussi le weekend parfait pour faire le plein de point « WAF » (*) pour une grande partie de la saison ou, tout simplement, pour se reposer après un weekend précédent dantesque dans le Caroux.

    Heureusement, on a atteint le minimum syndical, non pas pour faire une belote, mais pour partir faire du VTT, c’est-à-dire 3. Moi-même, Steven, représentant du peuple belge, le président Marc et Sylvain, qui était à « 2 de tension » la veille, mais en pleine forme aujourd’hui… (ça me fait penser aux transfusions nocturnes ou au pot belge… ou est-ce simplement une bonne tranche de pain bien grillé noir ou le couscous de la veille qui l’a remis sur patte ?).

    Nous sommes donc partis, après avoir réussi à monter un Specialized sur le porte-vélo, direction la Clape, sans problème, vu l’horaire très matinal. Arrivée sur place, on attaque la bière, enfin explication sur le brassage artisanal (résultat du confinement) pendant l’échauffement et l’existence des capsules en 26 et 29 pour petite et grande bouteille, comme en VTT, pour la petite anecdote.

    Mes 2 guides de la journée connaissent le coin par cœur et sont allés se perfectionner en « grosse descente plein de cailloux » le weekend d’avant (Caroux). Je suis donc un peu dégoûté que je ne peux pas les suivre partout dans les nombreuses petites difficultés de la journée (tout est relatif) : mur de la mort, descente de l’enfer, DH Auzil,… Problème de confiance du jour, problème de fourche,… mieux vaut être prudent dans ces cas-là.

    On progresse à un rythme serein pour faire 40 km (1000 D+), certes pas un grand exploit mais suffisant pour passer une bonne demi-journée sur le VTT au sec ! Marc nous a encore montré que descendre une marche de 1,5 mètre, c’est facile (video à l’appui) et Sylvain s’est fait le mur de la mort (super le nom) !! Son secret dévoilé : le ponçage de cul, mais je vais pas m’en inspirer.

    On décide de ne pas rentrer tard car risque de bouchons après ce long weekend. Mes guides expliquent qu’il y a 2 options : une avec des cailloux et courte, l’autre belle et plus longue… euh non l’inverse, enfin ça dépend qui on écoute. Au final, je ne sais pas laquelle on a prise.

    Départ donc à 15h30, après la bière (plus d’explications, chose sérieuse) et quelques piqûres de moustiques en plus, pour arriver vers 19h à Toulouse (non je ne me suis pas trompé de chiffre). On en a profité pour aller découvrir le potentiel du coin pour le VTT vers la Ganguise.


    (*) WAF : Women Acceptance Factor

    20210516 124451C'est par là la mer.

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  • Caroux 09/05/2021

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    Au premier plan, Banzai en pleine méditation.

    La trace que nous allons suivre dimanche est grosso modo la boucle 3 de l'épic enduro 2019. Luc m'adonné toutes les infos la veille avec les quelques modifs et un petit bonus au cas où... Les portes horaires prévues : départ 9h, retour 15h! Tous les biclous s'organisent ainsi, les réveils résonnent entre 6h30 et 7h30 suivi d'un petit déjeuner varié : Kugelhopf, céréales, fruits, boissons chaudes... Certains vélos sont marqués par la journée shuttles de la veille et leurs propriétaires s'activent à changer les pièces : câble de dérailleur, chambre à air (on en fait une consommation dans le coin), ajustement plaquettes de frein.. on plie boutique, on libère le gite il est 9h let's go.

    3 descentes au programme et une 4 ème en option que je ne vais jamais lâcher malgré les esprits réfractaire . Je n'ai parlé avec Luc que des descentes et le bougre s'est bien passé de me décrire les montées. Elles vont s'avérer rudes et variées sur routes, pistes, singles avec parfois des pourcentages qui te donne un torticolis vu d'en bas! Quelques poussettes ou portages s'imposent, j'aime beaucoup cette trace, elle offre un coté joueur dans les montées et des descentes émeraudes.
    La 1ére dite "Laurenque" en 2 séquences, une portion shappée avec virages relevés et une portion sur sentier naturel qui donne un flow plus que mérité dans ce secteur. C'est un signe aucune crevaison répertoriée !

    Autre signe dans la montée suivante, j'aperçois Christophe en difficulté, les 2500 de D+ du samedi ne sont pas anodins. Un big up à GuillaumeF très en forme qui avale toutes crues les longues montées sur les singles caillouteux. Jérôme et Fabrice quant à eux ne  s'aperçoivent même pas que les courbes s'inversent et débutent la courte 2eme SP sans protections ni casques ! On va s'arrêter pique niquer au bord d'un champ pour retrouver la lucidité et reprendre des forces. Pour Christophe c'est définitivement pas son jour, son sandwich est resté dans le fourgon et sa sieste va très vite être interrompue par la 3ème montée...une montée toujours aussi joueuse et technique qui finit en poussette.
    1ère Halte au carrefour des interrogations : 13h que fait-on? On redescend directement au gite ou on opte pour une bouclette supplémentaire ? Le peloton hésite beaucoup, je sors donc ma phrase magique habituelle " elle est vraiment belle, vous allez la regretter toute votre vie".
    Win! on s'y engage dans "La Bouscassou" entre les pins , on est pas déçu, un charme fou! les 200 de D+ pour rejoindre à nouveau le carrefour finissent par un tout droit, un bon rampaillou dont seul Fabrice arrive au bout avec assistance. J'adore ces moments où tu es dans le dur mais Fabrice a dû trouver le temps un peu long!

    Discussion à nouveau au même carrefour en compagnie de 3 motards fort sympathiques. 2 options pour l'ultime descente du Caroux : la descente du Pin à gauche ou la descente des Pylônes très engagée à droite. 4 candidats volontaires pour les pylônes : Baptiste, OlivierM, GuillaumeF, Marc et moi même. Pour les autres ce sera la descente du Pin décrite par Christophe à la fin de son CR.
    Les pylônes de Vieussan, c'est clairement une descente qui marque les esprits. C'est beau (la plus belle selon Luc) je vous invite à visionner le Run de son fils Théo. Et pour ceux qui ont eu l'occasion de la rouler (enfin pour nous, on l'a roulée autant que poussée) c'est bluffant! la voici la fameuse décrite et ridée par un champion :

    Spéciale 10 : Les Pylônes de Vieussan

    Départ sur un sentier plutôt rapide et étroit avec une multitude de petits pièges – attention aux pédales – dévers et courte relance.
    A 2min 37 secondes changement de rythme avec plus de pente et de passage technique.
    A 2min 53 secondes enchaînement d’épingles gauche/droite, section technique car très étriquée. Pensez à bien ralentir avant.
    S’en suit une partie avec quelques courbes assez faciles à négocier mais attention au grip parfois traître.
    A 3min 25 secondes bifurcation à droite, une section peu exigeante sur laquelle il faudra absolument souffler avant d’attaquer une petite montée.
    A 4min 32 secondes début du « coup de cul » elle est très technique (envisager un portage pour certains), comptez environ 45 secondes d’effort. Ne lâchez pas tout, il reste une courte relance de 20 secondes quelques mètres plus loin.
    A 5min 39 secondes passage délicat sur rocher. Ensuite le sentier est un concentré de ce qui se fait de mieux en matière de VTT, lister toutes les difficultés serait bien trop long.
    A noter tout de même le passage extrême des « escaliers » à 7min 23 secondes.
    A 8min 14 secondes attention à l’épingle droite très serrée
    A 8min 18 secondes enchaînement délicat avec un virage droit à nouveau sur le rocher.

    La suite et fin sont une succession d’épingles techniques dans la pente délicieuse à souhait !!
    Un run définitivement mythique, une jouissance absolue qui laisse un souvenir impérissable !!!
    Le mot du Wisigoth du Caroux :
    Retour aux sources. Une épopée en tout rigide, les doigts dans le nez en tout suspendu !
    https://epicenduro.com/epic-2019/boucle-3-epic-or-2019


    Bon, nous on a fait ce qu'on a pu, on a bien subi mais on s'est tout de même bien surpris à franchir des passages bien engagés, bien cool!

    15h Retour au gite où nous retrouvons notre groupe au complet sans casse. Tout le monde a pris son pied, un week-end au top. Je laisse à Marc et Fabrice la conclusion. Je tiens juste à tous vous remercier pour ces beaux moments, Je remercie Luc et son épouse pour leur grande générosité car sans eux le Caroux ne serait pas si savoureux.
    See you

    Ce we tant attendu aura finalement été parfait ! La situation sanitaire aurait pu venir tout compromettre mais finalement la chance a été avec nous. Malgré le caractère Enduro très marqué, l'ensemble des participants, même ceux dont ce n'est pas la spécialité, repartent avec un smile figé sur leur visage :)

    Quelques bobos mais rien de grave, quelques ennuis mécaniques mais sans conséquence, une ambiance très conviviale, un décor sans pareil et que dire de nos Hôtes : gentillesse, disponibilité, partage, ... c'est au nom de tous les biclous présents que nous remercions Marie Paule et Luc Galy pour cet acceuil parfait !

    Deux à trois de jours de repos et déjà d'autres envies d'évasions ... affaire à suivre !

    Votre Bureau préféré

     

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  • Caroux (navette) 08/05/2021

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    Cela faisait bien longtemps que nous voulions organiser un WE VTT et plus particulièrement dans le CAROUX… en fait depuis la première escapade de Sylvain, Julien et moi-même en 2017 dans ce merveilleux temple de l’enduro. C’est donc sous l’impulsion toujours prompte à se manifester de Fabrice et Julien que nous lançons dès le mois de mars l’organisation de ce WE le 8 et 9 mai, malgré les incertitudes liées au contexte sanitaire. Au programme, le samedi avec remontées en navette et un maximum de spéciales et le dimanche tout à la pédale.

    Première bonne surprise, les réponses des biclous sont rapides et nombreuses et nous sommes même rapidement confrontés aux limites de capacité du gîte et surtout de la navette (8 personnes). Nous finirons par trouver une solution puisque Olivier D, Olivier M et Christophe décident de venir en camping car et de faire aussi le samedi à la pédale, tandis que GuillaumeF, GuillaumeP, Jérôme, Sylvain, Baptiste, Fabrice, Julien et moi-même restons positionnés sur le programme initial.

    Départ samedi matin à 6h00 de Muret et arrivée 2h30 plus tard au hameau Boissezon sur la commune de VIEUSSAN où le gîte nous attend les portes ouvertes. Marie-Paule et Luc, les propriétaires et organisateurs nous accueillent avec une gentillesse et une simplicité que les mots peinent à exprimer : il faut le vivre pour pouvoir en apprécier toute l’amplitude.

    Bref, décollage assez tardif vers 10h30 avec le fameux Land Rover et la remorque magique de Luc et une première montée par la piste. Première erreur de notre part, certainement par faiblesse d’esprit et étant donné son grand âge, nous laissons Sylvain monter devant avec Luc… Très en forme le Sylvain puisque nous allons pouvoir assister à un long monologue, souvent fantaisiste, mais heureusement largement couvert par le bruit de fond du Land et de la remorque sur les aspérités naturelles du terrain.

    Arrivés au départ de la première spéciale dénommée Les Chasseurs (même si nous n’en verrons pas), Luc nous rassure  par un « Bon celle-là elle est facile… Enfin si vous la trouvez dure, on va avoir un problème pour en trouver des plus faciles dans le secteur… ». Le ton est donné, eh bien allons-y ! Baptiste passe devant et je le suis avec le reste de notre troupe pour cette première. Single rapide en sous bois avec quelques cailloux et quelques marches aménagées pour les randonneurs pas faciles à négocier sur le début. Pas de grosses difficultés effectivement et le plaisir est au rendez-vous. Nous sentons toutefois que le terrain caillouteux va être plus exigeant qu’ailleurs et Baptiste, qui cherche son avant et ne le retrouve pas toujours, va l’examiner de plus près pour vérifier, mais sans cela reste sans conséquences.

    Remontée vers la deuxième spéciale « Nouvelle Trottinette – La Mienne » (une double ?). Je monte devant dans le Land avec Luc, histoire de lui montrer que je peux être aussi peu locace que Sylvain prolifique en paroles. La spéciale nous offre une 1ère partie avec de beaux virages et de bons appuis, et une 2ème partie avec du flow...peu technique et très ludique. Toujours à la recherche de son train avant, Baptiste poursuit ses inspections géologiques.

    Troisième remontée au niveau des antennes et nous en profitons pour rejoindre nos trois comparses à la pédale qui en sont déjà à 1200 m de D+ et à l'heure du casse-croute. C'est vrai qu'il est déjà midi passé mais, jusque-là, la perspective de vivre seulement d'enduro et d'eau fraiche avait amplement contenté notre petit groupe. Nous décidons de nous lancer tous ensemble (c'est à dire à 11) sur « Les Crêtes » et d’enchainer sur « Mézeilles via la Miellerie ». Bon, d’après Luc, avec « Les Crêtes » on arrête le Gravel et on passe au vrai VTT. La spéciale la plus belle et la plus technique autour de Naudech. Effectivement, dès le début, nous sentons qu’il y a une marche, au sens proche comme au sens figuré d’ailleurs, et que la pente et les difficultés s’accroissent quelque peu. C’est au milieu de ce bijou de descente que nous tombons sur le « Mur de la Mort », petit goulet technique avec succession de marches bien dans la pente en slalom entre les rochers et les arbres. J’arrive le premier dessus et m’arrête sagement, me rappelant que j’étais gentiment passé à pied lors de ma précédente venue en 2017… Je ne sais pas si c’est regret de ne pas l’avoir tenté en 2017 ou le fait que Christophe (désormais surnommé « Banzai » dès qu’il a un casque intégral sur le crane et depuis l'annexion de l'Alsace par le Japon) annonce qu’il va y aller, mais je prends finalement les devants et me lance. Merci aux suspensions, et notamment la fourche, qui me sauvent la mise sur ce coup là. Ça passe, mais je sens que je ne maîtrise pas tout et je me fais sérieusement remuer. Banzai se lance après moi, avec un peu moins de réussite malheureusement, et nous gratifie du spectacle d’une belle gamelle. Son épaule gauche risque de s’en rappeler quelques temps, par contre… Mon pneu arrière ne s’en remettra pas non plus, et je suis obligé de mettre une chambre à air pour repartir.

    La suite de la spéciale est bien engagée aussi et nous amène au départ de « Mézeilles via la Miellerie » : du flow et du flow dans la caillasse qui provoquera le décès prématuré de la chambre à air que je viens de mettre dans mon pneu arrière… Je commence à comprendre qu’il va falloir un peu augmenter la pression de gonflage… Heureusement Sylvain est là pour me dépanner avec une nouvelle chambre à air. Soucieux d’imiter son président, Jérôme finit également la spéciale par une crevaison.

    Pause déjeuner tardive au gîte (déjà 15h00… ) et nous repartons non moins tardivement vers les spéciales de l’après midi (17h00 ???). Nous changeos de versant et après une longue montée chaotique, nous arrivons à la chapelle Saint Martin du Froid, point culminant de la journée à un peu plus de 1000 m d'altitude. Le paysage est somptueux et nous en profitons pour une pause photo, où, subjugués par le spectacle grandiose que nous offre la nature, nous oublions de regarder l'objectif.

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    Nous voyons en contre bas le col de Bardou qui nous attend pour la prochaine spéciale . Mais avant d’en arriver là, la première partie de la descente et très physique sur la voie romaine : ça tabasse sévère et il faut rester concentré. Nouvelle crevaison pour Jérôme dès le début et nous en avons vite plein les bras et les mains : manque d’entrainement sans doute…

    Nous enchainons par la Bardou que nous avions faite en 2017 en montant depuis les gorges d’Heric. Toujours aussi fun, comme dans nos souvenirs, une classique incontournable.

    Au total sur ces deux spéciales, un joli run de 900 de D-.

    Malgré l’heure tardive… Luc et son Land nous remontent une dernière fois pour la spéciale de Mézeilles : magnifique sentier très ludique. Encore un must avec un début engagé sous la ligne électrique et avec une fin toute en flow qui sera malheureusement interrompue par la crevaison de Guillaume et un problème de dérailleur pour Baptiste mais aussi la disparition de Sylvain… que nous finirons heureusement par réussir à joindre au téléphone. Crevaison également sauf que nous ne l’avons pas entendu quand il l’a crié et que nous l’avons lâchement abandonné plus haut sur la trace… et que sa chambre à air en 29 est dans mon pneu arrière… Heureusement, il roule en mulet et dispose aussi d’une chambre en 27.5 qu’il monte sur sa roue avant en 29 et il finit par nous rejoindre.

    Depuis Mézeilles, la route par le col du Bac et un dernier petit bout de sentier nous ramènent directement au gîte où il ne nous reste plus qu’à préparer l’apéro et les grillades.

    Une journée magnifique mais éprouvante pour le matériel et il est temps de reposer les machines et les hommes.

    11 bonhommes dans un gîte, on pourrait penser que ça va être le bazar en 5 min, mais que nenni, une organisation militaire se met en place, certains à la douche, d'autres à la préparation de l'apéro, des grillades, si bien qu il ne faut pas longtemps pour se retrouver tous à trinquer aux 50 ans de ce cher Jérôme qui vient de vivre son premier Caroux en xc !! Vous avez bien lu. Quel guerrier !!

    Son punch, un régal ... on enchaîne le repas, puis le gâteau, quelques bougies pour l'occasion, encore quelques punchs pour finir la soirée  et c'est naturellement que tout le monde ne se fait pas prier pour aller se reposer car la nuit va être courte et la journée du lendemain bien rude.

    Vous pourrez retrouver la suite  de nos aventures dans le Caroux avec le pochain CR consacré à la journée du dimanche.

    Marc avec l'aimable et précieuse contribution de Fabrice et Julien. En bref, le bureau quoi.

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